Où trouver des documents sur les ruisseaux utilisés par les lavandières de Vaise au XIXe s. ?
Question d'origine :
Au XIXᵉsiècle, plusieurs ruisseaux étaient à ciel ouvert dans Vaise et servaient entre autres aux lavandières: ruisseau des Planches, Littré, ...
Où pourrais-je trouver des documents photos ou autres sur ces ruisseaux et leurs usages ?
Merci d'avance
Réponse du Guichet
Vaise a longtemps été un terrain humide, largement irriguée par la Saône. Le ruisseau des planches (dit d'Ecully), ou le ruisseau de Vaise, par exemple traversaient Vaise pour se jeter dans la Saône. Ces ruisseaux étaient en effet le théâtre de d'activités humaines, souvent liées au textile, et s'y greffaient des moulins le long de leurs berges. Nous n'avons malheureusement pas trouvé dans nos fonds de ressources iconographiques qui pourraient illustrer ces activités.
On pouvait espérer trouver notre bonheur dans Regards sur Vaise 1900-1990, receuil de photographies plus ou moins ancienne, et finalement sans doute trop récentes. Nous n'avons pas eu plus de chances avec Petite histoire de Vaise, ni Vaise l'étonnante histoire d'un quartier lyonnais.
Dans la base photographique de la bibliothèque, en parcourant les photos de Vaise postèrieures à 1945, vous constaterez que nous n'avons pas de photos illustrant l'activité autour des fleuves.
Dans la presse lyonnaise illustrée, parfois nos recherches se sont avérées vaines : Numelyo.
Pourtant, cette activité existait et elle était même particulièrement déveoppé à Vaise, comme en témoignent ces extraits trouvés au fil de nos recherches :
Les cours d’eau affluents du Rhône et de la Saône forment un réseau hydrographique très dense, surtout au Nord et à l’Ouest de Lyon. On dénombre pas moins de 90 ruisseaux, formant plus de 200 km de linéaire sur le territoire du Grand Lyon, regroupés autour des principaux bassins versants : l’Yzeron, le ruisseau des Planches, le Rochecardon, la Rize, le Ravin, …
Ces petits cours d’eau sont connus pour leurs usages anciens (les lavandières de la vallée de l’Yzeron, les moulins de Rochecardon, …) mais souffrent aujourd’hui d’une urbanisation pressante qui a limité leur territoire et aggravé les risques : inondations, pollutions accidentelles ou chroniques, érosion et instabilité des berges… et leur confluence avec les fleuves lyonnais est bien souvent réduite à de simples galeries enterrées et invisibles en surface.sources : Les cours d’eau non domaniaux du territoire communautaire
Mais bien autre était jadis tout le quartier de Vaise, qui est formé par une plaine appelée autrefois le Plan de Vaise, entourée au sud et à l'ouest de collines, et dont deux parties portent les noms de Gorge de Vaque [Le nom de Vacque donné à une partie du territoire de Vaise paraît venir du mot latin Vaco Vacare lieu vide et inoccupé. Ducange dans son Dictionnaire glossaire T VIII p 226 dit Vaco terra inculta vaconem seu insulam] et de Gorge de Loup. Le niveau de cette plaine étant très bas, la Saône y pénétrait dans ses fréquentes crues et formait une espèce de lac, ou marais, dans lequel se versaient aussi les eaux des ruisseaux venant d'Écully, de Roche Cardon, et d'autres lieux [Les eaux de ces ruisseaux étaient si abondantes qu'on put y établir des moulins en 1686; il y avait entre autres un moulin appelé les Treilles ]. Mais sous François Ier, on commença à remblayer ces marécages avec la terre des fortifications qu'on éleva alors au dessus de Vaise. Toutefois en 1697, l'abbé Vaissière constatait encore dans ses Notes sur sa paroisse que « son territoire estoit fort sujet aux eaux de la Saône qui inondoit les champs les ensabloit et les gastoit. » Même encore en 182,2 la rivière pénétra dans le Plan de Vaise, et de nombreux bateaux ,dont les amarres avaient été rompues par la violence du courant, s'y échouèrent et durent être démolis. Aujourd'hui de grands travaux, exécutés depuis quelques années, et un quai mettent ce quartier à l'abri des inondations.
source: Les environs de l'Ile-Barbe, L. Niepce · 1892, p.72
Depuis 125 ans ([en 1975]) environ l'eau filtrée du Rhône suffi à alimenter ma ville, mais, pendant plus de 10 siècles les habitants ont utilisé l'eau du sous-sol et se sont contentés de points d'eau en nombre insuffisant, dispensant une eau de qualité et de quantité discutables.
On peut, en simplifiant, considérer que la pèriode qui va du Moyen-Age à 1646 est l'ère du puits, surtout privé; la municipalité ne prend que lentement conscience de ses réponsabilités en matière d'alimentation en eau de la popualtion. la période de 1646 à 1727 est l'ère de la fontaine utilitaire et des sources; celle de 1727 à la Révolution, l'ère de la pompe; le première moitiè du XIXe siècle voit les édiles affronter une situatio doublement délicate: 1° il faut combler le retard accumulé sous l'ancien régime, réparer les destructions révolutionnaires, alimenter la popualtion par tous les moyens possibles, 2° il faut rechercher des sources d'approvisonnement à l'échelle de la ville tout entière. A partir de 1852, 50 ans environ sont nécessaires pour convaincre les édiles et la population que le Rhône est la source idéale pour alimenter la ville et que les vastes projets de dérivation ne sont pas nécessaire.
source: L'art et l'eau à Lyon, G. Gardes, 1975
...et , même sur les ruisseaux de Vaise et d'Yvourt , des moulins propres à filer les draps : ...
source : Grand commerce et vie urbaine au XVIe siècle Lyon et ses marchands (environs de 1520-environs de 1580) R. Gascon, 1971
Sur le site des archives municipales de Lyon, les photos disponibles du ruisseau des Planches sont récentes... Mais peut-être votre recherche gagnerait à être approfondite avec elles.
Sinon, des associations historiques centrées sur Vaise seraient mieux placées que nous pour satisfaire votre curiosité, mais pour vérifier leur existence, il faudrait contacter la mairie du 9ème.
Bonne chance pour vos recherches.
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