Question d'origine :
Pierre Bossan était il franc maçon ?
Réponse du Guichet
Pierre Bossan, architecte de la basilique de Fourvière, a été proche de l'occultisme et du mysticisme mais aucune des sources consultées n'indiquent qu'il a été franc-maçon.
Bonjour,
Pierre Bossan (1814 - 1888), architecte lyonnais mort à La Ciotat, est connu pour avoir réalisé la basilique de Fourvière.
BOSSAN (Pierre-Marie), architecte, né le 23 juillet 1814, est mort à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), le 23 juillet 1888. Il entra, à l'âge de vingt ans à l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon, où il obtint, en 1835, le premier prix d'architecture (Bains publics), la deuxième mention de concours mensuels et une mention d'ornement ; puis il se rendit à Paris, où il entra à l'atelier Labrouste. Revenu à Lyon, il ne tarda pas, dans l'espoir de faire fortune, à aller en Italie, en Sicile, faire des entreprises purement industrielles, qui ne réussirent pas. Il revint à l'architecture et fut choisi comme architecte par le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, et, depuis, de très nombreux travaux ont été exécutés sur ses plans avec le concours (indispensable, pour la partie matérielle) d'un certain nombre de collaborateurs, lesquels nous croyons devoir placer en regard de chaque édifice lorsque nous avons pu nous les procurer. Eglises paroissiales: 1842: de la Demi-Lune, à Lyon (Bresson, puis Desjardins); 1844: de Saint-George, à Lyon (Bresson) ; 1853 : de Valfleury dans la Loire (Léo); 1855 : de Couzon dans le Rhône (Léo, puis Franchet) ; 1856 : del'Immaculée-Conception, à Lyon (Léo, puis Franchet); 1857 : de Régny, dans la Loire (Léo) ; 1859 : de Nandax, de Neulise, dans la Loire (Franchet) ; 1862 : de la Mulatière, dans le Rhône et d'Ars dans l'Ain (Voyez S.-M. Perrin); 1863 et 1864 : de Sainte Anne du Sacré Coeur, à Lyon, et d'Echalon, dans l'Ain (Bourbon) ; 1868 : de Régnié,dans le Rhône) ; 1873 : d'Aouste, dans la Drôme (S.-M. Perrin) 51874 : de Graune, dans la Drôme ( ) et d'Oullins, dans le Rhône (Bourbon); 1876 : de Pradelles et de Saint-Genais, dans la Drôme ( ). — Basiliques : 1865 : de Saint-François Régis, à la Louvesc, dans l'Ardèche (un P. Jésuite) ; 1872 : de Notre-Dame de Fourrière, à Lyon, son oeuvre capitale (Sainte-Marie Perrin). (Les dépenses pour la construction s'élevaient, en 1897, au chiffre de 8.353.330 55). — Chapelles : 1845 : des P.P. Jésuites, rue Sala, à Lyon, démolie depuis; 1861 : des dames Carmélites et des Pères Dominicains, à Oullins, dans le Rhône (Franchet) ; 1866 : des Dames de Sainte-Marthe, à Valence, dans la Drôme ( ) et des Sauvages, près Tarare dans le Rhône (Franchet) ; 1868 : des Petites Soeurs de la Villette, dans le Rhône (ach. par Bresson et Bourbon); 1869 : des Pères Dominicains de Marseille (Joannès Rey) ; 1873, de Saint-Anthelme de Chignin, dans la Savoie (Rey) et des Dames Trinitaires de Valence (Rey), et des Pères Capucins à Crest, dans la Drôme (Rey) ; 1875, des Petites Soeurs des Pauvres, à Valence, dans la Drôme (Rey). — Monastères : 1854 : des Dames de la Visitation, a Lyon; 1862, de la Trappe des Dombes, dans l'Ain: 1863, des Dames de la Retraite, à Lyon; 1869, des Pères Dominicains de Saint-Maximin, dans le Var; 1878, des Pères Dominicains, de Marseille ; 1879, des Pères Dominicains, de Delle (Haut-Rhin). — Maisons : 1845 : Blanchon, quai Fulchiron, à Lyon ; 1858 : petit séminaire de Meximieux, dans l'Ain; 1863 : Borel, place des Jacobins, à Lyon; 1865, presbytère de la paroisse de l'Immaculée-Conception, à Lyon (publié dans la Revue de l'Architecture de 1866, planches 14 et 15, texte page 19) ; 1869 : hôpital Saint-Luc, à Lyon. — Restaurations : 1853 : petit porche du vieux Fourrière, à Lyon; 1880 : restauration de l'église de la Ciotat (Bouches-du-Rhône); 1887 : restauration de l'église de Roquevaire, dans les Bouches-du-Rhône. — Ouvrages divers : Stalle épiscopale, buffet d'orgues, autel portatif, pour l'église cathédrale de Lyon ; bannière à la Sainte-Vierge (gravée par J. Séon) ; autels, fonts baptismaux, pour diverses églises ; les quinze Stations du Chemin du Rosaire, à Lyon, publiées dans le Recueil d'Architecture de Wulliam et Farge, 2e année; tombeau de la famille Millon-Servier, au cimetière de Loyasse, à Lyon, publié dans la 11e année du recueil précédent. — Dessins pour ouvrages d'orfèvrerie (Favier, orfèvre à Lyon) 1855 : châsse des S.S. Martyrs de saint Irénée, à Lyon. — (Armand Calliat, orfèvre, à Lyon) : 1860 : ostensoir de l'Immaculée-Conception, à Lyon; 1867 : ostensoir de Notre-Dame de la Garde, à Marseille ; la chapelle offerte au pape Pie IX, par les Pères du Concile du Vatican, et une crosse, dite du Bon-Pasteur, offerte à Mgr Callot, évêque d'Oran; 1869 : ostensoir de N.-D. de la Salette, dans l'Isère; 1872 : ostensoir de l'Annonciaton pour la congrégation des Dames du Saint-Sacrement; 1873 : châsse de saint-François Régis, à la Louvesc, dans l'Ardèche et calice du curé de la cathédrale de Valence, dans la Drôme; 1874 : croix reliquaire de Poligny et châsse de saint Oyent, à Saint-Claude dans le Jura; 1875 : ostensoir de Notre-Dame de Fourvière; 1876 : autel en marbre et bronze de Notre-Dame de Bourg, dans l'Ain; 1877 : reliure de la Bulle Ineffabilis; 1880 : ciboire du Rosaire pour les Pères Dominicains, de Marseille; 1885 : ostensoir de l'église de Saint-François, à Lyon. — (Poussielgue-Rusand, orfèvre, à Paris) : ostensoir du Sacré-Coeur, de Paris. — (Tissot, orfèvre à Lyon): 1869 à 1879: exposition du Saint-Sacrement, de Moustiers, dans les Basses-Alpes; portes en bronze des églises d'Ars et de la Louvesc ; chandelier du cygne ; chandelier du griffon ; petit chandelier ; couronne de lumière ; encensoir et sa navette ; candélabre du griffon ; bras de lumière ; croix processionnelle.
Des dessins complets de la basilique de Fourvière, à Lyon, ont été exécutés par F. Giniez (Voyez ce nom) ; il existe aussi une vue latérale avec petit plan au bas, gravée par Séon. Dans les Annales de la Société académique d'Architecture de Lyon, tome IX, des héliogravures de Dujardin représentent une vue latérale nord, la porte orientale, dite des Lions, d'après son dessin, l'ostensoir et une étude de la crypte. Enfin on en trouve de nombreux détails dans les Matériaux et Documents de Raguenet. Le recueil des Annales a donné aussi une vue absidale de l'église de Sainte-Philomène d'Ars. L'église de Saint-George et la façade de l'église de l'Immaculée-Conception, toutes deux à Lyon, ont été gravées par Séon. — Admis comme membre titulaire de la Société académique d'Architecture de Lyon, le 7 juillet 1859, il était membre honoraire en 1885. La même année, il fut nommé commandeur de Saint-Grégoire le Grand.
Discours prononcé à ses funérailles par L. Bresson, président de la Société académique d'Architecture de Lyon. — Notice, par G. André, dans la Construction moderne, numéro du 8 décembre 1888. — Note nécrologique dans l'Architecture, journal hebdomadaire de la Société centrale des Architectes français de 1888, page 360. — Eloge, par Sainte-Marie Perrin, avec portrait en héliogravure, d'après un médaillon de E. Millefaut, dans le tome IX des Annales de la Société académique d'Architecture de Lyon, page 1, reproduite dans l'Architecture, pages 211, 322, 345 et 369. — L'OEuvre de Pierre Bossan, architecte (né à Lyon en 1814, mort à la Ciotat en 1888), Montbrison, 1891, par F. Thiollier, I vol. in-folio, 117 planches en héliogravure, 430 motifs d'architecture. — La Basilique de Fourvière, ses origines, son esthétique, son symbolisme, par S.-M. Perrin. Lyon, E. Vitte, 1896: — Une Promenade à Fourvière, discours de réception prononcé, à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, par S.-M. Perrin, le 6 avril 1897. Lyon, A. Rey. 1897.
L'aptitude de Lacuria à la clairvoyance, au secours de ses techniques divinatoires, était admise alentour. Un beau témoignage de ses prophéties est rendu par Mme de Rayssac dans son journal inédit, à la BML (ms. 5649).
Ami de Lacuria, le peintre Paul Chenavard (1807- 1895) avait lu - Marinette Grunewald l'a montré - Saint-Martin et Swedenborg qui devaient se côtoyer dans sa fresque monumentale de Sainte-Geneviève à Paris. (Sur le fonds Chenavard, voir 25).
...Ballanche, le grand Ampère, l'obscur Claude-Julien Bredin, Victor de Laprade, Adolphe Blanc de Saint- Bonnet : L'École mystique de Lyon (op. cit.) recouvre un peu personnellement (et même beaucoup si l'on compte les influences) et surtout doctrinalement. les Prophètes du XIXe siècle (La Colombe, 1954) convoqués par Raymond Christoflour: Saint-Martin, prophète de l'Espérance, Joseph de Maistre, prophète du Passé, Lacuria, prophète de l'Harmonie, Blanc de Saint-Bonnet, prophète de la Douleur, Gratry, prophète de la Vérité, Hello, prophète des Abîmes.
Encore Joseph Buche prolonge-t-il sa lignée réelle avec Louis Janmot, les deux Lacuria (le second est le dessinateur), Pierre Bossan, Paul Borel, Joseph Serre, manifestant ainsi, selon la préface d'Edouard Herriot, << la permanence du courant mystique à travers l'histoire de la pensée lyonnaise moderne >> (p. XI). Cette pensée mystique est bien illuministe à force d'illumination et du commerce des ancêtres illuminés. Et, si elle ne paraît irriguer de préférence la pensée lyonnaise qu'à l'époque moderne, entendons que celle-ci se continuera dans l'occultisme fin-de-siècle qui l'aura revendiquée et remontée, en rétrospective, jusqu'en deçà du Moyen Âge. Ainsi, Joséphin Péladan, qui au moins naquit à Lyon le 28 mars 1858, futur Sâr Mérodack et l'un des maîtres de la hiérophanie dont Papus battra l'estrade, semble désormais dans le droit fil lyonnais de Nostradamus. En tout cas, point de trame à cette chaîne.pp. 130-131
Selon le Dictionnaire historique de Lyon, Lacuria a fréquenté le chemin de l'occultisme qui à Lyon n'est pas secret [...] mais il est discret précise l'auteur de la notice occultisme présente dans ce dictionnaire :
Lacuria est sans doute une des figures les plus singulières de l'exceptionnel mouvement philosophique lyonnais du 19e siècle ; prêtre de l'Église catho-lique, à laquelle il reste fidèle jusqu'à la fin, il est emporté dans le grand mouvement des idées et le grand tourbillon politique du siècle, tentant, comme Pierre-Simon Ballanche, Antoine *Blanc de Saint- Bonnet et tant d'autres, de donner un sens, à partir de sa foi, à une histoire qui semble n'en avoir pas. Sa volonté de penser à la marge de la philosophie et de la théologie chrétienne le mène incontestablement, dans sa recherche d'une unité qui donne sens à l'histoire et à l'homme dans l'histoire, sur le chemin de l'* occultisme, où il a rencontré après sa mort beaucoup d'interprètes, notamment Robert Amadou (1924-2006), qui lui a consacré en 1981 un important dossier dans trois numéros de la revue Atlantis. L'unité que l'abbé Lacuria croit trouver dans la science des sciences, qui est pour lui « la science merveilleuse des nombres», se révèle sans doute plus sûrement à nos yeux dans ses Carnets spirituels, qui transcrivent une expérience mystique d'une grande intensité. La *Bibliothèque municipale de Lyon conserve un important fonds de manuscrits de Paul Lacuria.
Si occultisme, mysticisme et franc-maçonnerie peuvent être liés, aucune des sources auxquelles nous avons pu accéder et que nous avons pu consulter ne confirment que Pierre Brossan a été franc-maçon.
Bonne journée
Le grand livre de St Cyprien ou Le trésor de la sorcellerie