Pourquoi la famille Mérieux a investi dans le monde du cinéma à Lyon ?
Question d'origine :
Bonjour, je rédige actuellement un article sur la famille Mérieux, et en particulier sur leurs investissements dans le monde du cinéma à Lyon. J'aimerai savoir si vous avez de la documentation à ce sujet, notamment relative aux raisons qui les ont poussés à investir dans ce domaine, pourquoi ils ont revendus les salles par la suite, s'ils ont un lien avec d'autres grands noms du cinéma comme les frères lumières et toute autre information pertinente à ce sujet. Merci pour votre réponse, bonne journée.
Réponse du Guichet
Pour les Mérieux, soutiens à la recherche et à l'art vont de pair, s'agissant d'encourager les initiatives pionnières et profitables au plus grand nombre. Ainsi, Charles Mérieux (1907-2001) s'engage dans une politique de mécenat culturel qui entend se situer dans la tradition des savants-artistes de Claude Bernard à Pasteur, en passant par son père Marcel Mérieux, biologiste précurseur mais aussi musicien talentueux.
Fasciné par l'image et passionné de cinéma, Charles Mérieux a eu un lien concret avec le cinéma à Lyon qui se manifeste par le financement en partie du film L’Horloger de Saint-Paul (1974) du cinéaste lyonnais Bertrand Tavernier, par l'ouverture d'un Ciné-club avec le gérant du Comœdia Pierre Lapouble, et par un projet de pôle culturel Le Pentagone comprenant notamment, en vue de sa retraite, l'achat de salles de cinéma L'Eldorado, le Cinéjournal, l'Astoria et le Chanteclair à la Croix-Rousse.
Ce projet n'aboutira pas, à la suite de la rançon versée pour la libération de son petit-fils, Christophe Mérieux, en 1975. En effet, Charles Mérieux vend la quasi totalité du pôle et se départit en 1976, soit deux ans seulement après l'avoir racheté, de l'Eldorado, premier cinéma parlant de la rive gauche aujourd'hui disparu après de multiples rebondissements... Alain Mérieux est resté fidèle à cette politique de mécenat qui mêle science et art. Retrouvez ci-dessous les différentes pistes bibliographiques et archivistiques que nous vous proposons.
Bonjour,
Vous souhaitez avoir des informations sur les raisons pour lesquelles la famille Mérieux a investi dans le monde du cinéma à Lyon. Pourquoi ont-ils revendus les salles par la suite, ont-ils un lien avec d'autres grands noms du cinéma comme les frères lumières ?
La biographie du médecin et industriel lyonnais Charles Mérieux (1907-2001) sur Wikipedia souligne la passion de ce dernier pour sa ville natale mais également pour le cinéma, se manifestant par la contribution du financement du film L'horloger de Saint-Paul (se déroulant dans le quartier Saint-Paul à Lyon) du réalisateur lyonnais Bertrand Tavernier, et par un projet de pôle culturel Le Pentagone qui malheureusement n'aboutira pas :
Passionné de cinéma et de voyage, il tourne plusieurs films sur ses voyages, notamment sur l'Inde, ou sur la campagne de vaccination contre la méningite au Brésil. Il contribue à financer le film de Bertrand Tavernier, L'Horloger de Saint-Paul. De plus, il crée le « Pentagone », autre de ces rêves, qui a pour but l'acquisition de plusieurs salles de cinéma à Lyon, d'une agence de publicité, d'une agence de voyages, et d'un département d'édition. Mais ce projet s'éteint rapidement, à la suite de la rançon versée pour la libération de son petit-fils.
Sur l'enlèvement du jeune Christophe Mérieux, vous pouvez lire l'article de l'Influx : Affaire Mérieux. Procès de Louis Guillaud, dit « La Carpe ».
La bibliothèque municipale de Lyon détient dans ses collections des ouvrages sur la famille Mérieux, qui nous en apprennent un peu plus sur les liens de Charles Mérieux avec le cinéma lyonnais.
Ainsi l'ouvrage de Marc Francioli intitulé Charles Mérieux : l'homme qui voulait vacciner tous les enfants du monde (2017), nous donne quelques informations sur l'industriel Lyonnais qui créé la Fondation Marcel Mérieux en 1967 :
- Charles Mérieux était l'ami d'Henri Lumière (1897-1971), fils d'Auguste Lumière (inventeur avec son frère Louis du Cinématographe Lumière) ;
- La cinéphilie de Charles Mérieux s'est manifestée très tôt par la création d'un Ciné club avec Pierre Lapouble (fils de Rémi Lapouble gérant du Comœdia dès 1928) qui en 1974, avec son frère Jacques Lapouble, construit deux nouvelles salles et ouvre ce cinéma aux films d’art et d’essai ;
- Le projet Pentagone de Charles Mérieux comprenait l'achat de salles de cinéma pour sa retraite : l'Eldorado, le Ciné Journal, l'Astoria et le Chanteclair à la Croix-Rousse.
"Son étoile à cinq branches, son « pentagone » comme il dit, compte également une agence de publicité, une agence de voyages, une maison d'édition et, curieusement, le laboratoire d'analyses de son père. Au-delà de la communication et du plaisir de filmer, Charles Mérieux est un cinéphile confirmé. Est-ce Henri Lumière, le fils d'Auguste, dont il était l'ami, qui lui a donné ce goût ? Toujours est-il que, très tôt, il tente de monter un ciné-club... (sans beaucoup de succès d'ailleurs) avec Pierre Lapouble qui a marqué de son empreinte le monde du cinéma lyonnais. Puis, lorsqu'il est en fonds, il décide d'acheter « pour sa retraite », précise-t-il, des salles de cinéma. Ce seront l'Eldorado qui, en réalité est un très beau théâtre à l'italienne dans lequel on a projeté les premiers films parlants, puis les Chaplin et les Buster Keaton, le Cinéjournal, l'Astoria et le Chanteclair à la Croix-Rousse dont il voulait "faire un cinéma, une pharmacie ouverte toute la nuit et un restaurant tournant qui dominait Lyon12" . Il a tout "bazardé" au moment de l'enlèvement de son petit-fils Christophe, à l'exception de l'Eldorado dont il a voulu faire don à la ville de Lyon qui, par l'intermédiaire de Joannès Ambre, adjoint aux Affaires culturelles, lui a retourné son offre. Ça s'est affreusement mal passé et le théâtre a été détruit ".
Source : Voici un extrait de Charles Mérieux : l'homme qui voulait vacciner tous les enfants du monde (2017).
Penchons-nous sur deux autres ouvrages présents au Silo moderne de la BmL :
- Mécénat des dynasties industrielles et commerciales / sous la direction de Jean-Pierre Babelon, Jean-Pierre Chaline, Jacques Marseille ; avec la collaboration d'Eric Peuchot et Eric Mension-Rigau - Paris : Perrin, 2008
Le chapitre consacré au Mécénat des dynasties lyonnaises, rédigé par Bernadette Angleraud et Catherine Pellisier, aborde à la page 157 la figure des Mérieux :
Certes, l'investissement culturel est nécessaire pour faire rayonner leur société, mais il obéit également à d'autres enjeux inhérents à la tradition de la dynastie Mérieux. Ainsi, Charles Mérieux lorsqu'il s'engage dans une politique de mécenat culturel et scientifique entend se situer dans la tradition des savants-artistes de Claude Bernard à Pasteur, en passant par son père Marcel Mérieux, biologiste précurseur mais aussi musicien talentueux qui composa plusieurs opéras. Pour les Mérieux, soutiens à la recherche et à l'art vont de pair, s'agissant d'encourager les initiatives pionnières et profitables au plus grand nombre. Ainsi, en 1967, Charles Mérieux crée la Fondation Marcel Mérieux qui se dote de trois missions principales : promouvoir la recherche et la coopération scientifique internationale dans le domaine de la santé, aider le développement des bio-industries ainsi que de la santé publique et favoriser les échanges de connaissances dans ces secteurs. Ce projet en lien avec l'activité pionnière de la firme n'est qu'un volet de la politique de mécenat des Mérieux.
Passionné par l'image, Charles mérieux soutient, dans la ville-berceau du cinéma, de nombreuses oeuvres. Ainsi, le premier long métrage du cinéaste lyonnais Bertrand tavernier, l'horloger de Saint-Paul, est financé en partie par l'industriel lyonnais qui parraine également les oeuvres de photographes tels Hervé Gloaguen ou Jean-Marie Chourgnoz. Dans les années 1960, Charles Mérieux tente même de constituer un pôle culturel à cinq branches, son "pentagone" incluant la santé, le cinéma, les voyages, l'édition et la publicité. Le rapt de son petit-fils, Christophe Mérieux, en 1975, l'obligera à renoncer à son projet en vendant la quasi totalité du pôle. Pour autant, la participation à la vie culturelle ne cesse pas, la Fondation Mérieux soutient "l'Octobre des Arts", manifestation culturelle et artistique destinée à faire connaître l'art contemporain, finance un certain nombre de publications littéraires dont Les Lettres beaujolaises et Les Lettres parisiennes de Claude Bernard à Mme Raffalovich ainsi qu'un portfolio consacré aux dessins et pastels de Louis Pasteur.
Alain Mérieux est resté fidèle à cette politique de mécenat qui mêle science et art. Ainsi collaborera t-il à la transformation de la maison natale de Claude Bernard dans le Beaujolais en musée, tandis qu'il soutient également le Festival de musique sacrée de La Chaise-Dieu ou le Festival de musique du Vieux-Lyon et finance l'Opéra de Lyon. [...]
- Virus passion / Charles Mérieux ; avec la collab. de Louise L. Lambrichs ; préf. d'Anne-Marie Moulin ; post-scriptum de Louise L. Lambrichs - Paris : R. Laffont, 1997
A la page 115 de sa biographie, Charles Mérieux parle de sa fascination pour l'image et le cinéma :
A l'époque, déjà, je commence à tourner quelques films. (J'ai commencé en 1933 avec une caméra 9 mm). Oh, des courts métrages, rien qui ait, sur le plan cinématographique, une ambition révolutionnaire. Je suis plutôt fasciné par l'image, j'ai envie de dire que je la "comprends" partfaitement, elle correspond en moi à une réalité et s'adapte exactement à ma façon de penser. Je pense, donc que je vois. Si je puis dire. Car les images peuvent se succéder aussi vite que les idées, point n'est besoin de longs discours ? C'est immédiat. Evident.
Tout de suite, je vois donc dans le cinéma un moyen d'expression privilégié, un moyen de traduire et de faire partager ce que certains appellent (péjorativement ?) mes rêves, mais dont je continue à penser que ce sont des idées tout à fait réalisables. D'ailleurs, le passé ne le prouve-t-il pas ? [...]
A la page 151, Charles Mérieux parle de son projet Le Pentagone :
Si je baptise ainsi ce rêve, c'est qu'il compte cinq branches - cinq branches dont je prévois qu'à terme, elles formeront une étoile comme on n'en a jamais vu. Mais elle s'éteindra avant d'avoir donné tous ses feux.
J'ai dit, déjà, que j'aimais beaucoup le cinéma. L'ennui, quand on est industriel, quand on vous a collé dans le dos cette étiquette, c'est que toute autre passion avouée fait figure de "hobby". Or pour moi, le cinéma n'est pas un hobby. C'est une véritable passion. Une voie que j'aurais prise si... encore une fois, on ne refait pas l'histoire. Mais étant donné ce qu'elle est, je décide d'inclure le cinéma dans mon activité : je tourne plusieurs films sur mes voyages - notamment un, sur l'Inde, qui me sera emprunté par Ella Maillard pour faire des conférences sur ce pays - et sur mes activités. Mais je ne vais pas m'arrêter là. [...] Dès que je peux, j'achète donc plusieurs salles de cinéma, à Lyon. C'est la première branche.
A la page 173, Charles Mérieux parle des événements graves en série, auxquels il fait face au début des années 70 :
en 1973, la mort de ma femme ; en 1974, l'épidémie de méningite au Brésil ; en 1975, l'enlèvement de mon petit-fils, ma "ruine", et la mise au point du nouveau vaccin contre la pliomyélite avec Jonas Salk. [...]
Pour aller plus loin nous vous invitons à lire ces articles de presse locale, disponibles en intégralité sur Europresse (avec un abonnement BmL) :
- " L'Eldorado ", un paradis perdu (Le Progrès - Lyon, mercredi 24 septembre 1997). Voici quelques extraits de cet article présentant ce magnifique théâtre à l'italienne qui dès 1899 et jusqu'en 1976 diffuse des films. En effet, racheté en 1974 par Charles Mérieux qui s'en départit deux ans plus tard à cause de l'enlèvement de son petit-fils, l'Eldorado redevient théâtre en 1978 :
Si ses activités cinématographiques sont attestées dans Le Progrès dès 1899, la salle fait un coup de théâtre en 1929 en présentant pour la première fois sur la rive gauche du Rhône, les actualités de la Fox-Movietone puis le premier film français parlant, " La route est belle ". Après cinquante ans de programmations cinématographiques, le tournage de " La chair et l'orchidée " de Chéreau dans ses locaux, marquera la fin d'une époque. En 1976, les projecteurs s'éteignent. Racheté deux ans plus tôt par Charles-Mérieux, l'Eldorado redevient théâtre en 1978, loué par l'équipe du Novothéâtre et Bruno Boëglin, metteur en scène.
Mais la salle se dégrade rapidement et les travaux deviennent urgents. Le propriétaire, la municipalité, l'État : tout le monde se renvoit la balle, personne ne veut financer quoi que ce soit, d'ailleurs, les sommes avancées pour sa rénovation sont exhorbitantes. Malgré tout, " L'Eldorado " résiste. Ses soubresauts seront nombreux. En 1978 et 1980, des troupes de théâtre le feront revivre temporairement. Son inscription en 1982 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques redonnera espoir à ses fans. Les projets sont nombreux mais aucun ne voit le jour. Après neuf ans d'abandon en 1992, l'Eldorado est enfin vendu à deux sociétés immobilières, dans un état de délabrement avancé. Les travaux de démolition commencent rapidement. L'Eldorado n'est plus, et beaucoup en ont un bleu à l'âme...
- Il était une fois l'argent de l'Eldorado (Le Progrès - Lyon, samedi 25 novembre 2000). Voici quelques extraits :
Le théâtre de l'Eldorado, aujourd'hui disparu, a été construit en 1894, sur l'emplacement de la brasserie Corrompt au 33 cours Gambetta. Claudius Porte en est l'architecte, Delanger le décorateur. A l'époque, ce lieu sert notamment au théâtre et au music-hall et dès 1899, l'activité cinématographique s'y déroule. L'Eldorado sera même en 1929, le premier cinéma parlant de la rive gauche. En 1935, il est rénové par l'architecte Curtelin et le 9 novembre 1976, le rideau tombe définitivement. Fin du premier épisode. Le propriétaire en est Charles Mérieux, il souhaite alors le céder à la ville de Lyon pour le franc symbolique. Jugeant les investissements trop importants, la ville refuse l'offre et Charles Mérieux s'apprête à vendre son bien aux promoteurs, très intéressés par l'emplacement.
En 1982, René Gachet, conservateur régional des monuments historiques parvient à faire inscrire le théâtre à l'inventaire supplémentaire. Fin du second épisode. Démolir mais reconstruire. Mais en 1989, pour 12 millions de francs, le théâtre est vendu à deux promoteurs, la RIC et la SMCI. En 1993, le ministère de la Culture, avec à sa tête Jack Lang, donne l'autorisation de démolir sous certaines conditions dont " la reconstruction d'une nouvelle salle de spectacle en lieu et place et de la réinstallation des éléments de décor dans le projet de construction dans les abords immédiats ". Le permis de démolir est signé par Henry Chabert, adjoint à l'urbanisme de Michel Noir. Un immeuble de bureaux et 183 places de parkings sont en vue. Fin du troisième épisode.
Le feuilleton traîne alors un peu en longueur, aucune action ne se passe, les acteurs ne jouent pas leur rôle et aucun nouveau théâtre n'arrive sous les projecteurs. Sept ans de réflexion puis en février dernier, la ville de Lyon signe une convention avec les promoteurs immobiliers qui n'ont toujours pas honoré leur engagement. Cet accord débattu en séance de conseil municipal, dédouane les promoteurs de l'obligation de reconstruction. En contrepartie, ils devront verser trois millions de francs à la ville. Le conseil municipal décide de les allouer pour moitié à l'Espace 101 dans le 8e et aux Subsistances en cous d'aménagement, sur les quais de Saône. Martine Roure (PS), scandalisée dénonce une " aumône " et rappelle le vrai besoin d'un théâtre pour le 3e arrondissement. Décors disparus C'est aux Subsistances que Denis Trouxe, adjoint à la culture (RPR), propose de baptiser une salle du nom de l'Eldorado (bel hommage funèbre !) et d'y réinstaller les éléments de décor du théâtre démontés et conservés depuis la démolition du théâtre. Conservés ou presque ! Au mois de mai, on découvre que la plupart de ces éléments ont disparu, le reste est stocké dans un garde-meuble. Quelques têtes de plâtre posées dans une caisse en bois, des morceaux de corniches emballés dans du papier à bulle, Denis Trouxe avoue lui-même : " Elles sont dans un tel état qu'on se demande bien ce qu'on va en faire. Nous sommes atterrés ". Prochain épisode : le réaménagement de l'Espace 101 et l'ouverture des Subsistances où les travaux sont en cours.
Vous pouvez également accéder pour une consultation sur place, via le Silo moderne, à l'article : Comment l'héritier des Mérieux bâtit son propre empire / Enjeux-Les Echos ; No 73, sept. 1992, p. 50-52.
Sachez par ailleurs que les archives de l’Institut Mérieux et de la Fondation Mérieux, ont été déposées aux Archives Départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon (ADRML). Ce fonds, se caractérisant par son étendue chronologique, sa diversité de supports et de thématiques couvertes, est susceptible de vous intéresser :
Les Archives du Département du Rhône et de la Métropole de Lyon ont officialisé, ce jeudi 11 décembre, le dépôt des archives de l’Institut Mérieux et de la Fondation Mérieux. Le président de la Métropole Bruno Bernard et le président de l’Institut et de la Fondation Mérieux, Alain Mérieux, ont signé cette nouvelle convention inaugurant ainsi la première entrée en histoire de la recherche biomédicale sur le territoire.
Ce fonds se caractérise par son étendue chronologique (XIXe-XXe siècles), sa diversité de supports (papier, photographies, audiovisuel) et de thématiques couvertes, ainsi que par sa dimension internationale.
Source : Les archives de l’Institut et de la Fondation Mérieux confiées aux Archives départementales et métropolitaines (Tribune de Lyon - 11 décembre 2025).
Pour en savoir plus sur le contenu de ces archives et les modalités de communicabilité, nous vous invitons à contacter les ADRML.
La bibliothèque des Archives municipales de Lyon (AML), possède également plusieurs ouvrages et dossiers documentaires biographiques sur les membres de la famille Mérieux, que vous pourrez consulter en salle de lecture des AML.
Bien à vous
The Chronology of Water