Reste-t-il des traces du recueil "Regards en arrière" de mon grand-père J.M. Percier ?
Question d'origine :
Je voudrais savoir si il y des traces du recueil de Poème intitulé Regards en arrière de mon grand père Jean Marie Percier né en 1880 et mort en 1920 .habitant au 43 de la rue du Beguin à Lyon 69007 .il avait faire la guerre de 1914
Réponse du Guichet
Aucun recueil de poèmes intitulé "Regards en arrière" n’est conservé à la BmL mais les souvenirs de Léon Aubineau portent ce titre et sont numérisés sur Numelyo. La bibliothèque détient en revanche le recueil "Les Chants de l’Usine" (1927) de Jean‑Marie Percier, né en 1880 et mort en 1940 selon sa notice, avec des poèmes évoquant le travail et les combats de 14‑18. Des poèmes de Percier figurent aussi dans la revue La Flamme (1933–1939, Fonds Chomarat), ce qui confirme qu’il n’est pas décédé en 1920, sauf s’il s’agit d’un homonyme.
Bonjour,
Aucun recueil de poèmes intitulé "Regards en arrière" n'est conservé dans nos collections. Les récits et souvenirs de Léon Aubineau (1815-1891), archiviste paléographe, sont en revanche bien réunis sous ce nom. Nous conservons l'ouvrage à la BmL et celui-ci est numérisé en ligne sur Numelyo.
Cependant, la bibliothèque municipale de Lyon conserve un recueil de poésie intitulé "Les Chants de l'Usine" (1927). Il est crédité à un certain Jean-Marie Percier, mais nos dates à son sujet diffèrent des votres. Si nous nous accordons bien sur sa date de naissance en 1880, il est indiqué sur notre notice que le poète est mort en 1940 et non en 1920.
Les Chants de l'Usine contiennent plusieurs poèmes : Fête du Travail (1903), Vers l'Avenir (1903), Au Banquet de Corbas (1906), Souvenir de la Soirée (1919), Lunch des Médaillés (1920), Des Nouvelles Médailles Bien Placées (1928), Banquet de Meximieux (1921) et Paroles de Coeur (Epilogue).
Dans les ultimes pages, l'auteur confirme qu'il est né en 1880, s'adressant à son ami et collègue de travail Ferblantier, il écrit "Ferblantier mon ami, lorsqu'en août 1893, je vins me ranger près de toi, sous ta bannière, je n'étais pas bien grand avec mes treize années dépassées de peu." Il est aussi suggéré que l'auteur a bien participé au conflit mondial de 14-18.
L'avant propos et l'épilogue sont destinés à Ferblantier. Les journées éprouvantes au travail, les patrons et les meilleurs hommes de l'usine mais aussi les pertes tragiques de 14-18 sont au programme de ces quelques pages.
Quelques poèmes sont aussi contenus dans des revues d'époque conservées dans le Fonds Chomarat. La Flamme, revue de poésie et de littérature parue entre 1933 et 1939 contient un poème de Jean-Marie Percier. S'il s'agit bien de votre grand-père, cette publication en 1933 constitue une nouvelle preuve que celui-ci n'est pas décédé en 1920.
Mais peut-être avons nous affaire à un homonyme ?
Des recherches annexes sur internet n'autorisent aucune hypothèse supplémentaire. Notez simplement que dans l'espace commentaire de la page sur la Rue Béguin sur le site "Rues de Lyon", deux personnes sont intervenues avec des remarques intéressantes. L'un explique qu'il s'agit de la rue d'enfance de cet auteur "savoyard" dont il vient d'acheter un ouvrage tandis que le second nous livre quelques lignes d'un poème de J-M Percier sur sa rue : "Chacun aime sa rue ou son foyer l’appelle et malgré ses défauts la trouve la plus belle .immense boulevard .vaste place aux ébats ou bien ruelle étroite où se pressent nos pas....nous l’aimons comme elle est :; c’est notre paroissienne :elle vit notre vie ...et nous vivons la sienne ...etc......"
Bonne journée.
Apparition : dans le ciel de Berlin-Est