Question d'origine :
Bonjour,
Pouvez-vous me donner des informations sur les fonctions des zébrures chez le zèbre ?
Merci !
Réponse du Guichet
Mammifères équidés, les zèbres se rencontrent dans le sud et l’est de l’Afrique et se répartissent en 3 espèces : le zèbre de montagne, le zèbre de plaine et le zèbre de Grévy. L’épaisseur et le dessin des rayures varient selon l’espèce et, au sein de celle-ci, selon les sous-espèces et les populations. Leur motif présente même de légères différences entre les individus, un peu à la manière des empreintes digitales chez l’homme.
Les principales hypothèses débattues par les scientifiques au cours de la dernière décennie pour expliquer le rôle des rayures sont la dissuasion des mouches piqueuses, la thermorégulation grâce au mouvement d’air généré par les rayures, ainsi que 3 hypothèses anti-prédation : le camouflage, la coloration éblouissante, et la communication interespèces visant à favoriser la formation de troupeaux mixtes protecteurs.
À l’état actuel de la recherche, la protection à courte distance contre les mouches hématophages est considérée comme le facteur évolutif à l’origine des rayures du zèbre, bien que le mécanisme précis reste inconnu. Cette théorie à elle seule n'explique pas les rayures si marquées du zèbre, ni la variation interspécifique de leur largeur. Une étude récente suggère que le contraste élevé et les bandes fines empêchent la formation de grandes surfaces sombres, attractives pour les taons. La théorie de la communication interespèces n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation empirique.
Bonjour,
Le zèbre est un mammifère herbivore de la famille des équidés, comme le cheval et l’âne. Il vit principalement en Afrique subsaharienne, dans les savanes, les prairies et les régions montagneuses. Les trois espèces actuelles sont le zèbre des plaines (Equus quagga), le plus répandu et vivant en grands troupeaux ; le zèbre de Grévy (Equus grevyi), le plus grand et le plus rare ; le zèbre de montagne (Equus zebra), adapté aux reliefs arides d’Afrique australe. Son pelage, formé de rayures noires et blanches, possède un motif unique, comparable à une empreinte digitale.
Plusieurs hypothèses avancées pour expliquer le rôle de ces rayures sont débattues dans des articles scientifiques, souvent publiés en anglais. Les rayures semblent surtout contribuer à réduire les attaques de mouches piqueuses, même si d’autres fonctions sont encore discutées.
La notice de l'Encyclopédie Larousse « Zèbre » présente les trois espèces actuelles, leur classification, leur répartition et leurs principales caractéristiques :
Mammifère équidé d'Afrique, voisin du cheval et de l'âne, à robe blanche à beige rayée verticalement de noir ou de brun sombre, dont on connaît 3 espèces. Les zèbres se rencontrent dans le sud et l’est de l’Afrique. Ils se répartissent en trois espèces : le zèbre de montagne, le zèbre de plaine et le zèbre de Grévy.
Les zèbres ont un pelage caractéristique, rayé verticalement de noir (ou brun) et de blanc (ou beige clair). Ils ont de grandes oreilles, une courte crinière dressée et une queue assez touffue à son extrémité. Ils mesurent, selon les espèces et les individus, entre 1,20 m et 1,50 m au garrot, pour 1,90 m à 2,60 m de long. Le zèbre de montagne, avec 1,20 m au garrot en moyenne, est le plus petit.
Outre la taille, les trois espèces présentent d’autres différences morphologiques. Notamment, le zèbre de montagne ressemble au cheval et hennit, tandis que celui de Grévy se rapproche physiquement plus de l’âne et brait. On peut également noter des variations dans l’aspect de leur robe, ainsi que dans la forme des oreilles : grandes et rondes chez le zèbre de Grévy, plus allongée chez les deux autres espèces.
L’épaisseur et le dessin des rayures varient selon l’espèce et, au sein de celle-ci, selon les sous-espèces et les populations. Elle présente en outre de légères différences entre les individus, un peu à la manière des empreintes digitales chez l’homme. Le zèbre de Grévy a les rayures les plus fines, les plus rapprochées et par conséquent les plus nombreuses : on en compte environ 80 par animal, contre une trentaine chez le zèbre de plaine et une quarantaine chez le zèbre de montagne. Chez le zèbre de plaine, l’épaisseur des rayures diminue progressivement chez les différentes sous-espèces, considérées du nord vers le sud. Les deux sous-espèces du zèbre de montagne présentent également des variations dans leur robe : le zèbre du Cap a de très larges rayures noires qui alternent avec des bandes beaucoup plus fines de couleur grise ou beige foncé, des rayures les plus larges, (elles sont encore plus larges sur la croupe que sur le reste du corps), en outre intercalées avec de fines bandes claires ; le zèbre de Hartmann n’a pas de rayures intercalaires, mais ses bandes noires s’élargissent et s’espacent de façon très importante sur la croupe. [...]
Les femelles font leur premier petit entre 3 et 5,5 ans selon les espèces. Elles mettent ensuite au monde un jeune tous les 1 à 3 ans. La gestation dure en moyenne de 11 à 12 mois.
Les zèbres sont herbivores. Ils se nourrissent essentiellement d’herbes, mais le zèbre de montagne apprécie aussi les feuilles, et le zèbre de Grévy le grain et les foins. Les zèbres vivent en petits groupes stables regroupant 1 mâle accompagné d'une ou plusieurs femelles et de leurs jeunes. Les jeunes mâles célibataires vivent également en groupes. Ils s’en détachent lorsqu’une jeune femelle, ayant atteint sa maturité sexuelle, quitte le troupeau maternel.
Source : Encyclopédie Larousse
Concernant le rôle des rayures, l'article sus-cité précise qu'il est mal élucidé et que les rayures pourraient jouer un rôle déroutant pour les prédateurs quand le troupeau se met en branle : l’effet visuel produit par le mélange des rayures rendrait ainsi flous les contours individuels des animaux. Elles pourraient également avoir une fonction sociale, stimulant l’attachement entre individus (Source : Ibid).
Cependant, l’idée selon laquelle les rayures rendraient les zèbres invisibles aux lions ou aux hyènes est aujourd’hui peu soutenue scientifiquement. Les modèles de vision montrent que, dans les milieux ouverts où vivent principalement les zèbres, leurs rayures ne masquent pas efficacement leur silhouette. Un léger avantage reste possible dans les boisements ou dans certaines conditions de faible luminosité. À ce sujet, il convient de lire l'article académique suivant :
Melin AD, Kline DW, Hiramatsu C, Caro T (2016) Zebra Stripes through the Eyes of Their Predators, Zebras, and Humans [Les rayures des zèbres vues par leurs prédateurs, les zèbres eux-mêmes et les humains]. PLoS ONE 11(1): e0145679.
Résumé
L’idée, vieille d’un siècle, selon laquelle les rayures rendraient les zèbres difficiles à repérer pour les grands carnivores n’a jamais fait l’objet d’une étude systématique. Nous avons évalué cette hypothèse en traitant des images numériques de zèbres à l’aide de filtres spatiaux et chromatiques spécifiques à chaque espèce, afin de simuler leur apparence telle qu’elle est perçue par le système visuel de leurs principaux prédateurs et par les zèbres eux-mêmes. Nous avons également mesuré la largeur des rayures et le contraste de luminance afin d’estimer les distances maximales à partir desquelles les lions, les hyènes tachetées et les zèbres peuvent distinguer les rayures. Nous avons constaté qu’au-delà d’environ 50 m (en plein jour) et 30 m (au crépuscule), les rayures des zèbres sont difficiles à distinguer pour les systèmes visuels estimés des grands carnivores, mais pas pour les humains. Lors des nuits sans lune, les rayures sont difficiles à distinguer pour toutes les espèces au-delà d’environ 9 m. Dans les habitats ouverts et dépourvus d’arbres où les zèbres passent la majeure partie de leur temps, ceux-ci sont identifiés aussi clairement par le système visuel du lion que les ongulés de taille similaire, ce qui suggère que les rayures ne peuvent pas conférer de crypsis en brisant le contour du zèbre. Les rayures confèrent un léger avantage par rapport à un pelage uni pour masquer la forme du corps dans les zones boisées, mais cet effet est plus marqué chez les humains que chez les prédateurs. Les zèbres semblent moins capables que les humains de distinguer les rayures, bien qu’ils y parviennent mieux que leurs principaux prédateurs. En conclusion, comparées au pelage uniforme d’autres herbivores sympatriques, il semble hautement improbable que les rayures constituent une forme de camouflage anti-prédateur.Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
L'hypothèse, selon laquelle l’alternance de bandes noires et blanches créerait des mouvements d’air refroidissants, pour réguler la température des zèbres, est elle-aussi peu probable. Une expérience de longue durée n’a pas trouvé de différence de température interne entre des modèles rayés et des modèles gris de réflectance comparable :
Horváth, G., Pereszlényi, Á., Száz, D. et al. Experimental evidence that stripes do not cool zebras [Des données expérimentales démontrent que les rayures ne permettent pas aux zèbres de se rafraîchir] Sci Rep 8, 9351 (2018).
Résumé
Il existe pas moins de 18 théories concernant les fonctions possibles des rayures des zèbres, l’une d’entre elles étant de permettre le refroidissement de l’animal. Nous avons mené des expériences sur le terrain et effectué des mesures thermographiques afin de déterminer si la thermorégulation pouvait jouer un rôle chez les organismes présentant des rayures de zèbre. Un corps de zèbre a été modélisé à l’aide de fûts métalliques remplis d’eau, recouverts de peaux de cheval, de bovin et de zèbre, et présentant divers motifs noirs, blancs, gris et rayés. Les fûts ont été installés en plein air pendant quatre mois, leur température interne étant mesurée en continu. À l’aide de la thermographie, les distributions de température à la surface des fûts ont été comparées à celles de zèbres vivants. Les fûts à rayures de zèbre exposés au soleil reproduisaient fidèlement les caractéristiques de température superficielle des zèbres exposés au soleil. Nous avons constaté qu’il n’y avait pas de différences significatives de température interne entre les tonneaux rayés et les tonneaux gris, même lors de nombreuses journées chaudes, indépendamment de la température de l’air et de la vitesse du vent. La température interne moyenne des tonneaux augmentait selon l’ordre suivant : bovins blancs, bovins gris, zèbre réel, zèbre artificiel, cheval gris, bovins noirs. Par conséquent, nous démontrons que les pelages rayés des zèbres ne maintiennent pas le corps à une température plus basse que les pelages gris, ce qui remet en cause l’hypothèse d’un rôle thermorégulateur des rayures du zèbre.Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Autres hypothèses avancées : les rayures pourraient contribuer à la reconnaissance entre individus, à la formation de troupeaux mixtes ou à certaines interactions avec les prédateurs. Une revue récente juge cette possibilité intéressante, notamment pour expliquer pourquoi les rayures varient selon les régions du corps, mais il manque encore des preuves expérimentales directes :
Ireland, H.M. and Ruxton, G.D. (2025), Zebra stripes: the questions raised by the answers [Les rayures de zèbre : les questions soulevées par les réponses] Biol Rev, 100: 2660-2680.
RÉSUMÉ
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer pourquoi les trois espèces de zèbres (Equus quagga, E. grevyi et E. zebra) sont rayées. Nous examinons dans quelle mesure ces théories expliquent la nature (plutôt que simplement l'existence) des rayures. Plus précisément, nous étudions dans quelle mesure les différentes théories expliquent (i) la forme des rayures du zèbre (en particulier sur les différentes parties du corps), (ii) la variation des rayures entre les populations de zèbres et entre les espèces, et (iii) l'absence de rayures chez d'autres équidés ou d'autres grands mammifères herbivores. Les principales hypothèses débattues au cours de la dernière décennie sont la dissuasion des mouches piqueuses, la thermorégulation grâce au mouvement d’air généré par les rayures, ainsi que trois hypothèses anti-prédation : le camouflage pour éviter d’être repéré ; la coloration éblouissante pour désorienter les poursuivants ; et la communication interespèces visant à favoriser la formation de troupeaux mixtes protecteurs. Notre évaluation suggère que ces théories peinent à expliquer tous les aspects de la variation des rayures. Pour chaque théorie, nous identifions, par un raisonnement logique ou à l’aide de données empiriques, les aspects de la variation qu’elle ne parvient pas à expliquer, ou les cas où les informations font actuellement défaut. Dans ce dernier cas, nous proposons des suggestions concrètes quant aux types d’études empiriques qui seraient les plus utiles. La dissuasion des mouches piqueuses est la théorie qui bénéficie actuellement du soutien empirique le plus solide, mais cette théorie à elle seule peine à expliquer pourquoi les rayures sont si marquées chez le zèbre mais pas chez d’autres mammifères africains, ni la répartition des rayures sur le corps.Ces aspects peuvent s'expliquer par la théorie de la communication interespèces, mais cette théorie n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation empirique. Nous proposons des pistes pour que les études futures puissent tirer le meilleur parti de notre cadre théorique afin de combler les lacunes les plus urgentes dans notre compréhension de cet exemple emblématique de coloration animale.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
À l’état actuel de la recherche, la fonction la mieux étayée des zébrures est la protection contre les mouches hématophages, surtout les taons, les stomoxes et les glossines. Les rayures semblent surtout agir à courte distance : les mouches approchent les zèbres, mais atterrissent moins souvent ; elles décélèrent mal et heurtent parfois le pelage au lieu de se poser ; elles restent moins longtemps et sondent moins souvent la peau. Ces résultats ont été observés sur des zèbres réels, des chevaux portant des couvertures rayées et des peaux de zèbre expérimentales. Lire ces deux articles scientifiques :
- Caro T, Argueta Y, Briolat ES, Bruggink J, Kasprowsky M, Lake J, et al. (2019) Benefits of zebra stripes: Behaviour of tabanid flies around zebras and horses. [Avantages des rayures du zèbre : comportement des tabanidés en présence de zèbres et de chevaux]. PLoS ONE 14(2): e0210831.
Résumé
La prévention des attaques de mouches piqueuses est de plus en plus considérée comme le facteur évolutif à l’origine des rayures du zèbre, bien que le mécanisme précis par lequel ces rayures atténuent les attaques des ectoparasites reste inconnu. Nous avons étudié le comportement des tabanidés (taons) à proximité de zèbres des plaines en captivité et de chevaux domestiques de couleur uniforme vivant dans un haras en Grande-Bretagne. Les observations ont montré que moins de tabanidés se posaient sur les zèbres que sur les chevaux par unité de temps, bien que les taux de tabanidés tournoyant autour ou effleurant brièvement le pelage des zèbres et des chevaux ne diffèrent pas. Lors d’une expérience au cours de laquelle des chevaux ont porté successivement des manteaux en tissu de différentes couleurs, ceux arborant un motif rayé ont subi des taux nettement plus faibles de contact et de pose des tabanidés sur leur pelage que les mêmes chevaux vêtus de noir ou de blanc ; toutefois, aucune différence n’a été observée dans les taux d’attaque visant leur tête nue. Des analyses vidéo distinctes et détaillées ont montré que les tabanidés s’approchaient plus rapidement des zèbres et ne ralentissaient pas avant de les toucher ; proportionnellement, davantage de tabanidés se contentaient d’effleurer le pelage des zèbres plutôt que de s’y poser, par rapport aux chevaux. Prises dans leur ensemble, ces conclusions indiquent que, de près, les surfaces rayées empêchaient les mouches d’effectuer un atterrissage contrôlé, mais n’influençaient pas le comportement des tabanidés à distance. Pour se défendre contre les mouches, les zèbres agitaient la queue et s’enfuyaient pour échapper à la nuisance, tandis que les chevaux présentaient des taux plus élevés de contractions cutanées. En raison des rayures des zèbres, très peu de tabanidés ont réussi à se poser sur eux et, compte tenu de leur comportement imprévisible, rares sont ceux qui y sont restés longtemps ou qui ont tenté de leur sucer le sang.Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
- Tombak, K.J., Gersick, A.S., Reisinger, L.V. et al. Zebras of all stripes repel biting flies at close range. [Les zèbres, quelles que soient leurs rayures, repoussent les mouches piqueuses à courte distance] Sci Rep 12, 18617 (2022)
Résumé
L'hypothèse la plus plébiscitée pour expliquer pourquoi les zèbres ont des rayures est que celles-ci repoussent les mouches piqueuses. Si cet effet est bien établi, le mécanisme qui le sous-tend reste toutefois difficile à cerner. Une multitude d'hypothèses ont été avancées, mais peu d'expériences ont permis de restreindre le champ des explications possibles. De plus, les caractéristiques visuelles complexes du pelage réel des zèbres et la variation naturelle de la largeur des rayures ont été largement négligées dans les protocoles expérimentaux. Lors d’expériences de terrain de type « choix apparié » menées dans une savane kenyane, nous avons constaté que les mouches Stomoxys affamées, relâchées dans un enclos, préféraient nettement se poser sur des peaux d’impalas de couleur beige uniforme plutôt que sur des peaux de zèbres rayées ; elles ne montraient toutefois aucune préférence entre les peaux des espèces de zèbres présentant les rayures les plus larges et celles présentant les rayures les plus étroites. Nos résultats confirment que les rayures du zèbre repoussent les mouches piqueuses dans des conditions naturelles et qu’elles le font à courte distance (ce qui suggère que plusieurs des mécanismes supposés agir à distance ne sont pas nécessaires à l’effet de répulsion des mouches), mais indiquent que la variation interspécifique de la largeur des rayures est associée à des pressions de sélection autres que celles exercées par les mouches piqueuses.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Les rayures du zèbre ne servent donc probablement pas à rendre le zèbre invisible de loin mais perturberaient plutôt la vision ou le contrôle du vol des mouches au dernier moment, les empêchant de se poser correctement. Si la fonction de protection contre les mouches piqueuses est établie, le mécanisme précis est difficile à cerner et peine à expliquer toutefois les rayures si marquées chez le zèbre et la répartition des rayures sur le corps.
Une étude plus récente suggère que le contraste élevé et les bandes fines empêchent la formation de grandes surfaces sombres, attractives pour les taons :
Tim Caro, Eva Fogg, Tamasin Stephens-Collins, Matteo Santon, Martin J. How; Why don't horseflies land on zebras ? [Pourquoi les taons ne se posent-ils pas sur les zèbres ?]. J Exp Biol 15 February 2023; 226 (4): jeb244778.
RÉSUMÉ
Les rayures dissuadent les taons (tabanidés) de se poser sur les zèbres et, bien que plusieurs mécanismes aient été proposés, ces hypothèses n’ont pas encore été vérifiées de manière satisfaisante. Dans cette étude, nous avons examiné trois mécanismes visuels susceptibles d’empêcher les tabanidés de se poser (aliasing, contraste et polarisation), tout en étudiant également la taille des éléments du motif à l’aide d’enregistrements vidéo de taons autour de pelages présentant différents motifs, placés sur des chevaux domestiques. Nous avons constaté que les taons évitent de se poser sur des rayures à fort contraste, mais pas sur celles à faible contraste, imprimées sur le pelage des chevaux. Nous n’avons trouvé aucune preuve indiquant que les taons soient attirés par les pelages reflétant mieux la lumière polarisée. Les taons étaient légèrement moins attirés par les motifs à carreaux réguliers que par les motifs irréguliers, mais cet effet n’était pas suffisamment marqué pour étayer l’hypothèse d’une perturbation du flux optique due à l’aliasing. Cela s’explique plus probablement par une attraction vers les grandes taches sombres présentes dans les motifs à carreaux irréguliers, une idée corroborée par la comparaison des atterrissages avec la taille des motifs sombres présents sur les différentes robes. Notre hypothèse de travail concernant les principales caractéristiques antiparasitaires de la robe du zèbre est que ses rayures sont finement dessinées et étroites, car ces caractéristiques éliminent spécifiquement la présence de grandes taches sombres monochromes qui attirent fortement les taons à courte distance.Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Espérons que de prochaines études scientifiques nous apporteront bientôt une compréhension encore plus fine de la robe des zèbres !
Pour un dossier complet sur les zèbres (histoire évolutive, morphologie, mode de vie, reproduction, écologie et menaces), voir zèbre[faune] de l'Encyclopédie Larousse.
Le Musée Nationale d'Histoire Naturelle (MNHN) donne des informations précises (mode de vie, habitat, alimentation, etc.) sur le Zèbre de Grévy et le Zèbre de Grant (la plus petite des 6 sous-espèces de zèbres des plaines et la plus commune).
Dans son article du 16 mai 2023 D’où viennent les rayures et les autres motifs des animaux ?, le MNHN présente une synthèse des mécanismes de formation des motifs biologiques.
Bien à vous
Pastorales