Je cherche des informations sur une caserne à proximité de Perrache à Lyon
Question d'origine :
bonjour j'aimerai connaitre le nom d'une caserne de Lyon présente d'après les plans municipaux entre 1848 (ou avant) et 1870 1872 à Perrache à proximité de la gare d'eau de Perrache , des abattoirs Delandine et de l'embarcadère de saint Etienne
était ce une caserne militaire et de quelle arme? ou de pompier?ou une annexe?
merci de ce que vous pourrez trouver
Réponse du Guichet
Les textes administratifs de la 1ère moitié du XIXe siècle distinguent le quartier neuf au nord de l´actuel cours de Verdun, et la Presqu´île Perrache au sud où se trouvait la Caserne qui nous intéresse, visible dès 1847 sur les plans de la Ville de Lyon, au niveau du Quai Perrache et des rues Vuillerme et Delandine, près de l'ancienne Gare d'eau.
Les Cartes et plans numérisés des AML permettent de retracer l'évolution de ce bâti de 1847 à 1964 : jusqu'en 1900, le bâtiment de la Caserne est dénommé "Caserne de Perrache" ou "Caserne de Perrache. Ancienne Indiennerie", puis en 1924, ce bâti devient "Société Parisienne des sciures" avant de disparaître au profit du vaste terrain occupé par le marché-gare dès 1961.
Selon l'Index alphabétique des bâtiments lyonnais établi par les AML, le bâti de cette caserne construite en 1779 accueillait l'Ancienne fabrique d'indiennerie, achetée par la Compagnie des terrains de la Presqu'île de Perrache le 12 décembre 1804 puis convertie par la Royauté en caserne en 1806 pour être affectée au logement de la compagnie de Réserve ou des Vétérans formée en 1805. En avril 1914, la caserne du quai Perrache (ex caserne de l'Indiennerie) est démolie, avant que le projet du Marché-Gare inauguré en 1961 ne restructure le sud de la Presqu'île de Lyon.
Bonjour,
Les textes de la 1ère moitié du XIXe siècle distinguent le quartier neuf, au nord de l´actuel cours de Verdun, et la presqu´île Perrache au sud (Source : Inventaire Région Auvergne Rhône-Alpes). La caserne qui nous intéresse se trouvait dans la Presqu'île Perrache au sud, du côté du Rhône.
Ne la confondons donc pas avec le nouvel arsenal construit à Perrache à partir de 1845 au niveau de la rue Bichat :
Après l'incendie de l'arsenal de Lyon situé à l'angle du quai Tilsitt et de la rue Sala au moment du siège de Lyon en 1793, l'arsenal est installé temporairement, dans le couvent Sainte-Claire mitoyen de l'arsenal incendié. En 1827, une ordonnance royale faisant suite au plan de distribution de la presqu'île Perrache acquise par la ville par la loi du 30 mars 1823 donne les directives d'aménagement du quartier. C'est en 1833, que le ministre de la guerre le Maréchal Soult écrit demande au préfet du Rhône de chercher un nouvel emplacement pour l'arsenal. Le commandant Duhamel présente les terrains situés dans la presqu'île de Perrache. Ce nouvel arsenal est donc construit à Perrache à partir de 1845.
En 1915, l'Etat demande au lieutenant colonel Rivet, directeur de l'arsenal appelé l'Atelier de construction de Lyon, une extension de l'arsenal rue Bichat, à l'angle de la rue d'Alger (actuellement rue Claudius Collonge) et du cours Suchet. Ce terrain occupé par l'ancienne usine de plâtre Guiraudet, est acquis par décret du 22 août 1915. Il est d'une superficie de 8742 mètres carrés. Les travaux de construction des ateliers d'usinage, de décapage, de contrôle commencent le 17 août 1915 et sont achevés en octobre 1916. Cet arsenal est complémentaire de celui qui se trouvait au sud de la rue Bichat (juste en face) construit dès 1845 et démoli en 1983 après un incendie en 1980, pour la construction de l'actuelle Gendarmerie.
Le XIXème siècle voit donc le secteur urbain dit Presqu'île Perrache évoluer considérablement avec l'arrivée de la gare d'eau en 1826, dont les dernières traces disparaissent avec la construction du Marché d'intérêt national dit marché de gros ou marché-gare :
En 1770, Antoine-Michel Perrache dresse un projet de comblement des bras abandonnés du fleuve, et prévoit d'y installer une gare d'eau, des moulins et diverses industries. Le projet, plusieurs fois modifié, ralenti autant par les difficultés naturelles que par les soubresauts politiques, est relancé en 1826 par le maire Lacroix-Laval qui projette d'y installer le quartier industriel lyonnais. Un plan orthogonal est tracé prévoyant une zone d'habitat au nord et une zone industrielle au sud, avec une vaste gare d'eau et l'arrivée du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. Ce plan est modifié en 1853 par le raccordement entre les voies ferrées Paris-Lyon et Lyon-Méditerranée qui coupe la presqu'île à la hauteur du cours de Verdun et supprime une grande partie de la gare d'eau. A partir de 1907, le comblement de la gare d'eau entraîne la prolongation du cours Charlemagne et la création d'un vaste terrain occupé par le marché-gare en 1961.
Source : le secteur urbain dit Presqu'île Perrache (Inventaire général du Patrimoine de la région Auvergne Rhône-Alpes).
En dépit des modifications apportées au quartier depuis le milieu du XIXe siècle, l´esprit du plan de distribution de la Presqu'île Perrache de 1826, héritier de celui d´Antoine-Michel Perrache, est encore bien présent :
Une grande partie des édifices publics ou industriels prévus par le plan de distribution ont été créés (marché, église, casernes, moulins...) ; peu d´entre eux sont dans leur situation ou leur état d´origine : la prison Saint-Joseph et la maison directoriale de l´entrepôt des liquides conservent leur parti d´architecture ; des vestiges plus ou moins conséquents des moulins à blé et de l´arsenal étaient encore en place au moment de l'enquête, mais seule une friche industrielle marque l´emplacement de l´usine à gaz ; la place de l'Hippodrome maintient le souvenir de l´ancien champ de courses / champ de manœuvres, tout comme la brasserie Georges perpétue la tradition des anciens établissements de brasseurs (cf. DOSSIER).
Source : Secteur urbain concerté dit Distribution de la presqu'île Perrache.
Une recherche dans les Cartes et plans (vers 1550-1985) des Archives municipales de Lyon (AML) mais également dans les Plans parcellaires de la Ville de Lyon nous permet de retracer l'évolution de cet emplacement de 1847 à 1964 : de 1847 à 1900, le bâtiment de la Caserne (dénommé "Caserne de Perrache" ou "Caserne de Perrache. Ancienne Indiennerie") se trouve sur les plans. En 1924, l'emplacement de la caserne porte l'appellation "Société Parisienne des sciures", puis le plan de 1964 laisse place au marché gros, dit marché-gare.
On devine en effet le bâtiment de la Caserne sur le Plan général des terrains de la presqu'île Perrache de 1847 (Cote : 2S0241b).
Sur le Plan général des terrains de la presqu'île Perrache. Projet d'embarcadère pour le chemin de fer de Paris à Avignon de l'année 1849 (Cote : 2S0242), le bâtiment apparaît sous l'appellation "Caserne de Perrache".
Nous retrouvons le bâtiment de cette caserne dans le Plan de la presqu'île de Perrache. Projet de la gare de Lyon de 1850 (Cote : 3S0707).
Le bâtiment apparaît de nouveau sous l'appellation "Caserne de Perrache" sur le Plan général des terrains de la presqu'île Perrache. Projet de raccordement du chemin de fer de Paris à Avignon à celui de Saint-Etienne, Année 1851 (Cote 2S0242c).
Sur le Plan de la presqu'île de Perrache de 1852 (Cote : 3S014), nous trouvons la surface bâtie de la Caserne au niveau de la Chaussée Perrache près des rues Villerme et Delandine, entre l'îlot 68 et 69, au sud de la Gare d'eau.
Sur le Plan de Lyon et de ses nouveaux quartiers, la Guillotière, les Brotteaux, Saint-Irénée et la Croix-Rousse, Année 1855 (Cote : 2S0509), le bâtiment de la Caserne apparaît clairement.
Sur le Plan topographique de la ville de Lyon et de ses environs. Feuille 1, Année 1863 (Cote : 2S0212_1), le bâtiment de la Caserne appraît toujours au même endroit, situé le long du cours Perrache et du Quai Dauphin.
Il en est de même pour Le Nouveau plan topographique de l'agglomération lyonnaise. Carte des environs de Lyon, Année 1870 (Cote : 2S0588).
On continue à voir cette caserne sur les plans parcellaires de 1875-1876.
Sur le plan parcellaire de 1890, nous avons une indication plus précise : "Caserne de Perrache. Ancienne Indiennerie. Comp. du chemin de fer PLM." On retrouve cette même indication sur le plan parcellaire de 1900, mais sur le plan parcellaire de 1924, l'emplacement de la caserne porte l'appellation "Société Parisienne des sciures", puis le plan de 1964 ne montre plus que le vaste terrain du marché de gros.
Pour y voir plus clair, penchons nous sur l'évolution des noms de voies en consultant Le fichier historique des voies de la ville de Lyon établi par les AML :
Le Quai Dauphin, dénommé ainsi en 1830, entourait la gare d'eau de Perrache, et fut supprimé après 1868 (Source : Délibérations du Conseil municipal du 16 juillet 1830 et du 16 mai 1837. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice, Vanario (2002), 4S/309).
La Chaussée Perrache, dénommée ainsi de 1837 à 1890, a été dénommée Cours Perrache de 1830 à 1837 et a changé de dénomination en 1890 pour devenir le Quai Perrache (Source : Délibération du Conseil municipal du 18 mai 1837. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)). De plus la Chaussée Languedoc est l'ancêtre de la Chaussée Perrache :
Le 1er mai 1766, Antoine-Michel Perrache présente au Consulat un projet de remblai du sud de la presqu´île, sous-tendu par l´établissement d´une chaussée, le long de la rive droite du Rhône, formant la grande route royale du Languedoc et franchissant la Saône par un pont à la hauteur de la Mulatière. [...] A la veille de la Révolution, la chaussée du Languedoc, plantée de peupliers d´Italie et bordée d´un certain nombre d´édifices, est construite jusqu´à la barrière d'octroi (fig. 4).
Source : Quai Perrache, anciennement chaussée Perrache.
La rue Vuillerme (orthographiée Villerme sur les plans et s'écrivant également rue Wuilllerme), dénommé ainsi en 1837, a été dénommée sans suite rue de Bernis en 1830 (Sources : Délibération du Conseil municipal du 18 mai 1937. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)).
La rue Delandine, dénommée ainsi de 1837 à 2018, a été dénommée sans suite rue du Trocadéro en 1830 et a changé de dénomination en 2018 pour devenir rue Antoine-Delandine (Source : Délibération du Conseil municipal du 18 mai 1837. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)).
Ceci étant posé et en utilisant les mots clés fournis par les Plans de Lyon ("ancienne Caserne de Perrache" et "ancienne Indiennerie"), nous trouvons trace de cette ancienne Caserne Perrache au niveau de la Chaussée du Languedoc dans l'instrument de recherche en ligne des AML : LA VILLE BÂTIE. Index alphabétique des bâtiments lyonnais établi par les Archives municipales de Lyon, 2023 :

Ainsi la Caserne de Perrache, située Chaussée du Languedoc (actuel quai Perrache) a été construite en 1779 : l'Ancienne fabrique d'indiennerie achetée par la Compagnie des terrains de la Presqu'île de Perrache le 12 décembre 1804 est devenue caserne en 1806.
Notons qu'une fabrique d'indiennerie désignait un établissement industriel spécialisé dans la production d'indiennes, désignant des étoffes imprimées ou teintes (Source : Dictionnaire de La Langue Française).
La source de cette information est l'ouvrage : Lyon militaire [Livre] : notes et documents pour servir à l'histoire de cette ville depuis son origine jusqu'à nos jours / par Léopold Niepce, ... ; préf. de M. Aimé Vingtrinier, 1897. Consultable en ligne sur Numelyo et sur Gallica.
La notice de la Caserne de Perrache se trouvant p. 590, donne des éléments complémentaires : l'ancienne fabrique achetée par la compagnie des terrains de la presqu’île de Perrache le 12 décembre 1804, fut convertie par la Royauté en caserne en 1806 pour être affectée au logement de la compagnie de Réserve ou des Vétérans, formée le 24 floréal an XIII (1805). Puis, la Ville de Lyon racheta le tènement de l’indiennerie et remblaya un fossé situé derrière la caserne, pour assainir de quartier marécageux. En 1827, la ville se défait de partie du sol de la presqu’île en faveur de la société Seguin, qui y établit une gare d’eau, la caserne restant encore en place.
LA CASERNE DE PERRACHE.
Cette caserne était une ancienne fabrique d’indiennerie, laquelle, étant tombée en déconfiture, fut achetée par la compagnie des terrains de la presqu’île de Perrache, le 12 décembre 1804, au prix de 40 000 francs. Le 30 avril 1806, une loi ayant autorisé le gouvernement à accepter le don que lui avait fait la Ville de la presqu’île, pour y édifier un palais impérial, on convertit l’indiennerie en caserne pour être affectée au logement de la compagnie de Réserve ou des Vétérans, formée le 24 floréal an XIII. Mais la royauté ayant renoncé à la construction de ce palais impérial et au don de la presqu’île, la Ville racheta de la compagnie de Perrache, au prix de 400 000 francs, toute cette vaste surface de terrains, y compris le tènement de l’indiennerie. Pour assainir ce quartier marécageux, la ville consacra, en 1823, 10000 francs dans ce but et remblaya un fossé situé derrière la caserne. En 1827, le 30 octobre, la ville se défait de partie du sol de la presqu’île, en faveur de la société Seguin, laquelle y établit la tête de la ligne du chemin de fer de Saint-Etienne et une gare d’eau. La caserne est restée debout et obstrue la belle chaussée de Perrache ; c’est en vain qu’on demande sa destruction.
Source : La notice de la Caserne de Perrache se trouvant p. 590 sur Gallica. Extrait de Lyon militaire [Livre] : notes et documents pour servir à l'histoire de cette ville depuis son origine jusqu'à nos jours / par Léopold Niepce.
À noter que les compagnies de réserve furent créées par décret impérial du 24 floréal an XIII, afin de maintenir l'ordre, et non plus de constituer une élite :
Formées de militaires retraités et de jeunes gens échappant à la conscription, les compagnies de réserve étaient placées dans chaque département sous l'autorité du préfet, qui en assurait le suivi par le biais d'un conseil d'administration, dont sont conservées les délibérations de l'an XIV à 1814 [4 R 11*-12*]. Elles étaient « particulièrement destinées à fournir la garde des hôtels de préfecture, des archives des départements, des maisons de détention, des dépôts de mendicité, des prisons de police et des prisons criminelles » (décret impérial du 24 floréal an XIII). Ces compagnies sont documentées sur le plan du recrutement (feuilles d'appel et états du contrôle nominatif de 1806 à 1814 [4 R 15-16]) et de l'organisation matérielle (soldes, indemnités de logement, masses affectées au logement, au chauffage, à l'habillage ou pain et à la soupe) [4 R 18-44*]. Les compagnies de réserve ont disparu avec la fin du régime napoléonien.
Source : Garde nationale et autres corps spéciaux (FranceArchives).
La base des AML C'est arrivé à Lyon nous apprend que la caserne est démolie en avril 1914 donc avant l'ouverture du marché de gros ou marché gare de Perrache en 1961 :
En 1938, plusieurs emplacements sont envisagés : les chantiers de la Buire, le marché aux bestiaux de Vaise, les casernes de la Part-Dieu ; enfin, la pointe sud de la presqu'île, à l'emplacement de l'ancienne gare d'eau de Perrache, est retenue. [...] Mais la crise économique de 1930 et la Seconde Guerre mondiale font tomber le projet de transfert dans l'oubli. [...]
Il faut cependant attendre le 6 avril 1951 pour que le Conseil municipal (Edouard Herriot étant maire) adopte un avant-projet, sur une base beaucoup plus large qu'en 1938. Grâce à la déclaration d'utilité publique, le financement est obtenu en 1952 et le 17 janvier 1955, le projet définitif est adopté. [...]
Le 9 mai 1961, le marché ouvre ses portes et obtient le 5 janvier 1966, après cinq années de fonctionnement, son classement comme Marché d'Intérêt national, différé jusque-là du fait d'un désaccord entre la direction du marché et les représentants agricoles. Le marché-gare est le premier du genre construit en France. Lors de l'ouverture du marché, le bureau de poste est une annexe ; il devient bureau de plein exercice le 1er avril 1962 sous le nom de Lyon-Presqu'île. La salle des ventes est terminée en 1963.
Source : Marché d'intérêt national dit marché de gros ou marché-gare.
Pour aller plus loin dans votre recherche sur l'ancienne caserne du quai Perrache, ex caserne de l'Indiennerie, nous vous invitons à consulter les Archives municipales de Lyon, et notamment les références suivantes :
Date : 1794-1902
Présentation du contenu :
CASERNEMENT DES TROUPES DE PASSAGE : - Bâtiments militaires : . états des logements disponibles pour l'hébergement des troupes 1794-1798. Projet de construction d'une nouvelle caserne dans la presqu'île de Perrache 1897-1902 - Caserne des Carmes Déchaussées : renouvellement des baux 1842-1858, administration des locaux 1848-1855.
Date : 1860-1925
Présentation du contenu :
QUAI DE PERRACHE, 2ème arrondissement: - acquisition d'un immeuble: expropriation, démolition de l'immeuble acquis : correspondance, acte de vente, arrêtés, rapport, affiche, état nominatif des propriétaires à exproprier, plans, cahier des charges 1861-1923 - rescindement de la caserne des chasseurs à pied : renseignements, échange de terrains, cession par l'Etat de l'usufruit de la dite caserne, démolition: correspondance, rapports, plans 1885-1914 [...]
À noter que le terme "Chasseurs" est le nom donné à un certain nombre d'unités à cheval et à pied, légères et mobiles, et dont l'origine unique remonte à la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748). (Source : Ministère des Armées).
Vous pouvez aller plus loin avec nos collections, en consultant :
Pourquoi pas Perrache ? [Livre] : catalogue d'exposition 2002-2003 / Archives municipales de Lyon ; rédaction des textes, Myriam Boyer, Delphine Favre ;
De mémoire de presqu'île [Livre] : Perrache XVIIIe-XXe / Françoise Moiroux, 2002 ;
De l'importance militaire de la ville de Lyon [Livre] / par un capitaine d'état-major L. Pellion, 1825 ;
Belles lectures à vous !
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