Par quoi doit être introduite une proposition subordonnée interrogative indirecte ?
Question d'origine :
Puisqu'on peut lire dans la "grande" presse des horreurs telles que «Elle n’avait aucune idée de comment enseigner sa langue" (Le Figaro, 30.11.25, article "Ioannis Ikonomou, traducteur à la Commission européenne, parle 32 langues"), ma question est la suivante: La règle grammaticale selon laquelle une proposition subordonnée interrogative indirecte ("Il se demande si elle viendra") ne doit pas être introduite par une préposition est-elle une règle absolue ou faut-il la passer par pertes et profits pour que le français se rapproche encore davantage de cette langue-tsunami qu'est devenu l'anglais (langue dont la dangereuse hégémonie est d'ailleurs soulignée dans l'article sus-cité)?
Réponse du Guichet
La proposition interrogative indirecte est une proposition subordonnée introduite par un mot interrogatif et qui dépend d'un verbe principal exprimant une interrogation implicite ou explicite.
Bonjour,
Voici ce que l'on trouve dans les grammaires au chapitre de la Proposition subordonnée interrogative indirecte :
La proposition interrogative indirecte dépend d'un verbe exprimant l'interrogation (demander ...) ou impliquant une question (savoir, faire connaître, dire, ignorer, chercher, voir ...).
- Elle est toujours introduite par un mot interrogatif :
- pronom interrogatif : qui, ce qui, ce que, quoi, lequel ...
- adjectif interrogatif : quel
- adverbe interrogatif : pourquoi, où, si [remplaçant est-ce que ...?], quand, comment, combien...
- Elle ne comporte ni l'inversion, ni le redoublement du sujet, ni le point d'interrogation de l'interrogation directe.
- Elle est essentiellement complément d'objet du verbe dont elle dépend.
Les prépositions (à, après, avant, avec, ..., de, depuis, dès, ..., hors, jusque, malgré, ..., parmi, pendant, pour, sans, sauf, ...) ne font effectivement pas partie de la liste des mots introduisant la proposition subordonnée. La préposition introduit un mot ou un groupe de mot qui a la fonction de complément. Ex : Il a agi avec prudence.
Dans votre exemple, de fait partie de la locution N'avoir aucune idée de quelque chose.
Sources : Grammaire alphabétique / dir. Alain Bentolila ; Le bon usage / M. Grevisse
Bonne fin de journée.
Le boom des retraductions