Les graines de gigerine d'un très joli rouge sont elles comestibles ?
Question d'origine :
Bonjour,
J'ai fait pour la première fois de la confiture de gigerine (c'est très bon); les graines d'un très joli rouge sont elles comestibles? (par exemple torréfiées comme on le fait avec des graines de courge).
Merci de votre réponse
Réponse du Guichet
La gigérine ou "pastèque verte à graines rouges", "pastèque à confiture", "citre à confire", "courge barbarine" est une variété très ancienne consommée en confiture, notamment en Vendée et dans le sud de la France où elle a été introduite au XVIe siècle, via l'Espagne. En Afrique australe dont elle est originaire, elle est connue sous les noms de tsamma ou makataan.
Les graines d'apparence rouge, rose ou brûne, sont riches en nutriments (vitamines, minéraux, riboflavine, protéines, fibres) et comestibles après avoir été bien séchées. Elles peuvent être rôties, grillées comme sur le modèle des graines de courge, ou moulues en farine pour faire du pain. Les recettes de graines de courge pourront vous inspirer.
Les peuples San dépendent des tsammas lors de leurs expéditions de chasse et pendant toute la saison sèche, pour l'apport d'eau de ses fruits et la richesse nutritive de ses graines qui permettent également d'obtenir une huile riche utilisée en cuisine et pour les soins de la peau.
Bonjour,
Vous vous demandez si les graines de gigérine sont comestibles.
La pastèque verte à graines rouges à confire, Citrullus lanatus, est une variété très ancienne consommée en confiture, notamment en Vendée et dans le sud de la France. Aussi appelée “Gigérine” et “Citre à confire”, cette pastèque fut introduite dans l’ouvrage Les Plantes Potagères de Vilmorin-Andrieux de 1883. Cette variété de mi-saison fournit des fruits vert clair panachés de bandes grisâtres marbrées de vert et sphériques, de 30 à 40 cm de diamètre, à la chair blanc verdâtre, juteuse et sucrée et aux graines roses ou rouges.
Source : Pastèque À Confiture à Graines Rouges (Association Kokopelli)
Originaire d'Afrique australe, la gigérine, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Cucurbitaceae. C’est une plante herbacée portant également les noms vulgaires de "courge barbarine", "pastèque à confiture" ou "pastèque banche". En Afrique australe, elle est connue sous le nom de tsamma, vocable venant du khoïkhoï, ou sous le nom de makataan, dans la langue tswana, pour une variété aux fruits plus gros.
Le Magazine en ligne Détente Jardin a publié le 5 sept. 2024 l'article "Citre : cultiver et déguster cette pastèque à cuire" qui présente ainsi cette plante :
La (ou le) citre ou Citrullus amarus Schrad. est une cucurbitacée, sans pour autant être une courge. Originaire d'Afrique australe où elle est nommée "tsamma" (Botswana, Namibie, Lesotho...). Cette espèce, cousine de la pastèque (Citrullus lanatus), qui affectionne les rives des cours d'eau, a été décrite en 1836 par le botaniste allemand Heinrich Adolf Schrader. Elle s'est naturalisée dans la vallée du Nil, dans le sud des États-Unis (Floride, Texas, Arizona...) et au Mexique. Elle a été introduite dans notre pays au XVIe siècle via l'Espagne. Son besoin de chaleur a cantonné sa culture au sud de la France, notamment en Provence et en Languedoc-Roussillon.
Dès 1605, Olivier de Serres mentionne cette plante dans son ouvrage Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs (disponible sur Gallica) pour évoquer l’usage médicinal de ses graines :
« Le citre est une autre espèce de citrouille qu’on esleue [élève, cultive], principalement pour la graine, servant en médecine, sa chair pour viande aux pourceaux, autre esperance n’en ayant. Elle est noire,& pour la grossesse de son naturel, facile à eslever »
Source : Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs / Serres, Olivier de (1539-1619)
Qu'en est-il donc de la comestibilité des graines ?
Les graines de gigérine, à l'apparence rouge, rose ou brune, sont comestibles, après les avoir bien nettoyées et séchées :
Les graines plates et brunes ont une valeur nutritive bien plus élevée que la chair et ont un bon goût de noisette. Elles sont riches en vitamine C, minéraux, lipides, amidon et de riboflavine. Elles peuvent être séchées, rôties et consommées telles quelles ou moulues en farine pour faire du pain.
(Source : Mienkie Welman, National Herbarium, Pretoria December 2011, PlantZafrica.com, « Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai, tsamma melon»)
Source : Wikipédia
L'article du magazine en ligne Détente Jardin pose la question "Peut-on manger les graines de gigérine" ?
Les graines plates et brunes de la citre sont comestibles. Elles peuvent être consommées grillées comme les graines des courges ou transformées en farine.
Voici des idées de recettes pour cuisiner vos graines de gigérine sur le modèle des graines de courge grillées :
Graines de courge grillées aux épices (Au fil du thym, 15 oct. 2023)
Comment faire griller des graines de courge au four (Papilles & PupillesBlog culinaire qui fait voyager)
Rien ne se perd – Graines de courge grillées (Lutsubo, cuisine végétale d'un peu partout)
Ces ouvrages, issus de nos collections, pourraient également vous inspirer :
Cueillir et cuisiner fleurs, fruits et graines sauvages [Livre] : recettes, conseils et confidences / Mireille Sicard, 2015
Amandes, noix, graines & Cie [Livre] : de fantastiques atouts santé ! / Claude Aubert et Geneviève Maubon ; photographies de Delphine Paslin, 2020
Céréales gourmandes [Livre] : 20 graines et céréales classiques ou insolites pour varier les plaisirs / Amy Ruth Finegold ; photographies de Clare Winfield, 2018
Le livre marabout pour bien cuisiner les graines, céréales & légumes secs [Livre] / Molly Brown ; photographies de Deirdre Rooney, 2012
Les San (ensemble de peuples autochtones d'Afrique australe) utilisent l’apport d’eau fournie par les gigérines (nommées tsamma) mais également leurs graines très nourrissantes, riches en protéines, fibres, vitamines et minéraux. Ces dernières peuvent être séchées ou grillées et consommées entières ou moulues en farine. Elles permettent également d'obtenir une huile riche utilisée en cuisine et pour les soins de la peau.
La fondation Slow Food for Biodiversity, en fait mention dans l'article suivant :
The tsamma is a melon from the Kalahari Desert of southern Africa. Taxonomists disagree over how exactly to classify the tsamma at the subspecies or variety level, but agree that it belongs to the same species as the watermelon, Citrullus lanatus— indeed, the watermelon is thought to have been domesticated in southern Africa, and the tsamma is also known as the wild watermelon. (In Namibia, tsamma refers to Citrullus ecirrhosus.)
Tsamma melons are 10-20 centimeters in diameter and just over 1 kilogram when they grow wild, and larger when cultivated. They resemble small watermelons from the outside, but their flesh is pale greenish yellow or white. They are mildly sweet or bitter, though not particularly flavorful in either case. Bitter tsamma melons are usually discarded, as they can cause poisoning in humans.
Because tsamma melons are about 90% water, they are a vital resource for desert-dwelling animals (both wild and domestic) and peoples. The San peoples, who traditionally forage for much of their food, rely on tsamma during hunting trips and throughout the dry season. It is said that a person can survive for six weeks on nothing but tsamma.
Whole tsamma melons store relatively well, and can be cut into pieces and dried to extend their shelf life even further. The dried flesh is cooked in stews and porridges. Tsamma seeds are dark brown and rich in protein, fiber, vitamins, and minerals. They can be dried or roasted and eaten whole or ground into flour, and they yield a rich oil that is used in cooking and for skin care.
Traduction Google :[Le tsamma est un melon originaire du désert du Kalahari, en Afrique australe. Les taxonomistes divergent quant à sa classification exacte, que ce soit au niveau de la sous-espèce ou de la variété, mais s'accordent à dire qu'il appartient à la même espèce que la pastèque ( Citrullus lanatus ). En effet, la pastèque aurait été domestiquée en Afrique australe, et le tsamma est également connu sous le nom de pastèque sauvage. (En Namibie, le terme « tsamma » désigne Citrullus ecirrhosus .)
Les melons tsamma mesurent de 10 à 20 centimètres de diamètre et pèsent un peu plus d'un kilogramme à l'état sauvage ; ils sont plus gros en culture. De l'extérieur, ils ressemblent à de petites pastèques, mais leur chair est jaune verdâtre pâle ou blanche. Ils sont légèrement sucrés ou amers, sans être particulièrement savoureux. Les melons tsamma amers sont généralement jetés, car ils peuvent provoquer une intoxication chez l'homme.
Composées à 90 % d'eau, les melons tsamma constituent une ressource vitale pour les animaux (sauvages et domestiques) et les populations du désert. Les San, qui se nourrissent traditionnellement de cueillette, dépendent des tsammas lors de leurs expéditions de chasse et pendant toute la saison sèche. On dit qu'une personne peut survivre six semaines en ne consommant que des tsammas.
Les melons tsamma entiers se conservent relativement bien et peuvent être coupés en morceaux et séchés pour prolonger leur durée de conservation. La chair séchée est utilisée dans les ragoûts et les bouillies. Les graines de tsamma sont brun foncé et riches en protéines, fibres, vitamines et minéraux. Elles peuvent être séchées ou grillées et consommées entières ou moulues en farine. Elles permettent également d'obtenir une huile riche utilisée en cuisine et pour les soins de la peau.]
Source : Tsamma Melon. Ark of taste / Slow Food Fondation for Biodiversity
À ce sujet, vous pouvez lire également la publication suivante : « Peuples autochtones et patrimonialisation de la nature protégée : les San indésirables dans le « Central Kalahari » (Botswana) ? » / Éric Glon et Anderson Chebanne. VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement [En ligne], Hors-série 16, juin 2013
Bonne dégustation !
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