Quel était l'ancien nom de la place de la République ?
Question d'origine :
bonjour, je voudrais plus de précisions sur la place replublique ou les places, actuellement elle trouve dans le prolongement de la rue de la ré, quel etais sont nom avant, et pourqoui certain la citue a la place de la place carnot, merci.
Réponse du Guichet
La place de la République à Lyon a été dénommée ainsi en 1878. Elle fut aussi dénommée place Impériale et place de Lyon.
La place Carnot, autrefois nommée place de la République jusqu'en 1848, d'où la confusion de certains sur son nom, a aussi été dénommée place des Victoires, place Louis-XVIII, place de la Liberté, place Louis-Napoléon, place Napoléon et place Perrache.
Bonjour,
Le fichier des voies de Lyon des archives municipales de Lyon propose deux entrées pour la place de la République mais l'une des deux correspond à la place Carnot lorsq'elle se nommait ainsi. Voici les données sur la place de la République actuelle que vous pouvez vous même consulter en téléchargeant le fichier :
1508 | Place de la République | 2e | Actuelle | Dénommée en 1878. | A été dénommée place Impériale de 1854 à 1871. A été dénommée place de Lyon de 1871 à 1878. | Délibération du Conseil municipal du 13 août 1878 et arrêté préfectoral du 5 séptembre 1878. | Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002) | Nom attribué pendant la Troisième République.
Le site Rues de Lyon donne également son historique :
Sous l'ancien régime, la rue de l'Hôpital reliait la rue du Palais Grillet à la chapelle de l'Hôtel Dieu, elle y croisait la rue Paradis qui venait de la rue Confort et la rue Noire qui allait rue Grolée.
La place Impériale a été aménagée en 1858 pour articuler les deux parties de la nouvelle rue Impériale.
C'est alors qu'elle a pris son allure principale, complétée vers 1900 par l'ouverture de la rue Carnot, vers 1950 par celle de la rue Childebert et vers 2000 par l'aménagement de la fontaine. A cette époque, le sous sol a été fouillé pour y ouvrir le parc de stationnement inauguré en 1993, le livre édité par DARA, Lyon, les dessous de la presqu'ile en détaille l'occupation avec force détails.
- Durant l'occupation allemande des années 1940, l'hôtel Carlton a été réquisitionné pour la commission de contrôle de l'armement.
La place Carnot, dénommée ainsi en 1889 par délibération du Conseil municipal du 15 février 1889, a été dénommée place de la République en 1848, d'après Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario, 2002 et le fichier des voies de Lyon des archives municipales de Lyon :
1509 | Place de la République | 2e | Historique | Dénommée seulement en 1848. | A été dénommée place des Victoires sous le 1er Empire. A été dénommée place Louis-XVIII de 1821 à 1848. A changé de dénomination entre 1848 et 1849 : est devenue la place de la Liberté. A changé de dénomination de 1849 à 1855 : est devenue la place Louis Napoléon. A changé de dénomination de 1855 à 1871 : est devenue la place Napoléon. A changé de dénomination de 1871 à 1889 : est devenue la place Perrache. A changé de dénomination en 1889 : est devenue la place Carnot. | Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002) | Nom attribué au début de la Seconde République.
1415 | Place Carnot Carnot | 2e | Actuelle | Dénommée en 1889. | A été dénommée place des Victoires sous le 1er Empire. A été dénommée place Louis-XVIII de 1821 à 1848. A été dénommée place de la République en 1848. A été dénommée place de la Liberté de 1848 à 1849. A été dénommée place Louis-Napoléon de 1849 à 1855. A été dénommée place Napoléon de 1855 à 1871. A été dénommée place Perrache de 1871 à 1889. | Délibération du Conseil municipal du 15 février 1889. | Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002) | Honore la famille Carnot. Lazare Carnot, né à Nolay en 1753, mort à Magdebourg en 1823. Mathématicien, physicien, général et homme politique. Et ses fils : Nicolas Léonard Sadi Carnot, physicien (1796-1832) et Hippolyte Carnot, homme politique et père du Président (1801-1888).
Les éléments historiques de cette place sur le site Rues de Lyon sont :
Cette place a été longtemps négligée car elle se trouvait aux confins de la ville.
Le marché aux chevaux qui s'y tenait la faisait nommer place de Charabarat.
Une fois aménagée au 19e siècle, nos édiles n’ont eu de cesse de la faire passer par tous les noms jusqu’en 1892. Elle prit d’abord le nom de Louis XVI sous Charles X, puis celui de Louis XVIII, puis de la Liberté, de la République, de Napoléon et Perrache.
Cette place s’ouvrait paraît-il de façon magnifique sur le cours de Verdun avec la façade de la gare de Perrache devant soi, le Rhône à gauche et la Saône à droite, cette perspective a été bouchée en 1976 par l’énorme bloc en béton du centre d’échanges maintes fois remanié depuis.
- Paul Sauzet vivait au 14 place Perrache à son décès le 12 juillet 1876, né à Lyon le 23 mars 1800, il avait été avocat, président de l'assemblée nationale et ministre de la justice.
Au 6, une plaque indique que Marie Dorothée Petit baronne du Bord décédée le 19 janvier 1878 a légué cette maison à la commune de Irigny pour permettre la fondation d'un hospice de vieillards.
En 1955, Jean Toussaint Fieschi, né en 1893 à Petreto en Corse y est mort à son domicile du 7. Il avait été général d'aviation, général en Chine, à Rome avant de venir à Lyon d'en devenir premier adjoint et de créer l'association amitiés corses rue de la Rize.
Bernard Clavel, bien connu pour ses livres où le Rhône tient souvent le premier rôle y a travaillé comme lutteur dans une baraque de foire. Il en a tiré son livre l’hercule sur la place. Moins folklorique mais tout aussi indispensable, pendant neuf ans il y a tamponné des dossiers de sécurité sociale.
De 2001 à 2005, l’université catholique a engagé de grands travaux à l’angle de la rue Plessier pour transformer tout l’îlot et s’installer sur la place à la place de la caserne militaire Bissuel. La caserne tenait son nom de l'architecte, Jean Prosper Bissuel né à Lyon en 1807 où il est mort en 1872 qui l'a construite en 1839. Son neveu Prosper Edouard Bissuel, né à Bruxelles en 1840 est mort à Lyon, 11 place Bellecour le 14 février 1922, il a été aussi architecte, on lui doit le 8 quai Sarrail.
L'hôtel de Nice construit en 1863 a été démoli et remplacé en 2018 par Clément Vergély qui présente le projet.
En 2019 on y a placé un mémorial aux enfants d'Izieu.
En 2021, j'ai vu une plaque à la mémoire du général Paul Arvers, né en 1837, mort en 1910, sur la caserne Bissuel qu'il avait commandé, organisateur des chasseurs alpins, c'est de Lyon que nous partîmes en 1879 pour créer l'alpinisme militaire français.
Vous trouverez également des informations sur l'architecture de ces deux places sur le site Rues de Lyon si cela vous intéresse.
Bonne journée
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