Avant l'invention du rucher à rayons, fallait il détruire la colonie pour récolter le miel ?
Question d'origine :
Bonjour,
Je m'intéresse à la question des ruchers antiques et à la récolte de miel. Est-il vrai qu'avant l'invention du rucher à rayon (milieu 19e siècle) il fallait détruire la colonie afin de pouvoir récolter le miel ?
Je vous remercie infiniment pour l'attention que vous porterez à ma question.
Bien cordialement 🐝🍯
Réponse du Guichet
Dès l'antiquité, on voit se superposer des pratiques apicoles différentes (ruches-troncs disposées verticalement ou horizontalement, ruches-tunnels ou encore ruches tressées), avant l'apparition de la ruche à cadre mobile du XIXe siècle et ainsi de l'apiculture moderne.
L'enfumage neutralisant les abeilles sans les tuer remonte à la préhistoire et l'usage de cette méthode par les Antiques, au vu des descriptions de Columelle, semblait alors fort répandu. Pourtant les récoltes par noyade, asphyxie ou étouffement étaient répandues en Europe médiévale et moderne, comme le dénonce Alexandre de Montfort en 1646.
Pour les ruches fixes, la récolte totale, contrairement à la récolte partielle, impliquait le transvasement (dans ce cas, la colonie transvasée, faute de pouvoir reconstituer ses réserves, ne survit pas à l’hiver) ou la mise à mort de la colonie surtout utilisée par les marchands de miel et de cire, bien que condamnée par les agronomes de l'époque.
Bonjour,
Vous vous intéresser à la question des ruches antiques et vous demandez si avant le XIXe siècle, les apiculteurs détruisaient la colonie afin de pouvoir récolter le miel.
On peut définir l'apiculture comme l'art d'élever les abeilles en vue, principalement, de la récolte du miel et de la cire. D'autres produits, comme la gelée royale et la propolis, sont aussi exploités [...] L'apiculteur fournit à la colonie un logement approprié : la ruche. Les ruches regroupées dans un même endroit constituent le rucher. (Source : Minh-Hà PHAM-DELÈGUE. APICULTURE [en ligne]. In Encyclopædia Universalis).
Avant la naissance de l'apiculture
L'évocation la plus ancienne des rapports entre l'homme et les abeilles est une peinture rupestre du Mésolithique, témoignant de l'existence de "chasseurs de miel" avant l'élevage des abeilles :
Découverte en 1921 dans la grotte de l'Araignée près de Valence (Espagne), et datant d'environ 8000 ans, elle témoigne d'une période où les hommes se contentaient de récolter les gâteaux de miel [au sens de "miel avec morceaux de rayons" (voir le glossaire de Food and Agriculture Organization]. L'Afrique australe et l'Inde ont livré des représentations étonnamment similaires de "ces chasseurs de miel" dont les Gurungs, peuple vivant de nos jours dans les contreforts sud de l'Himalaya, semblent fidèlement perpétuer les gestes. Suspendus à une échelle de corde et uniquement protégés des piqûres de l'Apis dorsata par une cape de laine, c'est à l'aide de perches de bambous que ces "chasseurs" népalais arrachent les gâteaux de mil construit à même le rocher.
Source : La cité des abeilles [Livre] / Bruno Corbara, 1991 (page 52). Vous pouvez consulter ou emprunter ce livre du Silo moderne de la BmL.
Il est même vraisemblable que l’homme a toujours recherché les produits de la ruche. Selon Martine Regert, préhistorienne et chimiste au laboratoire Culture et environnement, Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge1,
« Certains grands singes, comme les chimpanzés, en sont eux aussi très friands, rappelle la chercheuse, et ils n’hésitent pas à utiliser des bâtons pour extraire le miel des ruches sauvages installées dans la forêt, au creux des arbres. »
Source : Des abeilles et des hommes (CNRS le Journal, 21 janv. 2019)
L'apparition de l'apiculture
Sans qu'il soit possible de reconstituer sa genèse, l'apiculture fait sa première apparition dans l'Egypte ancienne :
Les premières scènes connues datent de l'Ancien Empire : elles ornent le temple du roi Ne-ouser-rê à Abou-Gourab (2400 ans av. J.-C.). Un rucher formé de poteries superposées et des scènes décrivant l'extraction et la conservation du miel y sont le témoignage d'une apiculture florissante.
Source : La cité des abeilles [Livre] / Bruno Corbara, 1991 (page 52-53).
Évolution des ruches
Loin d'être linéaire, la forme des ruches, dont on peut retracer les grandes tendances, varie considérablement, au gré des matériaux disponibles et de l'ingéniosité des constructeurs. Dès l'antiquité, on voit se se superposer des pratiques apicoles différentes (ruches-troncs disposées verticalement ou horizontalement, ruches-tunnels ou encore ruches tressées) :
Le premier éleveur d'abeilles s'est sans doute contenté de prélever le insectes mellifères avec leur abri naturel : ainsi sont nées les premières "ruches-troncs", formées de la partie sciée d'un arbre creux. Plus tard, l'apiculteur saura capturer lui-même un essaim et l'installer dans des ruches verticales copiées sur ce modèle naturel en utilisant un tronc d'arbre creusé ou une écorce de chêne-liège. [...] D'aucuns, utilisant également des troncs d'arbres, disposeront ces derniers horizontalement. la version dérivée en planches, encore appelée ruche-tunnel, est employée depuis l'Antiquité. Pline l'Ancien en décrit une forme munie d'un dispositif ingénieux permettant d'agrandir progressivement la zone occupée par les abeilles. [...] Les ruches tressées, bien plus légères, seraient une invention des peuples nomades. Leur existence est attestée depuis l'Antiquité, du moins pour ce qui concerne les modèles en baguette ou en éclipses. [...] Les ruches en paille tressée feront une apparition plus tardive. [...] Le premier témoignage relatant leur utilisation remonte à une ordonnance de Charlemangne datée de 799, le Capitulaire de Villis.
Source : La cité des abeilles [Livre] / Bruno Corbara, 1991 (page 55-60).
L'invention du dispositif de la "hausse" dont les premières mentions remontent au XIIIe siècle, fut un véritable progrès pour les abeilles et les apiculteurs : le couvain restant dans la partie inférieure, l'apiculteur, en retirant la hausse, peut s'approprier le miel sans occasionner de dommages à la colonie.
L'apiculture moderne naît avec la ruche à cadre mobile, mis au point en 1814 par Debeauvoys : lire le Guide de l'apiculteur [Livre] / par M. Debeauvoys. Consulter en ligne sur Google Book.
Quid de la vendange du miel ?
Soulignons qu’avant l’invention des ruches à cadres mobiles au milieu du XIXe siècle en Europe, la récolte de miel s’accompagnait souvent de la mise à mort des colonies :
S’agissant de l’élevage des abeilles, de leur domestication, même si le terme est sujet à débat – nous l’aborderons dans le paragraphe suivant –, il faut garder en mémoire qu’avant l’invention des ruches à cadres mobiles au milieu du XIXe siècle en Europe, la récolte de miel s’accompagnait de la mise à mort des colonies1 (Marchenay 1979). Aujourd’hui, si le miel est toujours la motivation principale (Crittenden 2011), un nouveau rapport à l’insecte promeut une apiculture récréative, une contemplation du vivant qui se défend d’une volonté de récolter le miel (Alonso et al. 2021, Maciejovsky et al. 2023, Ellis 2022).
Source : Samuel Perichon, « L’abeille mellifère (Apis mellifera unicolor) à Mayotte », Revue d’ethnoécologie [En ligne], 25 | 2024, mis en ligne le 30 juin 2024.
Pourtant, l'enfumage neutralisant les abeilles sans les tuer remonte à la préhistoire et l'usage de cette méthode par les Antiques, au vu des descriptions de Columelle, semblait alors fort répandu :
L'enfumage, en particulier, qui neutralise en grande partie les abeilles sans les tuer, est une technique permettant d'intervenir en douceur. Elle remonte aux temps préhistoriques comme en témoignent certaines peintures rupestres figurant des chasseurs de miel munis de torches.
L'enfumoir utilisé par les Antiques, au vu des descriptions de Columelle dans son De rustica (42 apr. J.-C.), a depuis lors bien peu évolué dans son principe. Son usage semblait alors fort répandu et Virgile l'évoque dans les deux vers suivants des Géorgiques : "Enfin veux-tu ravir leur nectar écumant, devant leur magasin porte un linge fumant". [...] Au XVIIe siècle, le Traité des mouches à miel, rédigé par un auteur resté anonyme, décrit le camail alors en usage [...].
Source : La cité des abeilles [Livre] / Bruno Corbara, 1991 (page 65-67).
Aristote dans Histoire des animaux (Livre IX), disponible sur Google Books, évoque la manière dont les apiculteurs doivent laisser une part de miel aux abeilles suffisante afin qu'elles ne meurent pas de faim en hiver, mais pas non plus trop importante, pour ne pas les rendre "paresseuses" :
Aristote évoque aussi la technique de l'enfumage pratiquée dans l'Antiquité qui faisait fuire les abeilles vers l'avant de la ruche, permettant à l'apiculteur de découper partiellement les rayons de miel situés à l'arrière, sans toucher au cœur de la colonie :
Source : Histoire des animaux (Livre IX), disponible sur Google Books.
Alors que des solutions alternatives existaient depuis l'Antiquité et que deux siècles avant notre ère, un texte d'Ulpien prévoyait de réprimer quiconque aurait "au moyen de la fumée, mis en fuite ou tué" des abeilles, il est vrai que les récoltes par étouffement ou noyade existaient en Europe médiévale et moderne :
Alexandre de Montfort, dans Le Portrait de la mouche à miel paru en 1646, énumère les diverses techniques utilisées à son époque, au cours de ce qu'il appelle "la vendange du miel". Après avoir cité celles consistant à "prendre des rayons ce qu'on juge n'être nécessaire à l'entretien des abeilles", il fustige ceux qui "d'une façon plus stupide, rompent tous les rayons qu'ils font tomber dans une cuvette, ayant premièrement étouffé les abeilles avec une fumée de souffre ou de foin, ou de paille, chose [...] encore très intéressable comme de couper l'arbre pour en avoir les fruits". Si de Montfort s'indigne à bon escient de ces pratiques, la justice s'en est également souciée tout au long de l'Histoire. Deux siècles avant notre ère, un texte d'Ulpien extrait du Libro disputatunium prévoyait de réprimer quiconque aurait "au moyen de la fumée, mis en fuite ou tué" des abeilles. Plus près de nous, le code civil français punit également ce délit (loi du 9 novembre 1942).
D'autres méthodes tout aussi barbares et condamnables, telle la noyade, ont été utilisées en d'autres temps et d'autres lieux.
Source : La cité des abeilles [Livre] / Bruno Corbara, 1991 (page 65-67).
L'article académique suivant analyse comment, dans l'Europe médiévale et moderne, la récolte totale pour les ruches fixes implique le transvasement (dans ce cas, la colonie transvasée, faute de pouvoir reconstituer ses réserves, ne survit pas à l’hiver) ou la mise à mort de la colonie (par noyade ou étouffement surtout utilisé par les marchands de miel et de cire) :
La production du miel aux époques médiévale et moderne. Éléments de réflexion pour une "archéologie apicole" / Catherine Mousinho, Archéopages [En ligne], 31 | 2011, mis en ligne le 20 août 2024, consulté le 24 juin 2026 :
Aux époques médiévale et moderne, il existe deux types de récolte pour les ruches fixes indivisibles : la récolte partielle et la récolte totale. La récolte partielle consiste à ne prélever qu’une partie des rayons pour en retirer le miel et la cire. Cette récolte est la plus estimée par les agronomes et la plus représentée en iconographie (Mane, 2006, p. 395-396 ; Mousinho, 2005 et 2008). [...]
La récolte totale est très peu figurée au Moyen Âge et à l’époque moderne. Textes et documents ethnographiques évoquent deux façons de procéder : le transvasement et la mise à mort de la colonie [ill. 4 et 5]. Cette dernière méthode est condamnée par tous les agronomes. Olivier de Serres mentionne la noyade12 (1600, p. 654) alors qu’un siècle plus tard Liger préconise plutôt la mèche de soufre, en précisant que cette technique de récolte est surtout utilisée par les marchands de miel et de cire, en France (1732, p. 433). [...]
On voit dans cet article une Gravure du XVIIIe siècle représentant une récolte totale par transvasement (n° 26 et 27) et commentée ainsi :
[Le transvasement] consiste à chasser la colonie dans un autre contenant. L’avantage est d’obtenir un rendement en miel et en cire tout en sauvegardant la colonie, contrairement à la récolte totale par étouffage ou noyade. Cependant, la colonie transvasée, faute de pouvoir reconstituer ses réserves, ne survit pas à l’hiver. (Liger, 1732, p. 368).
On voit aussi une miniature du XVe siècle représentant des ruches en planches de bois assemblées et des ruches en vannerie clayonnées :
Deux apiculteurs semblent placer une mèche soufrée sous la ruche pour tuer la colonie afin de faire une récolte totale, mais la qualité du miel est gâchée par le soufre et l’apiculteur doit renouveler sa colonie (Oxford, Bodleian, Rawl G 98, f.49v, milieu du XVe siècle).
La Société Centrale d'Apiculture a publié un article en ligne « De l'empirisme à la science apicole : l'évolution des pratiques en apiculture aux XVIIIe et XIXe siècles » mettant en avant des méthodes d’élevage et de culture très rustiques jusqu’au début du XIXe siècle, dans un contexte de besoin important de miel et de cire : les colonies d’abeilles étaient asphyxiées ou étouffées au moyen de mèches soufrées, par la combustion de champignons séchés comme les vesses-de-loup (Lycoperdon perlatum) ou par noyade avant de pouvoir accéder aux rayons de cire contenant le miel :
C’est surtout au XVIIIe siècle que les découvertes sur l’anatomie des insectes s’accélérèrent. Ceci permit de débuter les premières recherches scientifiques sur les abeilles. Dans l’Europe entière, de nombreux savants cherchèrent à mieux comprendre la physiologie de l’abeille domestique et son comportement. [...]
Malgré tous ces progrès scientifiques permettant de mieux connaître leur anatomie et leur vie sociale, les méthodes d’élevage et de culture des abeilles restèrent très rustiques jusqu’au début du XIXe siècle. Les apiculteurs employaient des ruches à rayons fixes le plus souvent d’un seul bloc : paniers de paille ou de petit bois, cylindres en écorce, troncs d’arbres évidés, poteries d’argile, boîtes de toutes formes. Les récoltes du miel et de la cire se pratiquaient selon des procédés très rudimentaires : les colonies d’abeilles étaient asphyxiées ou étouffées au moyen de mèches soufrées, par la combustion de champignons séchés comme les vesses-de-loup (Lycoperdon perlatum) ou par noyade avant de pouvoir accéder aux rayons de cire contenant le miel. Puis ces deux produits étaient séparés par malaxage et pressage, donnant souvent des miels de médiocre qualité. On y retrouvait ainsi de la cire, des restes d’abeilles et d’autres impuretés de la ruche. [...]
Les besoins en cire et en miel étaient importants à cette époque. La cire avait de multiples usages comme l’éclairage (bougies, cierges), l’emploi en pharmacie (crèmes et onguents), la fabrication de l’encaustique, les pains pour cacheter les lettres ou la fixation de plumes en matelasserie. Le miel était employé comme édulcorant et à des fins médicinales. Il fut progressivement concurrencé par l’arrivée du sucre raffiné. Pour souligner l’importance de la cire, rappelons que son prix de vente était alors le double de celui du miel. [...]
La ruche à cadres mobiles a été décrite à la fin du XVIIe siècle. Elle ne sera vraiment exploitée en France que vers la moitié du XIXe siècle par le docteur Charles Paix Debeauvoys (1797 - 1863) et perfectionnée par de nombreux apiculteurs célèbres comme par exemple l’Américain Lorenzo Lorraine Langstroth (1810 - 1895) et son ami le Français Charles Dadant (1817 - 1902). [...]
Paradoxalement, ces innovations n’étaient pas encore connues des petits apiculteurs et il se produisit une certaine désaffection de la population rurale pour la « culture » des abeilles. Ceci était dû pour partie aux techniques dépassées et surtout à l’instabilité politique de l’époque (guerres, blocus…). Il en résulta de moindres productions de cire et de miel avec, comme corollaire, le renchérissement de ces produits. Il fallait donc trouver des moyens pour relancer la culture des abeilles auprès des habitants des campagnes. Le premier objectif était de favoriser l’éducation des possesseurs de ruches dans les différents aspects de leur pratique (conduite et entretien des ruches, amélioration de la qualité des produits afin d’en augmenter le prix…). Il était également nécessaire de supprimer progressivement les méthodes consistant à détruire les colonies d’abeilles pour en récupérer les produits (asphyxie ou étouffage). En outre, l’apiculture devait être reconnue comme une branche de l’industrie agricole à part entière.
Pour aller plus loin avec les collections de la BmL :
Abeilles [Livre] : une histoire intime avec l'humanité / sous la direction de Martine Regert ; préface de Jean-Claude Ameisen, 2019 :
L'abeille nous fascine. Et ce n'est pas sans raisons ! L'abeille, or vif bruissant de merveilles, "si fine et si mortelle", est le seul insecte à entretenir des liens si féconds et intimes avec l'humanité. Les hommes exploitent les produits de la ruche de façon récurrente dès le début du Néolithique. Produisant le nectar des dieux, l'abeille est dotée d'une énergie symbolique positive dans tout l'Occident. Et elle occupe une place essentielle dans les écosystèmes. Par son butinage irremplaçable, elle pollinise et permet la reproduction d'un grand nombre de plantes à fleurs, assurant l'essentiel de la production alimentaire de la planète. Or, aujourd'hui, une énorme menace plane sur la ruche. Victimes de maladies, de parasites, de prédateurs, du changement global... les populations sont décimées. Les causes sont multiples, mais les bouleversements de l'environnement, avec le développement de l'agriculture intensive et l'utilisation massive de pesticides, sont les principaux responsables de ce désastre. Nous redoutons plus que jamais la possible disparition des abeilles. Cet ouvrage collectif, rédigé par des chercheurs du CNRS, de l'Inra et des universitaires, nous dévoile le monde fascinant des abeilles - ce qu'elles ont, ce qu'elles sont et ce qu'elles font -, décrypte les liens qu'elles entretiennent avec la nature et l'humanité, et les dangers qui les guettent et qui nous menacent.
50 idées fausses sur les abeilles [Livre] / Vincent Albouy, Aurélien Ausset, 2025 :
L'abeille mellifère est la plus connue et la plus populaire des abeilles. On imagine rarement qu'il en existe des milliers d'espèces différentes dans le monde. Pour le plus grand plaisir des amateurs de nature et des apiculteurs en herbe, ces 50 fiches illustrées de plus de 100 photos présentent la grande diversité des espèces d'abeilles et leurs conditions de vie, dans la ruche comme en liberté. Ce livre réfute des idées fausses ou des généralités abusives portant notamment sur la concurrence entre abeilles domestiques et abeilles sauvages, la dépendance des plantes à fleurs envers les abeilles et l'organisation sociale des colonies, tout en nous initiant aux moeurs méconnues des bourdons et des abeilles solitaires. Issu de l'expérience d'un praticien croisée avec la vision d'un entomologiste, cet ouvrage apporte également un éclairage instructif sur l'apiculture. (Source éditeur)
L'homme et l'abeille [Livre] / Philippe Marchenay ; préf. du prof. Rémy Chauvin ; photogr. de Claude Huyghens, Françoise Danrigal, 1979 ;
Des abeilles et des hommes [En ligne] :
Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d'une violence et d'une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. Arrivée sur Terre 60 millions d'années avant l'homme, l'Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu'à notre survie. Aujourd'hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes. Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : "Si l'abeille disparaissait du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre."
Et dans le catalogue du Sudoc :
Les abeilles et l'apiculture, 1940-1981 : chronique historique de la zoologie agricole française / Jean Louveaux, 1996. Voir dans quelles bibliothèques trouver ce document.
Au-delà du rapport méticuleux et richement documenté sur les hommes et les structures qui ont jalonné l'histoire de l'apidologie à l'INRA, cette chronique offre un témoignage sur l'évolution des recherches aux multiples facettes suscitées par un objet expérimental d'exception : l'abeille domestique. C'est ainsi qu'aujourd'hui les chercheurs peuvent reconnaître à l'abeille un double statut : celui de modèle d'étude favorable à des recherches générales en neurobiologie ou en génétique et celui d'auxiliaire incontournable pour la production de nombreuses espèces végétales, voire celui d'indicateur biologique (Source : Decitre).
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Bonnes lectures !


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