Est-ce par les choix que nous faisons dans notre vie que nous devenons ce que nous sommes ?
Question d'origine :
Est-ce-de par les choix que nous faisons dans notre vie que nous devenons celui ou celle que nous sommes?
Réponse du Guichet
La construction de soi se fait individuellement et socialement. Elle se compose de différents paramètres tels que les objectifs, les valeurs et les croyances et de leur reconnaissance par autrui. Ces paramètres sont le résultat d'une exploration de différentes options durant laquelle des choix sont faits et d'un processus d'engagement dans ces choix qui peut amener à les reconsidérer.
Bonjour,
Vous vous demandez si ce sont les choix que nous faisons qui nous construisent, en d'autres termes, comment se construit-on ?
Erik H. Erikson a été l'un des premiers à théoriser le développement de l'identité dans Adolescence et crise : la quête de l'identité. Cet ouvrage est numérisé et en accès libre sur Internet Archive.
Voici ce qu'écrivent les auteurs et autrices Bosma Harke, Bariaud Françoise et Grand Annie dans leur introduction à l'article Le développement de l’identité à l’adolescence. In: L’Orientation scolaire et professionnelle, volume 23e numéro 3, Septembre 1994. Numéro spécial: l'adolescence. pp. 291-311 :
La plupart des travaux théoriques et empiriques à propos de l’identité à l’adolescence sont basés sur la théorie développementale d’E.H. Erikson (1963, 1968). Dans cette théorie, le développement tout au long de la vie se caractérise en huit stades qui font référence à des changements majeurs. A chacun de ces stades, une conjonction de changements entraîne une crise dans la personnalité en développement ; cette crise peut être considérée comme un tournant : moment de transition à un niveau
Sur supérieur d’intégration de la personnalité ou non. La crise d’identité est la crise « normative » de l’adolescence. A ce stade, le jeune doit parvenir à un « sentiment d’identité » qu’Erikson décrit comme « un sentiment de similitu de-avec-soi-même ( self-sameness ) et de continuité existentielle » (Erikson, 1968, P 17).
« Le sentiment conscient d’avoir une identité personnelle », écrit-il, est fondé sur deux observations simultanées : la perception d’être le même et continu dans le temps et dans l’espace, et la perception que les autres reconnaissent cette similitude et cette continuité » (1968, p. 50). Le sentiment d’identité est le sentiment qu’on est la même et unique personne en dépit des changements du temps et des circonstances, qu’on vit son passé, son présent et son futur comme un tout cohérent et qu’on est reconnu et valorisé par des personnes significatives. Ainsi, le concept d’identité réfère à l’interface entre les processus individuels et sociaux : d’un côté à un sentiment d’individualité - être une personne unique - et de l’autre à un sentiment de relation ( connectedness ») - être lié au contexte social et reconnu par lui ( c’est ce à quoi j’appartiens »). Pour cette raison, Grotevant et Cooper (1986) ont décrit le sentiment d’identité comme un équilibre entre l’individualité et la relation. Selon Erikson, « un sentiment d’identité optimum se vit simplement comme une impression de bien-être psychosocial ; ses concomitants les plus évidents sont le sentiment d’être bien dans son corps, le sentiment de « savoir où on va » et la certitude intérieure qu’on sera reconnu par ceux qui comptent » (Erikson, 1968, p. 165). A l’adolescence, ce sentiment est sérieusement recherché.
L'article de Lumen, Théorie du développement de l'identité, confirme que l'identité se construit de manière individuelle et sociale, ajoutant également qu'elle se forme par un processus d'exploration des options et de choix :
Une identité bien construite se compose d'objectifs, de valeurs et de croyances auxquels une personne adhère. Elle se caractérise par la conscience de la cohérence de soi au fil du temps et la reconnaissance de cette cohérence par autrui (Erikson, 1980). Le processus de construction identitaire est à la fois un phénomène individuel et social (Adams & Marshall, 1996). Une grande partie de ce processus se déroule durant l'adolescence, période où le développement cognitif permet à l'individu d'élaborer une « théorie de soi » (Elkind, 1998) à partir de son exposition à des modèles et à différentes identités (Erikson, 1980). Erikson (1968) considérait cette période de développement comme une « crise d'identité », un tournant crucial où l'individu doit évoluer d'une manière ou d'une autre, menant l'adolescent vers la croissance et la différenciation. L'identité se forme par un processus d'exploration des options et de choix, et par l'engagement envers une option en fonction du résultat de cette exploration. L'absence d'une identité bien construite peut engendrer une confusion identitaire. Les personnes qui en souffrent n'ont pas une idée claire de qui elles sont ni de leur rôle dans la société.
Le développement de l'identité est essentiel à la compréhension de soi et à la participation au sein des systèmes sociaux. Adams et Marshall (1996) ont établi que la formation de l'identité remplit cinq fonctions : structurer et ordonner la connaissance de soi ; assurer la cohérence des croyances, des objectifs et de la connaissance de soi ; garantir la continuité de son histoire et de son avenir ; définir des objectifs et une orientation ; et exercer un contrôle personnel sur ses choix et leurs conséquences.
Dans S’orienter, une tâche essentielle du développement de l’identité à l’adolescence, Valérie GRUMETZ, IEN-IO – Académie de Rennes Formation des référents BRIO – Mars 2021, revient aussi sur le développement de l'identité :
... le développement de l’identité est une tâche majeure de l’adolescence, qui a été théorisée par Erik Erikson dans les années 60. L’idée est la suivante : du fait des changements internes et externes à l’adolescence, les identifications de l’enfance ne conviennent plus et l’adolescent va devoir former activement son identité pour devenir autonome, c'est-à-dire établir consciemment la synthèse entre ce qu’il est (ses intérêts, ses valeurs, ses capacités), et les opportunités sociétales, dans un contexte beaucoup plus large que celui de l’enfance. Précisons que dans ce contexte, les attentes sociales sont aussi plus fortes ; on attend du jeune qu’il s’engage progressivement dans des rôles adultes et parvienne peu à peu à décider ce qu’il veut pour lui, qu’il choisisse des buts et s’engage dans des choix et des rôles. Cette tâche de formation de l’identité se poursuit dans l’âge jeune adulte, du fait de l’allongement des études, des difficultés à trouver un emploi, de l’incertitude et de l’instabilité du monde.
Nous ne définirons pas ici l’identité, sachant qu’elle a différentes facettes (ethnique, sexuelle, religieuse, sociale) et que nous centrons notre propos au domaine scolaire et professionnel.
L’identité se construit dans les interactions continuelles entre un individu (ses valeurs, ses goûts, ses intérêts, ses désirs et aspirations, son estime de soi, sa confiance en soi) et son environnement socio-culturel (les autres personnes, les opportunités proposées, les attentes sociales, voire les injonctions à faire des choix). Par conséquent, l’identité ne consiste pas en un contenu à connaître et à clarifier qui serait déjà en soi, mais plutôt en une base, une organisation qui doit se construire et dont la construction ne peut être tenue pour acquise. [...]
1.2. Deux processus centraux : l’exploration et l’engagement
Erikson introduit deux processus dans le développement de l’identité : l’exploration et l’engagement.
Aujourd’hui encore, les recherches considèrent ces deux processus comme centraux dans le développement identitaire des adolescents et des jeunes adultes de façon générale, [...].
L’exploration fait référence à un processus de recherche de différentes alternatives pour soi dans un domaine de vie, ici par exemple, les études ou la profession. Autrement dit, on peut la définir comme un comportement de résolution de problème visant à construire de l’information à propos de soi ou de son environnement de façon à prendre une décision concernant des choix de vie importants.
Dans le champ de l’orientation, l’exploration renvoie donc à un processus de recherche d’informations sur des métiers inconnus par exemple, ou sur les filières d’études pouvant mener à des métiers souhaités, ou à une réflexion sur ses points forts ou sur des stratégies de réussite dans une formation visée, ou encore à une recherche de rencontres ou d’expériences inédites pour mieux identifier ses aspirations, ses intérêts.
L’engagement correspond à l’adhésion à un ensemble spécifique de valeurs, de buts, de croyances. Il s’agit en fait d’une certaine prise de position face aux possibilités explorées, qui permet la sélection d’une alternative et qui permet d’agir. L’engagement réfère donc à un positionnement personnel relevant du processus d’individuation et conduisant à la formulation de choix dans des domaines de vie significatifs.
Dans le domaine de l’orientation, le processus d’engagement peut se traduire par le sentiment qu’un des choix possibles correspond bien à ses valeurs ou par la certitude que les choix en cours vont convenir, mais aussi par des doutes ou des interrogations sur des choix faits ou à faire, voire des inquiétudes sur sa capacité à faire les bons choix pour soi. En résumé, le processus d’engagement correspond non seulement au fait de faire des choix mais aussi à la force ou la flexibilité de ces choix.
Le rôle premier de l’exploration est de faciliter la formation des engagements puis le maintien d’un engagement actuel ou la reconsidération de cet engagement. Les engagements se forment à travers l’exploration d’alternatives. Dans le domaine de l’orientation, l’exploration de soi et du monde professionnel permet de s’engager, c’est-à-dire de spécifier des choix professionnels donc des valeurs et intérêts professionnels.
[...]
Dans la continuité d’Erikson, plus de 50 ans de travaux théoriques et empiriques ont été menés sur ces deux processus : comment les mesurer (en termes de quantité pour l’exploration, de force pour l’engagement) ? Comment s’articulent-ils l’un à l’autre, se combinent-ils pour former l’identité ? Comment cette dynamique évolue-t-elle dans le temps de l’adolescence et du jeune âge adulte ?
1.3. Caractérisation des processus
Les recherches empiriques ont montré la relative indépendance des deux processus et la possibilité de mesurer chacun d’entre eux sur un continuum du plus faible au plus élevé à partir d’entretiens et de questionnaires.
De façon opérationnelle, voici comment on pourrait caractériser une exploration élevée ou faible, un engagement élevé ou faible (voir schéma).
L’exploration peut se traduire par des activités de recherche d’informations plus ou moins intenses sur les métiers et les formations, des dialogues et des rencontres avec d’autres, mais aussi par une réflexion sur soi, une comparaison avec les autres, une interrogation sur le regard des autres sur soi, ou encore un intérêt fort ou faible pour le domaine de l’orientation.
De la même façon, l’engagement peut se traduire par des comportements d’argumentation plus ou moins affirmés, de prise de décision, mais aussi des pensées ou des sentiments de satisfaction, de certitude, de bien-être par rapport à son orientation actuelle ou à venir.
1.4. Quatre positions identitaires
Les recherches ont permis d’établir que la combinaison de l’exploration et de l’engagement donnait lieu à quatre positions identitaires possibles (dits « statuts d’identité »), dont il sera intéressant d’examiner les retentissements possibles en termes d’ajustement psychosocial, c’est-à-dire d’adaptation sociale, de réponse aux attentes scolaires, d’estime de soi, de bien-être.
La diffusion identitaire est associée à une absence d’exploration et d’engagement. On pourrait aussi parler d’identité vague ou confuse. Autrement dit, les adolescents en diffusion se caractérisent par l’absence d’un ensemble cohérent de valeurs personnelles et par une absence ou un faible degré d’exploration. Ils se laissent porter par le courant en quelque sorte et de manière parfois très insouciante, c’est-à-dire sans retentissement négatif, ou à l’inverse, il arrive que ce comportement génère de l’inquiétude et s’accompagne d’une estime de soi faible, voire de symptômes dépressifs.
Dans le domaine de l’orientation, cette question du retentissement interroge la nature de l’accompagnement qui ne sera sans doute pas le même selon que l’absence d’exploration et d’engagement quant aux choix d’orientation a des effets ou non sur le comportement, le bien-être et les résultats scolaires. L’accompagnement devra sans doute être plus soutenu et individualisé lorsqu’il y a des retentissements psychosociaux négatifs.
La forclusion identitaire réfère à un état d’engagement vis-à-vis d’un but sans qu’il y ait eu d’exploration préalable, l’adolescent reprenant généralement le discours parental. Il adopte des valeurs en bloc, mais sans les avoir assimilées lui-même par une période d’exploration. Il est en train de devenir ce que d’autres ont souhaité et préparé pour lui, d’où la notion d’identité assignée ou prescrite. Ce positionnement identitaire s’accompagne souvent d’un bon ajustement psychosocial à court terme.
Dans le domaine de l’orientation, cela peut rendre l’accompagnement délicat car le jeune peut ne pas voir l’intérêt d’explorer d’autres alternatives. Et pourtant, le retentissement négatif peut éventuellement survenir plus tard, lorsque par exemple le jeune se rend compte, au terme de ses études supérieures, que la voie suivie n’est pas la sienne.
Le moratoire identitaire correspond à un état d’exploration pouvant être intense avec une quête d’engagements encore vagues. Il s’agit d’une position identitaire assez fréquente à l’adolescence lorsque le jeune fait des tests, expérimente, joue des rôles mais sans vouloir s’engager dans un choix personnel. Cette position, caractérisée par l’incertitude et la suspension, peut être considérée comme une étape dans le développement de l’identité, pouvant déboucher sur la définition de valeurs et de choix personnels.
La réalisation identitaire est la position la plus mature, celle d’une personne qui n’est plus en quête identitaire car elle a défini les éléments identitaires auxquels elle adhère. Cette position se traduit par un engagement personnel important dans des valeurs et buts suite à l’exploration de soi et du monde. Ce positionnement garantit une bonne intégration dans la société à un niveau psychosocial et un sentiment de bien-être et de confiance à un niveau individuel.
Dans le domaine de l’orientation, la réalisation identitaire signifie une adhésion réfléchie aux choix d’orientation et caractérise des personnes capables d’articuler les raisons de leurs choix et de décrire comment elles ont élaboré leurs choix de formation ou de profession, en cohérence avec leurs valeurs et leurs buts.
Les 8 stades du développement psychosocial sont nommés et décrits sur Wikipédia :
- Espoir : Confiance contre Méfiance (0–1½ an)
- Volonté : Autonomie contre Honte et Doute (1½–3 ans)
- Conviction : Initiative contre Culpabilité (3–5 ans)
- Compétence : Productivité contre Sentiment d'Infériorité (5–12 ans)
- Adolescent: Identité contre diffusion identitaire (12–18 ans)
- Amour : Intimité contre Soucis exclusif de soi (18–40 ans)
- Attention : Générativité contre Stagnation (40–65 ans)
- Sagesse : Intégrité personnelle contre Désespoir (> 65 ans)
Lire l'article de Wikipédia pour les descriptions.
Un autre manière d'aborder la construction de l'identité est celle de Marc, E. (2016) dans La construction identitaire de l’individu. Dans C. Halpern Identité(s) : L'individu, le groupe, la société (p. 28-36). Éditions Sciences Humaines :
L’identité personnelle, qui peut sembler être une notion simple et évidente, se révèle à l’analyse un phénomène complexe et multidimensionnel.
[...]
L’identité peut se décliner en de multiples composantes : identité pour soi et identité pour autrui ; sentiment de soi (la façon dont on se ressent) ; image de soi (la façon dont on se voit, dont on s’imagine) ; représentation de soi (la façon dont on peut se décrire) ; estime de soi (la façon dont on s’évalue) ; continuité de soi (la façon dont on se sent semblable ou changeant) ; soi intime (celui que l’on est intérieurement)/soi social (celui que l’on montre aux autres) ; soi idéal (celui que l’on voudrait être)/soi vécu (celui que l’on se ressent être)……
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