Quel était l'épigraphe funéraire aujourd'hui effacé de l'archevêque Claude de Saint-Georges ?
Question d'origine :
Bonjour.
Très intéressé par l'histoire de la Primatiale Saint-Jean de Lyon, je recherche l'épigraphe funéraire de archevêque Claude de SAINT-GEORGES; Celle-ci est effacée sur sa dalle, dans la nef de la cathédrale.
Merci d'avance pour votre réponse.
Jean Claude C.
Réponse du Guichet
La recherche n'a pas permis de retrouver le texte aujourd'hui effacé de l'épitaphe de l'archevêque Claude de Saint-Georges (mort en 1714), bien que plusieurs ouvrages anciens confirment son inhumation dans la primatiale Saint-Jean de Lyon et mentionnent l'existence de sa pierre tombale. Une épitaphe proposée par une IA s'est révélée non sourcée. Les pistes les plus prometteuses restent les manuscrits anciens de la Bibliothèque municipale de Lyon, les Archives municipales et diocésaines, ainsi qu'un contact direct avec la primatiale, dont une réponse est attendue.
Bonjour,
Vous recherchez quel texte aujourd'hui effacé, fut gravé en guise d'épigraphe (plus communément appelée épitaphe pour une plaque funéraire) sur la pierre tombale de l'archevêque Claude de Saint-Georges dans la Primatiale Saint-Jean de Lyon.
Le Recueil de documents pour servir à l'histoire de l'ancien gouvernement de Lyon : contenant des notices chronologiques & généalogiques sur les familles nobles ou anoblies... avec le blason de leurs armes / mis en ordre & publié par L. Morel de Voleine,... & H. de Charpin,..., 1854, donne une courte biographie de Claude Saint-Georges retraçant son passage au sein de l'église. Voici l'extrait de la version numérisée en ligne de Google livres (voir p. 239 du fichier numérique) :
CLAUDE DE SAINT-GEORGES, de la maiſon de Vérac dans la Marche limouſine, fils de Claude de Saint-Georges & de Marie de Crémeaux, fut nommé chanoine-comte de l'égliſe de Lyon en 1650 , puis précenteur, évêque de Mâcon en 1682 , de Clermont en 1684, archevêque de Lyon en 1693. Il mourut le 9 juin 1714, & fut enterré dans l'égliſe de Saint-Jean noticepar M. Péricand. où ſa pierre tumulaire eft placée devant le chœur. Il eut pour fuffragant Antoine Sicault , & pour vicaire général Odet Croppet des Verneaux.
Un bout de la p. 39 de Notes pour servir à l'histoire de l’Église de Lyon : corévêques, Suffragants et Auxiliaires de Lyon / J. Beyssac, 1910, numérisé par Google livres, nous laisse entrevoir qu'il est question d'une épitaphe qui se voyait encore au XVIIIe siècle. Nous n'avons malheureusement pas cet ouvrage dans nos collections mais il est conservé à la BnF, sous la cote : 8-LK3-1510 (12).
Une autre source, Gallia christiana novissima : histoire des archevèchés, évèchés [et] abbayes de France, accompagnée des documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, ensemble encyclopédique en seize gros volumes rédigés en latin sur l'histoire de l'Ancienne France chrétienne (Gallia Christiana, Wikipédia), page numérique 195, colonnes 196-197 sur Google livres, rapporte ceci :
CXVII CLAUDIUS.
Claudius de Saint-Georges comes & præecen- tor ecclefiæ Lugdunenfis, cleri Gallicani agens generalis, defignatus fuit, 1. Matifconenfis epi- fcopus anno 1682. 2.o Claromontenf. 1684. 3. Turonenfis archiepifcopus, quam ecclefiam aliquandiu tenuit fed non confecratus, nec enim bullas a Romano pontifice potuit obtinere, quia tunc inter illum ac Regem & clerum vigebant illa diffidia, que non nifi quibufdam poft annis fedata funt, & quorum pars aliqua fuerat D. de Saint-Georges prædicta agentis cleri dignitate ufus in comitiis anni 1682. Sed pace reltituta, de- funéto Camillo a Rege fuffectus eft 5. Septem bris 1693. confecratus 28. Novembris in fa- cello feminarii S. Sulpitii Parifienfis ab Albienfi archiepifcopo, cooperantibus Cabilonenfi & Ru- thenenfi præfulibus. Pro ecclefiae fue primatu per 6. annos totis viribus decertavit, plurima con- quifivit ac confcripfit, eaque exquifita adverfus Rothomagenfem archiepifcopum Jacobum Nico Jaum Colbert: fed tandem caufa cecidit, decreto enim privati confilii fancitum eft nullo jure pri- matie Lugdunenfi fubjeétam effe Rothomagen- fem ecclefiam. Datum illud eft an. 1702. Mirum porro iftud horologium an. 1598. compofitum fed temporis lapfu adeo corruptum, ut jam fine motu prorfus inutile foret, reparari curavit, tanto fucceffu, ut longe perfectius evaferit. Obiit vir pius, doctus ac fervens ecclefiafticæ difcipline obfervator anno 1714-
CXVII CLAUDIUS.
Claudius de Saint-Georges, comte et précentor de l’Église de Lyon, agent général du clergé gallican, fut nommé : 1. évêque de Matifcon en 1682 ; 2. évêque de Claromonte en 1684 ; 3. archevêque de Tours, dont il occupa le siège quelque temps sans toutefois y être consacré, car il ne put obtenir les bulles du pontife romain, en raison des dissensions qui régnaient alors entre celui-ci, le roi et le clergé, et qui ne furent apaisées que quelques années plus tard ; parmi ces dissensions figurait notamment le fait que M. de Saint-Georges, en sa qualité d’agent général du clergé, avait pris part aux comités de l’année 1682. Mais la paix rétablie, il fut nommé par le roi à la suite du décès de Camille, le 5 septembre 1693, et consacré le 28 novembre dans la chapelle des religieuses de Saint-Sulpice à Paris par l’archevêque d’Aubagne, en présence des évêques de Cabilon et de Ruthen. Il lutta de toutes ses forces pendant six ans pour la primauté de l’Église, rédigea et rassembla de nombreux documents, et ces arguments raffinés contre l’archevêque de Rothomage, Jacques-Nicolas Colbert : mais l’affaire fut finalement classée, car un décret du Conseil privé avait établi que l’Église de Rothomage n’était soumise en aucune manière à l’autorité du primat de Lyon. Ce décret date de l’an 1702. Il fit par ailleurs réparer cette horloge de 1598, qui, avec le temps, s’était tellement détériorée qu’elle était désormais hors de marche et donc inutile, et ce avec un tel succès qu’elle en ressortit de loin plus parfaite. Ce pieux homme, érudit et fervent observateur de la discipline ecclésiastique, mourut en 1714.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
N'ayant pas trouvé trace de cette épitaphe dans les différentes sources consultées, nous avons sollicité une IA pour mener ces recherches. Celle-ci nous a fourni un texte :
Hic jacet illustrissimus et reverendissimus ecclesiæ præsul Claudius de Saint-Georges, archiepiscopus Lugdunensis et Galliarum Primas, re et nomine sanctus, qui obiit die 9 junii anno Domini 1714. Requiescat in pace.
Ici repose le très illustre et très révérend prélat de l'Église, Claude de Saint-Georges, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, saint en fait comme en nom, qui s'est éteint le 9 juin de l'an du Seigneur 1714. Qu'il repose en paix.
Malheureusement les sources qu'elle a citées ne se sont pas avérées justes sinon que cette épitaphe pourrait être contenue dans des documents non numérisés ni consultables en ligne. Il s'agirait de fonds d'archives et de monographies anciennes et rares qui nécessitent un déplacement en salle de lecture à Lyon. Parmi ces document, L'Archevêché [de Lyon] de l'abbé Jean-Baptiste Vanel (1851-1929), prêtre érudit et historien du diocèse. Cet ouvrage se trouve à la BmL mais aussi aux Archives municipales de Lyon et aux Archives départementales et métropolitaines. Il regroupe des notes succinctes sur les divers bâtiments qui servirent d'habitation aux archevêques de Lyon depuis Leidrade, au VIIIe siècle, jusqu'au jour (11 décembre 1906) selon III. Bulletins régionaux. In: Revue d'histoire de l'Église de France, tome 4, n°24, 1913, pp. 647-671, et de conséquentes descriptions physiques de la cathédrale selon l'IA. C'est assez contradictoire. Nous avons pu consulter l'ouvrage et avons constaté qu'il ne contient qu'un court paragraphe sur notre archevêque.
L'IA offre une autre possibilité, celle des manuscrits originaux du Chapitre de Saint-Jean conservés à la BmL sous le fonds général des Manuscrits de Lyon au fonds ancien dont l'accès est très limité car la consultation des documents patrimoniaux requiert un soin particulier. Par conséquent, la politique de conservation de ces documents veut que leur communication soit soumise à certaines conditions dont une autorisation préalable. Si vous souhaitez vous y rendre, prenez d'abord connaissance de cette page Consulter les collections anciennes et spécialisées. Pour vous aider davantage nous aurions aimé trouver l'intitulé exact du ou des fonds à consulter et les cotes mais l'ensemble est trop confus et énigmatique pour nous qui n'avons pas cette expertise. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de nos collègues qui ont en charge ces collections : fondsancien@bm-lyon.fr.
Les Archives municipales de Lyon semblent aussi posséder un certain nombre de documents en lien avec Claude de Saint-Georges. N'hésitez pas à les contacter ou vous y rendre.
Et même si lors de la séparation des Églises et de l'État, les manuscrits historiques possédés par le Chapitre de la Primatiale Saint-Jean ont été confisqués par l'État et versés à la bibliothèque de la ville (voir cette page), vous pourriez également vous tourner vers les archives du diocèse de Lyon dont voici les contacts.
Mais le plus rapide pourrait être de joindre directement la primatiale des Gaules dont voici les coordonnées :
Nous avons établi le contact et attendons sa réponse. Nous vous tiendrons informé.
Bonne journée
Le boom des retraductions