Où trouver des fonds numérisés d'éphémères politiques et militants du XXe siècle ?
Question d'origine :
Bonjour,
Où trouver des fonds d'archives numérisés de tracts et affiches militants ou politiques du XXe siècle? (pas de zone géographique particulière)
Merci beaucoup,
MC
Réponse du Guichet
Depuis une dizaine d’années, les éphémères ou petits papiers, désignant une grande variété de documents diffusés en dehors des circuits formels (du tract à l'affiche en passant par les flyers, invitations, pétitions...) suscitent un intérêt historique croissant, du fait qu’ils donnent accès à la vie quotidienne, sociale, politique et militante. Leur essor est considérable à partir de la Révolution industrielle même si dès l’Ancien Régime, des particuliers regroupent des pièces témoignant d’événements vécus.
Conservés en bibliothèques publiques ou spécialisées et en services d'archives, classés selon le producteur ou comme une collection à part entière au sein d'un fonds d'histoire locale, ils proviennent principalement du Dépôt légal imprimeur, d'une collecte volontaire ponctuelle, ciblée ou de grande ampleur comme à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Pour une recherche française ciblée sur les tracts et affiches militants et politiques du XXe siècle, nous vous conseillons de commencer par L'Argonnaute, Gallica et la salle des Inventaires virtuelle des Archives Nationales, puis d'élargir votre périmètre à l'International avec l'International Institute of Social History (IISH) et Europeana. D'autres collections numérisées d'éphémères politiques vous sont indiquées.
Bonjour,
Les éphémères sont des documents produits pour un usage ponctuel, une circonstance précise ou une durée de vie courte, et qui étaient généralement destinés à être jetés après usage. Leur intérêt historique vient précisément du fait qu’ils donnent accès à la vie quotidienne, sociale, politique et militante, alors qu’ils ont rarement été conservés systématiquement :
Les éphémères désignent une grande variété de documents, du tract au menu en passant par le prospectus, le catalogue publicitaire ou encore le faire-part. Objets de la vie quotidienne, produits en masse et destinés à ne pas survivre au-delà de leur utilité immédiate, ils sont souvent restés dans l’ombre au sein des collections des institutions qui les collectent et les conservent. Depuis une dizaine d’années, ces documents éphémères suscitent un intérêt croissant, tant de la part des professionnels qui œuvrent à leur signalement et à leur conservation, que des chercheurs qui explorent ces sources méconnues, à la croisée des sciences humaines et sociales, de la littérature et des arts.
Source : Documenter le quotidien : enjeux et spécificités des fonds d’éphémères – Première partie (BnF)
Vieux papiers, petits papiers, occasionnels, bilboquets… Imprimeurs, collectionneurs, bibliothécaires et archivistes ont inventé un vocabulaire foisonnant pour désigner ces documents souvent imprimés (même s’ils comportent parfois des éléments manuscrits), non reliés, non périodiques et produits en dehors de l’édition classique. Leur essor est considérable à partir de la Révolution industrielle. Témoins précieux et parfois uniques de la vie sociale, politique et culturelle, les éphémères sont principalement conservés dans des services d'archives ou de bibliothèques publiques ou spécialisées (bibliothèques de musées...).
En bibliothèque, ils sont fréquemment présents dans les fonds locaux et régionaux. Ils peuvent aussi être classés en recueils, par thème, date, lieu ou producteur, car leur description pièce par pièce serait trop lourde. La Bibliothèque municipale de Lyon reçoit depuis 1943 le Dépôt légal imprimeur. A ce titre, elle collecte, classe et traite chaque année près de 6000 « éphémères » (tracts, affiches, publicité, catalogues de vente, calendriers…. ). Les documents sont traités en recueil, par territoire puis par thème. Ils ne sont pas traités à la pièce (Voir le Plan de classement des éphémères du dépôt légal de la BmL). À cet égard, il est aussi pertinent de lire l'article de la BnF consacré au fonds de documents éphémères imprimés conservés en recueils au département Philosophie, histoire, sciences de l’homme. La BnF inclut ainsi dans ses recueils des tracts, dépliants, programmes, catalogues commerciaux, documents administratifs, affiches et documents de propagande.
En archive, un document éphémère peut être conservé dans le fonds d’archives du producteur concerné (association, syndicat, parti, fonds personnel de militant...), ou dans une collection ouverte de "petits papiers" classée par thèmes, evènements, etc. Nous vous invitons à lire l'article ARCHIVES/Qui collecte des éphémères pour les archives ? sur le blog Histoires lyonnaises :
Les éphémères imprimés sont, depuis le début des années 2000, un continent en cours d’exploration. Portés par de nouveaux chantiers historiques et littéraires1, ces objets, participant du non-livre et que l’on retrouve dans les fonds patrimoniaux des bibliothèques, dans les fonds d’archives, sont maintenant légitimes. S’ils furent en 2004 l’objet d’un colloque Rhône-alpin les qualifiant de « patrimoine de circonstances » ou de « curiosités »2, s’ils sont aussi sous la plume d’Anne-Laurence Mennessier en 2005 un objet « invisible » des bibliothèques3, et sans doute des archives4, leur saisie scientifique a depuis largement contribué à les interroger, rendre visible leur pertinence heuristique tout comme la nécessité d’une réflexion sur les conditions mêmes de la présence de l’éphémère imprimé en bibliothèque, dans les musées ou en archive. Une série de travaux leur permet d’échapper à l’emprise heuristique des batailles de l’imprimé, séminales dans la saisie originelle, pour l’historien de l’objet. La réflexion sur l’éphémère imprimé s’est imposée, renouvelant la nécessité de la collaboration des archivistes, des bibliothécaires et des chercheurs. Le projet Patrimeph, notamment, par ses publications, balise cette reconnaissance de l’objet5, avivée par la numérisation et la possibilité du questionnement sériel des éphémères. Derechef, la problématique des éphémères devient un enjeu des institutions publiques, et notamment des services d’archives6 où cette catégorie devient le lieu d’interrogations sur son classement, sa valorisation, comme ici aux AM de Lyon. [...] Sous forme d’une collection ouverte, les éphémères présents vont des tracts politiques à des publicités diverses (automobiles, arts ménagers, cinéma, alcool, insecticides…). S’il court du XVIIIe siècle au XXe siècle, l’essentiel des pièces semble postérieur à 194514. Dans ces « bouts de papiers » la modernité d’une métropole lyonnaise se découvre. [...]
Pour comprendre la spécificité de l'éphémère en bibliothèques, nous vous invitons aussi à lire l'article de Séverine Montigny : « Les éphémères, un cas particulier ». Repenser le fonds local et régional en bibliothèque, édité par Bernard Huchet et Claire Haquet, Presses de l’enssib, 2016. L'autrice apporte des éléments sur les typologies, l'intérêt des éphémères dans l'histoire locale, l'origine de ces collections et les problématiques liées à leur valorisation et signalement :
Désignés par des termes péjoratifs (paperasse, pubblicazioni minori en italien…), les éphémères ont longtemps été méprisés. Un document seul, non daté ou sans indication de provenance, peut n’apporter qu’une information médiocre à l’historien. En revanche, la masse d’un corpus permet comparaisons et observation de tendances. Les éphémères ont d’abord intéressé des amateurs. Dès l’Ancien Régime, des particuliers regroupent des pièces témoignant d’événements vécus, comme les mazarinades5. À partir du XIXe siècle, des collectionneurs développent un goût pour ces petits documents, dont ils se font les spécialistes6. Aujourd’hui, il entre aussi une dimension affective dans la collecte de ces souvenirs d’un temps révolu, et les sociétés d’amateurs, le Vieux Papier ou The Ephemera Society, sont toujours très actives et leurs publications font référence. La bibliographie révèle un intérêt pour les éphémères bien plus développé chez les Anglo-Saxons. Le centre de recherche de Reading en Grande-Bretagne7, dirigé par Mickaël Twymann, est reconnu internationalement.
En France, alors que les collections couvrent généralement les deux derniers siècles, les bibliothécaires et les chercheurs ont surtout étudié l’Ancien Régime8, soit que les corpus semblent plus maîtrisables, soit qu’ils permettent de traiter d’histoire événementielle, plus « noble ». L’histoire du livre est aussi très présente dans la bibliographie, souvent consacrée à des types documentaires (menus, faire-part…). Les faits du quotidien intéressent cependant de plus en plus. Ainsi, le Mois du Patrimoine écrit de 2004, « Curiosités et éphémères »9, fait sortir de l’ombre des fonds documentant des phénomènes plus modestes et locaux, tels que la collection Delloye à Cambrai, composée d’une bibliothèque et d’un ensemble documentaire sur la ville et sa région, principalement au xixe siècle. Récemment, on remarque également le projet Patrimonialisation des éphémères (PatrimEph), programme de recherche pluriannuel porté par plusieurs universités françaises (Cergy-Pontoise, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Bourgogne) qui interroge la place des éphémères dans le patrimoine écrit10. [...]
Les collectionneurs privés sont à l’origine d’ensembles remarquables. Personnalités impliquées dans les institutions ou les associations de leur ville, ils peuvent en recueillir la production et ont le souci d’en faire don à leur bibliothèque. Leurs collections sont maintenues dans leur état originel de fonds d’archives privées, comme celle d’Arthur Labbé de la Mauvignière13 à Poitiers, ou réparties dans des séries thématiques ou typologiques. Le pourvoyeur d’éphémères le plus important ou le plus régulier pour les grandes bibliothèques régionales est le DLI. Même s’il exclut certains types de documents (travaux de ville, de commerce et administratifs, documents électoraux) et qu’il est difficile d’obtenir un versement exhaustif de producteurs amateurs ou informels, il y fait affluer affiches, catalogues et autres prospectus. Enfin, les bibliothécaires peuvent effectuer une collecte volontaire, qu’elle soit ponctuelle, comme lors d’élections, ciblée, par exemple sur l’actualité culturelle, ou de grande ampleur, comme à la BHVP. [...]
Deux solutions techniques s’offrent aux bibliothécaires17. On peut cataloguer les dossiers en recueils, en Unimarc. Pour cela, on suivra le guide de catalogage de la BnF, qui fournit des modèles de notices minimales, ainsi qu’une typologie documentaire pour les titres forgés. [...] À ce traitement bibliothéconomique classique existe une alternative d’inspiration archivistique : l’inventaire en EAD. Tandis que l’Unimarc met sur le même plan toutes les notices, le format EAD permet de restituer le contexte de production des documents et de structurer l’information en niveaux hiérarchiques [...]
Source : Montigny, Séverine. « Les éphémères, un cas particulier ». Repenser le fonds local et régional en bibliothèque, édité par Bernard Huchet et Claire Haquet, Presses de l’enssib, 2016.
Pour avoir accès aux fonds numérisés des éphémères politiques et militants du XXe siècle, il faut donc pour ce type de sources, interroger les bibliothèques numériques et les inventaires archivistiques en France et à l'International.
En france, le meilleur point d'entrée est sans doute la bibliothèque numérique de la Contemporaine, L'Argonnaute donnant accès à plus de 200 000 documents numérisés, dont des affiches, tracts, et documents figurés sur les guerres, les luttes sociales, le pacifisme, le féminisme, l’anticolonialisme et Mai 68. Vous pouvez rechercher par types de documents ou par types de fonds. La Contemporaine (anciennement connue sous le nom de BDIC – Bibliothèque de documentation internationale contemporaine) est une institution culturelle et de recherche unique en France qui regroupe à la fois une bibliothèque, un centre d'archives et un musée. Rattachée à l'Université Paris Nanterre, elle est entièrement spécialisée dans l'histoire des XXe et XXIe siècles.
Depuis leur origine, les acquisitions de la Contemporaine, ciblent des publications militantes, clandestines ou informelles, souvent à faible tirage ou hors circuit commercial. On trouve ces petits papiers dans la collection des archives privées (militants politiques, syndicaux ou associatifs, avocats, historiens, journalistes, etc.) et archives de collectivités (associations, partis, collectifs divers, etc.) engagées dans l’histoire politique et sociale, française et internationale, des XXe et XXIe siècles. La collection des affiches débute avec la Commune de Paris en 1871 et couvre une grande partie de l’histoire du XXe siècle et du début du XXIe siècle, illustrant les événements politiques et sociaux, nationaux et internationaux, les actions militantes, les campagnes de propagande, les deux guerres mondiales, mais aussi les luttes sociales de la deuxième moitié du XXe siècle :
Ancrées dans l’élan initial de la collecte fondatrice du couple Leblanc, les collections imprimées de la Contemporaine constituent un ensemble documentaire exceptionnel, fort de près de trois millions de documents. Les 48 000 titres de presse et de revues en représentent incontestablement l’un des points forts, dont la singularité tient à la richesse de la presse internationale et française d’information, politique, militante ou associative. Depuis leur origine, les acquisitions témoignent d’une large couverture linguistique : aux côtés du français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le russe, l’italien et les langues d’Europe centrale et orientale sont largement représentés. Elles ciblent en priorité les sources documentaires : archives éditées, presse, littérature grise, témoignages publiés et publications militantes, clandestines ou informelles, souvent à faible tirage ou hors circuit commercial. En complément, la production académique est suivie de manière sélective, dans le respect du partage documentaire francilien. [...]
Composée de plus de 80 000 affiches, la collection conservée à la Contemporaine débute avec la Commune de Paris en 1871 et couvre une grande partie de l’histoire du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Elle illustre notamment les événements politiques et sociaux, nationaux et internationaux, les actions militantes, les campagnes de propagande, les deux guerres mondiales, mais aussi l’affaire Dreyfus, la révolution russe, la montée du fascisme et du nazisme, ainsi que la guerre d’Espagne. La collection s’est étoffée d’affiches témoignant des conflits et des luttes sociales de la deuxième moitié du XXe siècle : les guerres de décolonisation, le pacifisme, le mouvement contre la guerre du Vietnam, l’anti-impérialisme, le féminisme, les grandes mobilisations politiques et électorales dans leurs dimensions internationale et nationale, présentant une grande richesse graphique, comme les affiches polonaises, américaines ou cubaines. Des ensembles remarquables s’y distinguent : les affiches de l’OSPAAAL (Cuba) ou, en France, de l’Atelier populaire des Beaux-Arts et des Arts-déco en mai 1968. La Contemporaine cherche à accoler aux grands noms de l’affiche tels Jules Grandjouan, Bernard Villemot, Paul Colin ou encore Jean Carlu représentés dans ses collections, la production d’affichistes de la fin du XXe siècle comme Claude Baillargeon, Michel Quarez, Grapus en documentant leur œuvre par des matériaux de travail, maquettes, archives, etc. Avec la volonté de documenter l’histoire en train de s’écrire, la Contemporaine poursuit un travail de collecte et d’achat de corpus d’affiches représentant la création graphique d’aujourd’hui et ses liens avec l’engagement politique. Elle conserve le travail de graphistes contemporains comme l’atelier Youpi, Dugudus, Sébastien Marchal, Clément Valette, ou encore Vanessa Vérillon, sur les sujets qui animent notre époque tels que l’écologie, l’antiracisme, les droits LGBTQIA+, etc. [...]
La Contemporaine ne conserve que des archives privées, fonds de particuliers, hommes ou femmes (militants politiques, syndicaux ou associatifs, avocats, historiens, journalistes, etc.) et archives de collectivités (associations, partis, collectifs divers, etc.) engagés dans l’histoire politique et sociale, française et internationale, des XXe et XXIe siècles, ou, à divers titres, témoins de cette histoire. Depuis les années 1990, la collecte des fonds d’archives écrites — environ 2 kilomètres linéaires — toujours très active, est complétée par celle d’archives orales et audiovisuelles, sur tous supports (supports analogiques ou fichiers numériques). Elle est enrichie aussi, désormais, par la sauvegarde d’archives nativement dématérialisées. Ces archives sont toutes rassemblées en fonction d’une même politique documentaire, partagée également avec les deux autres départements de collections. Quel que soit leur support, les archives sont décrites dans des inventaires, consultables en ligne dans le catalogue Calames. Ce catalogue est interrogeable par mots-clefs mais il est également possible de le feuilleter, afin d’avoir une vision d’ensemble des fonds conservés. Les inventaires donnent toutes les informations disponibles sur chacun des fonds (volume, contenu, historique du « producteur », conditions d’entrée à la Contemporaine, etc.). Une fois repérées à partir de la lecture de leurs inventaires, les archives sont consultables en salle de lecture, en principe librement, mais parfois après autorisation. Les règles de communication des fonds sont précisées, pour chacun d’entre eux, dans l’introduction de leur inventaire.
Source : La Contemporaine
La bibliothèque numérique de la BnF, Gallica, donne accès à des affiches politiques du XXe siècle, et à la presse militante, notamment la presse syndicale. Le fonds Mai 68 comprend notamment plusieurs centaines d’affiches numérisées et une collecte d’environ 15 000 pièces. Une partie des documents reste toutefois consultable uniquement en salle pour des raisons de droits.
Le Musée national de l’histoire de l’immigration, via sa base en ligne, permet de repérer affiches, archives et documents liés aux mobilisations pour les droits des étrangers, notamment dans les années 1970-1990.
Les Archives nationales et Archives nationales du monde du travail sont utiles pour les fonds syndicaux, associatifs, administratifs et les archives de mouvements sociaux. La Salle des inventaires virtuelle permet de filtrer les documents numérisés ; beaucoup de fonds sont cependant seulement décrits en ligne.
La BHVP (Bibliothèque Historique de la Ville de Paris) conserve un ensemble particulièrement pertinent pour votre sujet Éphémères contestataires 1968-1970, dont l'inventaire consultable en ligne est composé principalement de tracts et de journaux éphémères, classés notamment par mouvements et partis politiques. On y trouve par exemple des documents de la Ligue communiste, du Nouveau Parti socialiste et d’associations d’anciens combattants.
À l’international, la base de l'International Institute of Social History (IISH) à Amsterdam est incontournable pour l’histoire ouvrière, socialiste, anarchiste, féministe, pacifiste et les mouvements d’émancipation. L’institut conserve environ 125 000 affiches et signale des copies numérisées dans son catalogue ; certaines archives sont entièrement consultables en ligne.
Europeana est un portail agrégateur utile pour les affiches et imprimés politiques européens, notamment la propagande, guerres mondiales et mouvements du XXe siècle.
Les collections numérisées du Modern Records Centre, Warwick en Angleterre vous intéresseront pour les syndicats britanniques, groupes de pression, partis marginaux et campagnes sociales britanniques.
La collection Printed Ephemera de la Library of Congress donne accès à plus de 10 000 pièces numérisées ; la Yanker Poster Collection rassemble plus de 3 000 affiches politiques et sociales, surtout des années 1960-1970.
La Collection d'éphémères American Left Ephemera Collection de l'Université Pittsburgh comprend des tracts, brochures, affiches, photographies et presse de la gauche américaine, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. Enfin, le catalogue de Interference Archive, New York est particulièrement intéressant pour les mouvements sociaux, l’anarchisme, le féminisme, l’antinucléaire, les luttes carcérales et les mouvements étudiants. Son catalogue est en ligne, mais une grande partie des pièces demeure à consulter sur place !
Le matériel que nous collectons et préservons représente l'histoire et la production culturelle des mouvements sociaux – des affiches et des estampes aux badges, t-shirts, périodiques, brochures, fanzines, livres, images animées, enregistrements audio et autres documents éphémères.
Source : Interference Archives
Pour plus de ressources en ligne concernant les éphémères, nous vous invitons à télécharger la bibliographie de la BnF présente dans le document suivant : biblio-documenter-le-quotidien-enjeux-et-specificites-des-fonds-d-ephemeres-1-6aa81423ce7e8286012927.pdf.
Bien à vous
Tekoha.