Je poursuis ma recherche généalogique sur la famille TÉTAZ (question précédente n°140695, pour laquelle je vous remercie encore vivement de la qualité et de la rapidité de vos recherches).
1. Suivi de l'Indicateur Henry Dans votre réponse du 22 juillet, vous mentionniez consulter prochainement l'Indicateur Henry (non numérisé) pour d'éventuelles informations complémentaires sur l'atelier ou la famille Tétaz. Avez-vous pu y trouver des éléments nouveaux ?
2. Précisions d'état civil et question du remariage de Nicolas François Tétaz Je dispose désormais de l'acte de naissance de Jean Stéphane Tétaz (registre des naissances 1865, Lyon 5e, acte n°121, dressé le 6 février) : né le 5 février 1865 à 11h00 au domicile conjugal, fils de TÉTAZ Nicolas François (37 ans, balancier, demeurant 6 rue de Gadagne) et de DUCHAMP Marie Anne (34 ans). Une mention marginale de cet acte comporte plusieurs mots illisibles suivis de « rue Romarin, 8 ». Le livret de famille de Jean Stéphane m'a par ailleurs permis d'établir qu'il a épousé Joséphine MALARIN (née le 5 juin 1853, « plieuse de chaînes ») le 26 novembre 1891 à Lyon 5e (registre n°448), les deux conjoints demeurant alors 8 rue des Fantasques. Un contrat de mariage a été signé le 8 novembre 1891 chez Me Ressicaud, notaire à Caluire. Ceci explique donc la mention « Joséphine » au recensement de 1896 : il s'agit de l'épouse du fils, et non d'une éventuelle seconde épouse du père. Reste en suspens l'identité d'« Antoinette », présentée comme la veuve Tétaz ayant repris le métier de balancier dans le recensement de 1901. S'agit-il d'une erreur de transcription (Joséphine à nouveau confondue), ou Nicolas François s'est-il remarié après le décès de Marie Anne Duchamp, entre 1865 et 1901 ? Auriez-vous accès aux tables décennales des décès et des mariages de Lyon (5e ou 1er arrondissement) permettant de vérifier ce point ?
3. Syndicat des Inventeurs Réunis de Lyon — une photo retrouvée Une photographie de groupe conservée dans les archives familiales porte un tampon « Syndicat des Inventeurs Réunis de Lyon », ce qui semble confirmer qu'un membre de la famille Tétaz en faisait bien partie — sans que je puisse déterminer s'il s'agit de Nicolas François ou de Jean Stéphane, la photo ne comportant ni date ni légende nominative. Le syndicat ayant été fondé le 16 avril 1894, et la mention « Vve Tétaz » apparaissant dans l'Annuaire Fournier dès 1898-1899 (suggérant un décès de Nicolas François vers 1897-1898), la photo pourrait dater d'avant 1898 (et représenter le père) ou d'après (et représenter alors nécessairement le fils). Conservez-vous, ou avez-vous connaissance d'un fonds contenant les listes de membres, bulletins ou photographies de ce syndicat pour les années 1894-1905, qui permettrait de dater ou d'identifier plus précisément cette photo ?
Merci encore pour votre aide précieuse.
Très cordialement,
GT
Réponse du Guichet
gds_eg
- Département : Equipe du Guichet du Savoir
Le 31/07/2026 à 11h55
La consultation de L'Indicateur Henry (1896-1972) conservé au Silo régional de la BmL recoupe et complète les indications de l'Annuaire Fournier : la mention Tétaz (Ve) apparaît dès 1898 et ce jusqu'en 1904. En 1906 on trouve "Tétaz (Ve), bouillonn." au 4, rue Fantasques. On trouve également de 1899 à 1904 la mention de l'associé balancier au 4, rue Fantasques : "Tétaz, balanc. asso., app. Fantasques, 4."
Dans le cadre de la poursuite de votre recherche généalogique, vous nous interrogez sur trois points.
1/ l'Indicateur Henry (non numérisé)
Nous avons consulté L'Indicateur Henry (1896-1972) conservé au Silo régional de la Bibliothèque municipale de Lyon, pour les années 1896-1906 (avec lacunes pour les années 1897, 1901-1903, 1905). Nous vous indiquons pour chaque année consultée, les entrées par numéro de rue et les entrées par patronyme.
Les informations se recoupent avec celles recueillies précedemment dans l'annuaire Fournier. Nous trouvons donc la mention Tétaz (Ve) dès 1898 et ce jusqu'en 1904. En 1906, n'apparaît plus que la mention "Tétaz (Ve), bouillonn." au 4, rue Fantasques Lyon 1er. L'abréviation bouillon. peut désigner ici un restaurant populaire et bon marché où l'on servait à l'origine du bouillon de viande revigorant (source : Dictionnaire de l'Académie Française). En revanche, nous trouvons également de 1899 à 1904 la mention supplémentaire de l'associé balancier au 4 rue Fantasques : "Tétaz, balanc. asso., app. Fantasques, 4."
N'apparaît plus que la mention de Tétaz (Ve), bouillonn." au 4, rue Fantasques Lyon 1er.
Vous trouverez ci-après, l'encart publicitaire présent dans l'Indicateur Henry de 1900 :
1900
2/ Joséphine MALARIN et Antoinette TÉTAZ
Le recensement de 1896 pour le 8 rue Romarin, fait effectivement apparaître dans le foyer, "Joséphine" âgée de 43 ans, qui semble bien être Joséphine MALARIN (1853 -), l'épouse de Jean Stéphane Tétaz (1865 -), comme le confirme la fiche Geneanet de ce dernier :
Concernant la veuve « Antoinette », âgée de 49 ans, présentée comme la veuve Tétaz ayant repris le métier de balancier dans le recensement de 1901, il s'agirait bien de la seconde épouse de Nicolas François Tétaz, lequel se marie en secondes noces avec Antoinette FOUR (1852- ), en novembre 1873. Sa première épouse Marie Anne DUCHAMP meurt en 1872.
On peut d'ailleurs repérer dans les recensements de 1881, 1886 et de 1891, les mentions respectives de "Tétaz Eugénie, 31 ans, sans profession, épouse" puis "Tétaz Eugénie, 34 ans, ménagère, sa femme" puis "Four Eugénie, 39 ans, sans profession, épouse", ces trois appellations désignant toutes Antoinette FOUR (1852- ), la seconde épouse de Nicolas François Tétaz. Ceci nous est confirmé par la fiche Geneanet de ce dernier :
3/ Comment dater et identifier les membres d'une photographie de groupe du Syndicat des Inventeurs Réunis de Lyon ?
Le recensement de 1886, ainsi que les fiches généalogiques des deux fils de Nicolas François Tétaz 1828-1896 (Jean Philibert Tétaz 1856-1905 et Jean Stéphane Tétaz 1865 -) nous indiquent que le père et les deux fils sus-cités ont été balanciers et donc suceptibles d'apparaître sur cette photographie. D'ailleurs, grâce à la connaissance de leurs dates de naissance respectives, on peut interpréter plus facilement les mentions du recensement de 1886 : "Jules, 21 ans, balancier" désigne Jean Stéphane né en 1865, tandis que "Joanny, 28 ans, balancier" désigne Jean Philibert né en 1858.
Mais comment identifier ces derniers sur votre photographie de groupe du Syndicat des Inventeurs Réunis de Lyon, ne comportant ni date ni légende nominative ?
Cette société fondée en 1894 et basée sur Lyon, au 17 place Bellecour, a pour but de : favoriser et propager les inventions, d’établir des relations entre ses membres inventeurs et les industriels ou financiers pouvant s’intéresser à leurs découvertes, d’organiser des expositions et concours d’invention avec remise de prix aux lauréats, d’organiser des conférences sur les sujets pouvant intéresser ses membres, et plus généralement, d’aider ses adhérents dans toutes les circonstances ou son action pourra s’exercer utilement.
Le 16 avril 1894, 14 innovateurs de la filière « textile », se réunissent à la salle Chevalier située boulevard de la Croix Rousse pour préparer l’Exposition Commerciale de Lyon de 1894 organisée par la Chambre de Commerce de Lyon. Pour défendre leurs intérêts, ils décident à cette occasion de fonder le « Syndicat des inventeurs réunis de Lyon ».
En 1902, ce syndicat installe son siège à Lyon au 17, place Bellecour (pour plus d’un siècle) et prend en 1908, le nom de : « Société Lyonnaise des Inventeurs et Artistes Industriels ». Le statut d’association selon la loi de 1901 est adopté. La Société Lyonnaise des Inventeurs se fait remarquer à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris. Beaucoup de branches industrielles sont représentées dans ses stands : la mécanique, les moteurs, le cinéma, la photographie, l’aviation, les télécommunications, le textile, la chimie, la médecine, l’électricité… Parmi les membres illustres figure le nom des frères Lumière.
Il nous semble extrêmement intéressant de consulter le dossier d'archives 1ETP2670 issu de la Chambre de commerce et d'industrie (Lyon) et conservé aux Archives du département du Rhône et de la Métropole de Lyon (ADRML). Il contient notamment les "bulletins de la société des inventeurs réunis, règlements, statuts de la société des inventeurs réunis" et des "informations sur les assemblées générales de la société lyonnaise des inventeurs et artistes industriels, organisatrice du concours" :
Cote/Cotes extrêmes : 1ETP2670 Date : 1894-1965
Présentation du contenu :
Soutien de la chambre : lettres de demande et d'attribution de subvention, listes des récompenses, procès-verbaux du concours, bulletins de la société des inventeurs réunis, règlements, statuts de la société des inventeurs réunis, extraits de comptes rendus de séance de la chambre, coupures de presse, communiqués, extraits des registres de comptes rendus des travaux de la chambre, correspondance. Ce dossier contient également quelques informations sur les assemblées générales de la société lyonnaise des inventeurs et artistes industriels, organisatrice du concours.
L'association est toujours administrativement active mais n'ayant plus d'adhérents, son site web et son adresse mail ne sont plus actifs. Les contacts mentionnés dans notre réponse de 2006 "société lyonnaise des inventeurs" ne sont donc plus à jour. Nous allons toutefois essayé de contacter un ancien membre pour avoir plus d'informations, nous vous en tiendrons informé.
En vous souhaitant bonne poursuite dans vos recherches !
Commentaire de
Rentetin :
Publié le 01/08/2026 à 15:28
Encore une fois, un grand merci aux équipes de bibliothécaires de Lyon pour les réponses apportées concernant la famille TÉTAZ, uniques balanciers de précision de la ville au XIXᵉ siècle.
Très cordialement. Guy TETAZ
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