Pour quelles raisons une mère peut-elle abandonner ses enfants ?
Question d'origine :
Salut ma Bibli chérie,
C’est MOI BOBO !!!! Je me demandais un truc, c‘est pourquoi ma maman m’a abandonnée alors que mon papi (le papa de ma maman qui m’a laissée tomber comme une vieille chaussette) est toujours complètement gaga de moi.
J’ai pensé demander aux IA mais elles sont nulles à faire caca dans sa culotte. C’est soit des réponses de chat qu’à rien compris au monde poupées poupons , soit des réponses de papi/mamie genre la vieille Claude qui se la pète, qui s’y connait rien en poupée.
J’ai donc 2 questions pour toi, ma Bibi :
1) pourquoi ma maman m’a abandonnée alors que mon papi (le papa de ma maman qui m’a laissée tomber comme une vieille chaussette) et toujours complètement gaga de moi ?
2) est ce que tu connais une IA spéciale poupée qui pourrait répondre intelligemment aux questions de poupées et j’espère aussi un peu plus vite - du tac au tac - à mes questions, sans attendre 72H comme avec toi ? Tu es pas un peu mamie aussi toi, pour être si lente à la détente ?
Je t’aime bien quand même
Bobo
Réponse du Guichet
Au XXe siècle, des centaines de milliers de mères ont abandonné leur enfant. Aujourd’hui encore, en France, environ 700 mères le font chaque année. Comment une mère peut-elle abandonner son enfant ? Cette question qui provoque de l’émotion, parfois de la colère, bouscule une idée très forte dans notre société : celle d’un lien maternel naturellement indestructible.
Ce sujet, longtemps resté tabou et délaissé par l'historiographie, fait aujourd'hui l'objet de recherches socio-historiques mais également de témoignages intimes et de productions culturelles dans le monde du cinéma et de la littérature. Nous vous proposons plusieurs pistes bibliographiques qui éclairent des chemins de vie longtemps invisibilisés, confrontés à la détresse psychologique, la solitude, la précarité, ou encore à des violences que le jugement moral empêche de voir.
Ainsi, le film The Lost Daughter, l’adaptation cinématographique du roman Poupée volée d’Elena Ferrante, est étudié par Philosophie magazine à travers le prisme de Nietzche, Winnicot et Butler. Le très beau film Les Enfants vont bien de Nathan Ambrosioni (2026) explore ce qui naît de l’absence, rappelant que parfois, les plus belles relations se construisent dans les brèches.
Bonjour,
Votre question porte sur les raisons pour lesquelles une mère peut abandonner son enfant.
L'article de Libération du 12 janvier 2023 «Des mères singulières», abandon de soi par Yannick Ripa, commence ainsi : Sans coeur, inhumaines, indignes... Il n'est de mots assez durs pour qualifier celles qui abandonnent leur enfant, trahissant ainsi non seulement leur prétendu instinct maternel, mais aussi le rôle social dévolu aux femmes, par nature, a-t-on dit si longtemps. Etre une mauvaise mère -de la maltraitance à l'infanticide, en passant par l'abandon- est la pire des accusations contre les femmes, mises au ban de la société. Cette configuration n'est peut-être pas étrangère au manque d'intérêt historiographique porté à celles qui délaissent leurs enfants, objets, eux, de multiples recherches.
En 2022, Martine Fauconnier-Chabalier, docteure en histoire et ancienne inspectrice de l'action sanitaire et sociale, publie "Des mères singulières [Livre] : les mères qui abandonnent leur enfant, 1900-2020". Cette étude sur le profil des mères qui ont abandonné leur enfant depuis le début du XXe siècle, s'attache à décrire leurs conditions de vie, leur âge, leur profession, leur origine géographique ou encore leur situation familiale pour cerner les raisons de leur décision, faisant apparaître les caractéristiques communes et les différences entre ces femmes, au-delà des préjugés :
Des centaines de milliers de mères ont abandonné leur enfant au cours du XXe siècle. Aujourd'hui en France, elles sont encore 700 chaque année. La vox populi les juge souvent comme des femmes de mauvaise vie. Cet ouvrage va à l'encontre de ce préjugé. Pour ce faire, il présente qui elles sont réellement, à travers leur âge, leur situation matrimoniale et familiale, leur origine géographique, leur profession et leurs ressources. Il vise à mieux cerner les raisons qui conduisent ces mères à la décision d'abandon en déterminant les caractéristiques communes qui les rassemblent mais aussi en pensant la singularité de chacune, en fonction des conditions économiques, des moyens contraceptifs disponibles, de la législation et du regard de la société. L'ouvrage apporte aussi un éclairage sur ce que les mères transmettent à leur enfant, sur leurs demandes ultérieures de nouvelles et de reprise, ainsi que sur les démarches de leurs enfants pour les retrouver. En s'inscrivant dans l'histoire des femmes et dans l'histoire de l'enfance abandonnée, il rend visible les plus invisibles des femmes, et il montre combien, loin d'être des mères indignes, elles sont des mères courage. Leur histoire dit beaucoup du regard de la société sur les personnes en difficulté ou en dehors des normes.
Source : éditeur.
Le podcast France Culture LSD, dans sa série Non merci, pas d’enfant, resitue les abandons d'enfants par les mères dans une perspective socio-historique :
À Paris, entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, près des trois quarts des femmes qui abandonnent un enfant sont domestiques ou ouvrières. Avant la diffusion et la légalisation des moyens de contraception et d’avortement, la décision de ne pas garder son enfant est très souvent dictée par la contrainte économique.
L’historien Antoine Rivière, auteur d’une thèse sur les abandons d’enfant aux XIXe-XXe siècle rappelle que la longue période de dépression économique de la fin du XIXe siècle, va amener un gonflement du nombre d'enfants abandonnés : "Il y a jusque dans les années 1870 à Paris, autour de 3000 abandons par an. À partir du milieu des années 1880, jusque 1905, on passe quasiment à un doublement, avec presque 5000 abandons par an. Et ces abandons sont de plus en plus le fait de ménages qui mettent en avant leurs difficultés économiques”.
Une émission de Radio France internationale (RFI) publié le 3 juillet 2026 intitulée Abandon : que dit ce geste de la souffrance des mères ?, se penche sur ce sujet longtemps resté tabou :
Souvent traitées de femmes de mauvaise vie, ces femmes font surtout face à une détresse extrême, à la solitude, à la précarité, à la violence ou à d’anciennes blessures qui réapparaissent au moment de la maternité. Ce sont des chemins invisibles, que le jugement moral empêche souvent de voir.
Avant d’être un fait divers, l’abandon d’un enfant est une réalité dérangeante qui pose une question humaine : elle montre les limites de notre regard sur la maternité, la vulnérabilité et l’accompagnement des femmes en souffrance.
Une mère qui abandonne son enfant renonce-t-elle toujours à être mère ? Ce geste peut-il être le signe d’une souffrance si profonde qu’elle dépasse ce que nous sommes prêts à imaginer ?
Dans Née sous X [Livre] : l'enquête interdite publié en 2016, Sabine Menet, qui découvre son adoption cachée à lâge de 33 ans, s'attache à comprendre la psychologie de l'abandon, tant au niveau de la mère que de l'enfant, avec une réflexion plus poussée sur les conséquences qu'une révélation tardive produit chez un adulte :
La question de l'identité est centrale. Au cours de son enquête, l'auteur découvre que les secrets des origines peuvent s'avérer un vrai champ de mines psychique, et retrouve les mêmes résonances auprès des pupilles et des personnes nées par insémination artificielle avec donneur anonyme.
Source : éditeur
Le média Partage(s) cite un autre témoignage, celui d'Edwige Planchin, dans son livre « AbanDON Adoption, quand la mère se retire » publié en 2011 :
Edwige Planchin relate avec sincérité et talent sa propre expérience de maman, qui a décidé de confier son bébé en adoption. Un récit poignant qui aidera de nombreuses mères, et qui fait la lumière sur certaines lacunes du personnel hospitalier. Nous l’avons interviewée.
Vous avez décidé d’intituler votre livre AbanDON Adoption, quand la mère se retire, en mettant en majuscules le mot DON. Cette idée de mettre la notion du « don » en avant est-elle une façon de vous apaiser ?
Edwige Planchin – Oui car pour moi, confier son enfant à l’adoption, c’est avant tout DONNER UNE FAMILLE à un enfant. On pense toujours en premier qu’on donne un enfant à une famille, mais on va surtout permettre à l’enfant de grandir dans un milieu aimant. [...]
Philosophie magazine a posé sur son site la question Plaquer sa famille. L’enjeu est-il le même pour une femme et pour un homme ? (16 juillet 2012). Voici quelques extraits :
Ruwen Ogien
Ne pardonnons-nous pas plus volontiers à un génie comme Gauguin d’avoir abandonné ses enfants si, grâce à cette action, il a pu peindre ses toiles les plus belles ? Et ne sommes-nous pas plus sévères envers la « femme indigne » qui abandonne ses enfants dans les mêmes conditions ? D’abord, il n’est pas si évident que nous pardonnons à Gauguin. Et si nous avons tendance à penser que, pour une femme, ce serait différent, nous avons tort ! [...]
Non, si les femmes contractent une obligation particulière vis-à-vis de leurs enfants, ce n’est pas en raison de leur être biologique, de leur expérience de la grossesse, de leur identité de femme ou d’un prétendu attachement « naturel » pour leurs petits – que tant de cas d’abandon viennent réfuter ! C’est en raison de la décision qu’elles ont prise de les avoir et de la promesse qu’elles leur ont alors faite de les élever. Mais cette décision et cette promesse « adoptive » sont également fondatrices de la paternité. Elle n’est pas biologique mais sociale. Et elle n’engage ni plus ni moins l’homme que la femme (quand il s’agit d’un projet parental hétérosexuel bien entendu, ce qui n’est pas le seul envisageable d’ailleurs).
Il serait également intéressant de lire l'article du journal Elle "Ces mères qui abandonnent leurs enfants", jeudi 26 février 2026 (disponible en Intégralité sur Cafeyn, avec un abonnement BmL) . Voici quelques extraits :
Qu'ont en commun Doris Lessing, Anna Karénine, Ingrid Bergman, Joni Mitchell ou Maria Montessori ? Elles ont toutes fait le choix de laisser derrière elles leurs enfants. Dans un livre passionnant, la journaliste Begoña Gómez Urzaiz explore le tabou des mères démissionnaires.
En effet, dans son livre Les Abandonneuses, traduit de l'espagnol par Anne Plantagenet en 2026, Begoña Gómez Urzaiz entremêle sa propre expérience aux destins de ces artistes, et signe un récit percutant qui déconstruit le mythe de la « mauvaise mère » et pose un regard novateur sur la maternité.
Récemment, le film The Lost Daughter (Maggie Gyllenhaal, 2021), l’adaptation cinématographique du roman Poupée volée (2006) d’Elena Ferrante, dresse le portrait d’une « mauvaise mère » :
Leda Caruso (Olivia Colman), une universitaire américaine, profite d’un séjour sur une île grecque pour se remettre à ses recherches. Étendue sur une chaise longue en bord de mer, elle observe l’arrivée d’une famille bruyante, notamment d’une fille et de sa mère. Une série de curieuses interactions entre Leda et ces femmes révèlera ses propres conflits intérieurs : « Je suis une mère contre nature », déclare-t-elle.
Dans une société où pèse toujours une forte pression sur les femmes en matière de maternité, être une « mauvaise mère » a tout du crime culturel et psychologique. Pourtant, les philosophes et les psychologues en dressent un portrait plutôt nuancé. Analyse.
Source : “The Lost Daughter” : qu’est-ce qu’une “mauvaise mère” ? (par Joséphine Robert, publié le 24 janvier 2022 dans Philosophie magazine).
Et l'article de mettre en perspective le sujet du film avec ce que nous disent les philosophes Nietzshe, Winnicot et Butler :
Nietzsche. La “mère jalouse”
« Ce qu’une mère aime dans son fils, c’est plus elle-même que son fils », affirme Nietzsche dans Humain, trop humain (1878), qui considère que l’amour d’une mère pour son enfant est au fond une projection. Le philosophe assure également que les mères ressentent souvent de la jalousie envers les amis de leurs enfants ! Selon lui, elles désireraient se voir exclusivement elles-mêmes à travers leur progéniture. Leda, l’ambiguë protagoniste de The Lost Daughter, devient même jalouse du lien (maternel) entre une petite fille, Elena, et sa poupée. Pour tenter de s’approprier cette affection dont elle est témoin, et qui la trouble – mais aussi pour punir secrètement la mère de cette enfant, dont elle est également jalouse – Leda lui vole sa poupée. Malgré les pleurs d’Elena, la protagoniste conserve le jouet ; un acte que Nietzsche qualifierait donc d’« espèce de jalousie ».
Winnicott. La mère “suffisamment bonne”Dans les années 1950, le psychanalyste britannique participe d’un mouvement de désacralisation de la figure de la « mère parfaite », qui devrait être à la fois aimante, pleine d’imagination et d’une disponibilité absolue. Il propose ce modèle de maternité dans son étude Une mère suffisamment bonne, en 1953. Donald Winnicott insiste sur l’importance de n’apporter qu’une attention limitée à l’enfant, afin de laisser de l’espace à son autonomie. L’enfant doit ressentir un manque progressif afin de découvrir ses propres envies et besoins. Dans le film, on apprend que l’héroïne n’est pas parvenue, dans sa jeunesse, à trouver cette bonne distance : jonglant entre ses responsabilités parentales et professionnelles, elle finit par abandonner ses filles de cinq et sept ans. Des enfants qu’elle retrouvera des années plus tard, à l’âge adulte, réussissant enfin à nouer avec elles une relation intime sans être pour autant fusionnelle. Leda est devenue une mère « suffisamment bonne ».
Butler. La “mère involontaire”Pour reprendre les mots de la théoricienne américaine, « le corps de la femme est soumis à une obligation de se reproduire ». Or pour Butler, être mère n’est pas une identité biologique. C’est une construction culturelle. Butler parle d’une performance : une femme va agir selon les normes associées à l’identité de mère. Pour elle, celle-ci suit l’injonction imposée par le système patriarcal : être une bonne mère douce, attentionnée, et tolérante. Dans le film, à travers des flashbacks, on découvre au contraire la jeune mère furieuse envers ses deux filles. Dans un accès de colère, elle jette la poupée de l’une d’entre elles par la fenêtre. Cet acte symbolise son rejet des responsabilités qui, selon Butler, lui sont imposées – et qui fait écho au vol de poupée, près de quarante ans plus tard. Cette révolte domestique reflèterait donc peut-être un combat plus global contre les normes maternelles imposées depuis des siècles.
Source : “The Lost Daughter” : qu’est-ce qu’une “mauvaise mère” ? (par Joséphine Robert, publié le 24 janvier 2022 dans Philosophie magazine).
Le très beau film Les Enfants vont bien de Nathan Ambrosioni (2026), porté par Camille Cottin et Juliette Armanet, explore la résilience féminine, la sororité et ce qui naît de l’absence, rappelant que parfois, les plus belles relations se construisent dans les brèches (source : “Les Enfants vont bien : un drame lumineux sur l’absence et la résilience”, RadioFrance) :
Dans Les Enfants vont bien, Suzanne disparaît volontairement, laissant sa sœur Jeanne face à deux enfants déboussolés. Nathan Ambrosioni construit tout le récit autour de cette “présence fantôme”, un personnage absent mais central. Juliette Armanet incarne Suzanne, invisible mais omniprésente. Le décor, un lotissement neutre et anonyme, renforce ce sentiment de flottement. Le cinéaste filme l’été comme un espace suspendu, entre nostalgie et inquiétude, un terrain idéal pour raconter l’enfance et le manque.
Enfin, nous vous invitons à lire le très beau livre de Pauline Harmange, De l'autre côté de la mère, 2025 qui explore avec finesse le syndrome d'épuisement maternel et met en scène l'ambivalence de l'expérience maternelle :
Nine était toute petite quand sa mère, Fiona, a fui sans plus jamais donner de nouvelles. Élevée par un père aimant mais silencieux, elle a grandi avec cette absence et ses questions.
Des années plus tard, alors que Nine est elle-même sur le point d'accueillir son premier enfant, son père meurt. En triant ses affaires, elle découvre des cartes postales que sa mère lui a adressées jusqu'à son adolescence.
Pour comprendre qui était cette Écossaise éprise de liberté et d'indépendance, et pourquoi elle l'a abandonnée, Nine décide de partir à la recherche de Fiona, accompagnée de Pia, sa femme enceinte de quelques mois.
De la côte brestoise à l'Écosse, en passant par Londres et les Cévennes, ce roman sensible et haletant mêle les voix de Nine, de Pia et de Fiona. Il met en scène l'ambivalence de l'expérience maternelle et explore la transmission, la filiation ainsi que différentes manières de faire famille.
Source : éditeur
Concernant votre deuxième question, à savoir quelles IA seraient capables de répondre à votre première question plus rapidement que notre service, nous vous invitons à lire cette récente réponse du Guichet du Savoir : Quels sont les types de questions auxquelles l'IA ne sait pas répondre ? (23 mai 2026), dont voici un extrait :
Maintenant que l'IA est pleinement entrée dans les pratiques numériques contemporaines, certains combats sont perdus d'avance pour le Guichet. Nous ne pourrons par exemple jamais rivaliser en matière de rapidité et de disponibilité (72h de délai maximum et un service ouvert entre 5 et 6 jours sur 7 sur les horaires d'ouverture de la BmL). Il sera aussi difficile d'être plus efficace que les IA pour produire une synthèse sur un sujet assez large (comme avec ce type de question : Qui étaient les Yamnayas ?). Plus largement, ces outils sont aussi excellents lorsqu'il s'agit de produire du contenu techniquement. C'est à dire raccourcir ou résumer un texte préexistant, le reformuler en des termes plus simples ou plus nuancés, ou accélérer des tâches rédactionnelles.
Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et le GDS conserve encore certains avantages. Car en dépit de l'image ultra performante des machines, trouver la bonne information en utilisant les IA n'est pas toujours chose assurée. En début d'année un test de performance des principales IA conversationnelles a été conduit par des chercheurs suisses et leurs conclusions sont pour le moins mitigées. Sur des questions "complexes", les intelligences artificielles peuvent générer jusqu’à 70% d’erreurs (France Info, février 2026). Les "hallucinations" des IA sont aussi souvent décriées par les utilisateurs, à savoir des éléments de réponse incomplets ou faux, bien visibles, qui parsèment nos échanges avec la machine. Science et Vie relaye une étude à grande échelle qui montre que ce phénomène se produit d'autant plus que la conversation avec l'IA se prolonge. Elle dénonce les "limites structurelles" des assistants actuels : Les hallucinations des IA révèlent un problème structurel dans la manière dont les modèles enchaînent les réponses (Science et Vie, 2026).
De notre propre expérience, même lorsque l'IA cite ses sources, (Perplexity, Le Chat etc.), ce qu'elle avance ne doit pas être pris pour argent comptant. La source associée doit être consultée afin d’y repérer l’information (laquelle n’y figure pas toujours). Et si elle s'y trouve, le site doit être évalué quant à sa fiabilité (à cette fin les rubriques "À propos" sont particulièrement utiles, car elles permettent d’identifier l’auteur du texte ou l’organisme qui le supervise, le finance, etc). Si l'IA est très intéressante pour remonter massivement des sources parfois difficiles d'accès sur le Web, les sources qu'elle mobilise nécessitent toujours une vérification humaine, surtout lorsqu’il s’agit de données factuelles. (Sciences et Vie). Et parfois, c'est là que nous intervenons, en triant le bon grain de l'ivraie, comme nous le ferions avec un livre ou un document physique à la bibliothèque.
À retrouver également sur le GDS :
L'activité du Guichet du Savoir est-elle menacée par les IA ? (17 fev. 2026) ;
Quels sont les enjeux des dernières technologies (IA et autres) pour les bibliothèques ? (27 janv. 2026) ;
Comment le GDS compte-t-il s'adapter à la montée des IA interactives ? (8 fev. 2025).
Bien à vous
Faire de l’expérience collective un atout