Question d'origine :
Le hasard donne-t-il un sens à la vie ou bien doit-on toujours tout contrôler ? J'aimerais que la réponse ne soit pas que philosophique.
Réponse du Guichet
La contingence et le hasard de nos existences ne semblent pas donner automatiquement un sens à nos vies mais plutôt ouvrir la possibilité d'inventer nos vies. Il ne semble pas non plus nécessaire de tout contrôler pour qu’une vie ait du sens, d'ailleurs le peut-on vraiment ?
Les sciences humaines comme les sciences dures ont pensé la dialectique hasard/nécessité du monde. Selon, François Vannuccin un monde sans raison n'est pas concevable, mais on étoufferait dans un monde sans imprévu où la vie serait bloquée par les nécessités. C'est le dilemme de la condition humaine : si tout est hasard, où est notre motivation ? S'il n'y a pas de hasard, où est notre liberté ?
C'est peut-être au coeur de la tension entre hasard et contrôle, que s'ouvre un espace d'accomplissement personnel. Nous vous proposons une perspective non seulement philosophique mais également scientifique, psychologique et sociologique pour éclairer votre questionnement autour du hasard, de la contingence, de la coïncidence et de la synchronicité...
Bonjour,
Vous vous demandez si le hasard ou le contrôle de nos vies suffisent à donner du sens à l'existence. Vous recherchez des réponses qui ne soient pas que philosophiques.
Plusieurs concepts gravitent autour du champ lexical du hasard, formant des antagonismes. D'un côté la contingence désigne ce qui peut arriver ou ne pas arriver, ce qui n’a pas en soi sa raison d’être. La question de la contingence est pensée par le monde des idées (notamment à travers des doctrines philosophiques comme l'existentialisme et l'absurde) mais aussi de la science, avec le principe d'incertitude d'Heisenberg appliqué à la physique quantique :
Dans l’Antiquité, la question de la contingence, corrélative de celle portant sur le hasard, apparaît notamment avec le problème dit des « futurs contingents » qui oppose ceux qui, comme Aristote, estiment que le futur des actions humaines est imprévisible et ceux qui, comme les stoïciens (et après eux Thomas d’Aquin ou Leibniz), croient au providentialisme. Dans la pensée contemporaine, la contingence est revendiquée par les existentialistes (Heidegger, Sartre) ou par la philosophie de l’absurde (représentée par Albert Camus). L’être y est présenté comme étant sans raison, sans nécessité, ce qui est à la fois source d’angoisse et de liberté. Pour la science, la contingence, qui semble défier la recherche de lois constantes, est néanmoins assumée par les partisans de l’indéterminisme (un événement n’obéit pas à une loi qui le rend prévisible) qui l’utilisent en particulier dans la physique quantique, comme le fait Heisenberg avec son « principe d’incertitude ».
Source : Philosophie magazine
Par opposition, la nécessité caractérise ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu’il n’est. En métaphysique, la nécessité provient de l’essence des choses, en physique des lois de la nature. Aujourd'hui, les sciences modernes manipulent la notion de nécessité avec réserve. En biologie évolutionniste, par exemple, on met davantage l'accent sur le rôle du hasard, comme l'illustre l'ouvrage de Jacques Monod, Le Hasard et la Nécessité.
Opposée à la contingence, la nécessité, déifiée chez les Grecs sous le nom d’Ananke (contraction de ananke estin, « il faut »), est originellement ce qui commande même aux dieux. Platon, dans le mythe final de la République, en fait ce qui préside au sort des âmes qui néanmoins choisissent leur destin avant de se réincarner. La nécessité est dite catégorique lorsqu’elle concerne les principes rationnels de la logique, ou hypothétique lorsqu’elle repose sur des postulats ou qu’elle dépend partiellement de l’expérience. Leibniz l’identifie au principe de raison suffisante qui fait que rien n’est sans raison, c’est-à-dire que tout ce qui existe est nécessaire au scénario de l’univers voulu par Dieu. Hume juge abusif le passage de l’inférence causale (qui relève de la probabilité) à l’idée de loi nécessaire en physique. Pour Kant, la nécessité est une catégorie modale qui se déduit de l’union du possible et de l’existence. En morale, elle lui permet de montrer comment la raison oblige. Aujourd’hui la complexité des sciences tend à utiliser cette catégorie avec prudence. Par exemple, la biologie évolutionniste lui préfère le hasard, comme le montre Jacques Monod dans son essai Le Hasard et la Nécessité.
Source : Philosophie magazine
Les sciences humaines comme les sciences dures ont pensé la dialectique hasard/nécessité du monde.
En physique, les questions d'indéterminisme quantique et de déterminisme macroscopique sont abordées notamment dans les travaux sur la décohérence de Wojciech H. Zurek paru dans Physics Today. En biologie évolutive, le rôle majeur du hasard et de la contingence est documenté par :
- Stephen Jay Gould dans La vie est belle : les surprises de l'évolution, 1998
Il nous faut désormais regarder l’évolution comme à la fois parfaitement logique, et susceptible d’être expliquée a posteriori, mais absolument impossible à prédire et à reproduire. L’essence du vivant est la contingence. Si « la vie est belle », c’est, comme dans le merveilleux film de Frank Capra, par son unicité et son imprévisibilité mêmes.
Source : éditeur.
- Jacques Monod dans Le Hasard et la Nécessité. L’ouvrage, paru en 1970, mêle biologie et réflexion philosophique. Monod réfléchit au hasard dans l’évolution et à l’absence de dessein préalable dans la nature. Il aide à distinguer une explication biologique du hasard de la signification personnelle qu’on peut attribuer à un événement. Monod défend aussi une éthique de la connaissance, à savoir chercher à connaître le monde avec objectivité, tout en reconnaissant que la science ne fournit pas à elle seule les valeurs morales.
- Nicolas Bouleau dans Le hasard et l'évolution [Livre] (2024). L'ouvrage remet en question la thèse de Jacques Monod
Contrairement à ce que suggérait Jacques Monod dans son célèbre ouvrage Le hasard et la nécessité (1970), la nature n'est pas analogue à une "roulette de casino" : elle tient compte des parties antérieures. La biologie et l'écologie appellent à être libérées des aprioris schématiques qui procèdent d'une telle conception de l'évolution, plaçant en son centre un hasard indépendant de tout contexte. Ce dont on ne connaît pas les mécanismes n'est pas pour autant régi par un grand hasard qui autoriserait tous les excès. Ainsi, nous ne pouvons intervenir aujourd'hui sur les écosystèmes sans prendre en considération leur coévolution - Monod ayant certainement, à cet égard, donné par son approche un blanc-seing à l'usage des OGM que certaines grandes firmes exploitent de manière inconsidérée. L'histoire du concept de hasard est jalonnée de controverses. Nicolas Bouleau en présente ici les rebondissements les plus significatifs pour la biologie et les débats contemporains. (Source éditeur)
- Jonathan B. Losos dans Destinées improbables : le hasard, la nécessité et l'avenir de l'évolution, 2021
Les dernières découvertes de la biologie de l'évolution montrent que l'histoire naturelle de la Terre se caractérise par la coexistence des dynamiques de convergence et de contingence. L'une permet d'expliquer l'apparition de structures biologiques identiques au terme de processus indépendants, tandis que l'autre montre les répercussions d'une mutation aléatoire sur toute la chaîne de l'évolution.
Source : éditeur.
Pour une approche philosophique sur la complexité et les limites du déterminisme en physique, l'ouvrage d'Ilya Prigogine et Isabelle Stengers, La Fin des certitudes : temps, chaos et les lois de la nature, constitue également une référence majeure.
Que l'on pense le monde comme contingent ou nécessaire, peut-on donner un sens à nos vies ?
Sartre aide à penser notre marge d'action dans un monde déserté par Dieu où rien ne justifie notre présence au monde. Le caractère contingent de l'existence ne donne pas sens automatiquement à nos vies mais sa prise de conscience nous rend libres d'inventer notre présence au monde et responsables de nos choix porteurs de valeurs universelles. Nous naissons dans une situation que nous n'avons pas choisie (la facticité) mais nous avons le contrôle sur nos choix et notre responsabilité est absolue. Face au silence du monde et l'absurde, Camus aide à penser une manière de vivre et d’agir en mettant l'accent sur la lucidité et la révolte, à l'image de Sisyphe, qui permet de s’expérimenter comme être libre et moral et de ne pas sombrer dans le nihilisme.
Est-ce à dire que le contrôle de nos choix et de nos actions est la seule façon de donner sens à notre existence ?
Selon les stoïciens qui croient au destin, la sagesse consiste à accepter la place qui nous est donnée dans l’univers. Ne s’étonner de rien (nihil mirari) est une formule qui résume bien la sagesse stoïcienne.
Le bouddhisme qui se caractérise par une réflexion sur l’impermanence de toute chose est une spiritualité faite d'oubli de soi et de compassion. Le nirvana consacre en effet l'étape d'éveil et d'oubli de soi. Le chemin pour y arriver suit toutefois plusieurs étapes enseignées par Siddhartha Gautama, le premier Bouddha, né au VIe siècle av. J.-C.
4. Il faut suivre le « noble sentier octuple » (vision correcte, pensée correcte, parole correcte, action correcte, profession correcte, effort correct, attention correcte et contemplation correcte). On peut alors se libérer de la souffrance et atteindre le nirvana, l’état d’éveil, l’extinction du vouloir-vivre, qui permet de mettre fin aux renaissances (samsara).
Dans La promesse du hasard (2024), François Vannucci affirme qu'un monde sans raison n'est pas concevable, mais on étoufferait dans un monde sans imprévu où la vie serait bloquée par les nécessités. C'est le dilemme de la condition humaine : si tout est hasard, où est notre motivation ? S'il n'y a pas de hasard, où est notre liberté ?
Une réflexion sur le thème du hasard, de l'existence de Dieu et de la liberté humaine dans laquelle le physicien s'appuie sur l'histoire des sciences et de la philosophie, notamment autour de controverses qui ont opposé Einstein et ses pairs à propos du hasard quantique. Un dialogue entre physique et métaphysique, avec des anecdotes scientifiques. ©Electre 2024
Les sciences humaines comme la psychologie et la sociologie n’établissent pas si l’univers est déterminé ou non mais étudient surtout comment les personnes vivent l’incertitude, construisent du sens et agissent dans des situations qu’elles ne maîtrisent pas entièrement.
Le phénomène de la synchronicité, formulé par Jung fondateur de la psychologue analytique, désigne une coïncidence entre des événements sans lien causal connu, mais qui semblent reliés par leur sens pour la personne qui les vit.
Dans la psychologie analytique développée notamment par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, la synchronicité est l'occurrence simultanée dans l'esprit d'un individu d'au moins deux événements mentaux qui ne présentent pas de lien de causalité physique, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit. Cette notion s'articule avec d'autres notions de la psychologie jungienne, comme celles d'archétype et d'inconscient collectif. La théorie de la synchronicité de Jung est aujourd'hui considérée comme pseudo-scientifique, du fait qu'elle ne s'appuie pas sur des preuves expérimentales. Les critiques apportent des explications issues des connaissances générales de la théorie des probabilités et de la psychologie humaine[1].
Lire à ce sujet :
Synchronicité et Paracelsica [Livre] / C. G. Jung ; trad. de l'allemand par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard, 1988.
Grivet-Tour, M.-L. (2002). La synchronicité, une rêverie épistémologique... Cahiers jungiens de psychanalyse, 105(3), 39-52 : Une lecture critique qui interroge le statut de la théorie de Jung et le mélange qu’elle propose entre science, métaphysique et psychologie.
Serina, F. (2013). « J'ai eu connaissance par le journal » Synchronicité et actualités. Cahiers jungiens de psychanalyse, 137(1), 15-25 : Une étude historique sur les expériences de coïncidences signifiantes dans la vie de Jung et sur la genèse de son idée.
Russo-Netzer P and Icekson T (2023) An underexplored pathway to life satisfaction: The development and validation of the synchronicity awareness and meaning-detecting scale [Une voie encore peu explorée vers la satisfaction dans la vie : élaboration et validation de l’échelle de conscience de la synchronicité et de détection du sens]. Front. Psychol. 13:1053296.
Introduction : La synchronicité désigne le processus psychologique des coïncidences significatives. La présente étude visait à élaborer et à approfondir un modèle de la conscience de la synchronicité et de la détection de sens (REM) — la réceptivité (R) étant une condition préalable à une rencontre exceptionnelle (E) suscitant des émotions et la détection de sens (M) — en évaluant la prévalence du phénomène et ses liens avec le bien-être. [...]
Discussion : Ces résultats soulignent l’importance des expériences de synchronicité et ont des implications conceptuelles et pratiques majeures pour la compréhension des processus de construction de sens à partir d’événements inattendus, ainsi que pour leur contribution potentielle au bien-être des individus.Traduction : DeepL.com
Sur les coïcidences, vous pouvez lire Coïncidences [Livre] : nos représentations du hasard / Gérald Bronner ; illustré par Charb, Honoré, Riss... [et al.], 2007
Vous pensiez à un ami que vous n’aviez pas vu depuis longtemps et, brusquement, voilà que vous le croisez en pleine rue ! En revenant sur telle inimaginable catastrophe survenue quelques années plus tôt, les médias nous rappellent qu’une célèbre astrologue l’avait prédite un avant qu’elle ne se produise… Plusieurs accidents d’avion s’enchaînent en l’espace de quelques semaines alors qu’on n’en avait déploré aucun d’aussi grave des années durant… Et que dire des mystérieuses figures diaboliques que les volutes de fumée soulevées par la chute des Twin Towers ont paraît-il dessinées ? Voici, pêle-mêle, quelques-uns des innombrables événements qu’un esprit purement rationnel regarderait comme de simples coïncidences. Seulement voilà, nous ne sommes pas – à quelques exceptions près – des êtres purement rationnels. Sur beaucoup d’entre nous, ce type d’événements exerce une telle influence que l’on finit par trouver un fondement aux croyances les plus fantaisistes ! En s’appuyant sur les recherches les plus récentes, l’auteur nous conduit au cœur de l’univers mental de nos contemporains par une porte beaucoup moins étroite qu’il n’y paraît : celle des coïncidences et de leur interprétation par la logique ordinaire. Dans un style clair et accessible, il décrypte notre quotidien dans ce qu’il a de plus exotique. Illustré d’un très grand nombre d’exemples, l’ouvrage offre également des petits problèmes que l’on pourra facilement soumettre à notre entourage ! Enfin, au-delà des exemples de toutes natures, c’est une théorie générale du fonctionnement de l’esprit face au hasard que nous propose ici Gérald Bronner, sociologue et maître de conférences à l'université de Strasbourg.
Source : éditeur
Une étude francophone en psychologie sociale, Arnoux-Nicolas et al., « Événements vécus et sens de la vie » (2019), étude exploratoire sur événements, choix et sens, portant sur 117 adultes, relie les événements vécus aux processus de construction du sens. Les événements sont classés selon leur valence (positive ou négative) et selon qu’ils ont été vécus comme choisis ou subis :
Le sens de la vie est un concept multidimensionnel qui se définit comme la façon dont l’individu se comprend et comprend les liens qu’il entretient avec l’environnement extérieur. Les événements vécus auraient un rôle critique sur le processus de construction du sens. L’objectif de cette étude est d’examiner les liens entre les composantes du sens de vie et les événements vécus à travers trois indicateurs expérientiels : la valence normative, la valence subjective et le lieu de contrôle. Un questionnaire mesurant une large étendue d’événements et chaque composante du sens de la vie (direction, sensation, signification) a été complété par 117 adultes. L’analyse de la variabilité intra- et inter-individuelle montre des liens forts entre les indicateurs expérientiels même s’ils ne sont pas complètement redondants. Les événements positifs vécus comme choisis et positifs, et les événements négatifs vécus comme subis et négatifs sont significativement corrélés avec la signification. L’intérêt d’appréhender les événements vécus à travers une lecture multivariée et phénoménologique, et de différencier le rôle de chaque composante du sens de la vie est discuté dans une perspective scientifique et pratique.
Autre étude intéressante dans le domaine de la psychologie cognitive et interculturelle :
Hong, Z. (2026). Chance as a (non)explanation : A cross-cultural examination of folk understanding of chance and coincidence. [Le hasard comme (non-)explication : une étude interculturelle de la conception populaire du hasard et de la coïncidence]. Psychological Review, 133(3), 683–699.
Les explications causales constituent un élément clé de la cognition humaine. Bien que nous disposions de certains modèles causaux du monde qui offrent des explications satisfaisantes pour toute une série de phénomènes, nos capacités cognitives ont leurs limites face à la complexité du monde, ce qui rend les causes de nombreux événements difficiles à cerner. Dans cet article, j’intègre des données ethnographiques et historiques pour montrer que, malgré notre compréhension limitée des raisons pour lesquelles certains événements se produisent, les individus, tout au long de l’histoire de l’humanité et dans des sociétés diverses, ont rarement invoqué le « hasard » — un concept qui a pris une importance considérable dans les sociétés modernes contemporaines — comme explication. Au lieu de cela, ils proposent fréquemment des relations causales présumées ou postulent des entités intermédiaires telles que la « chance » pour expliquer pourquoi des événements spécifiques se déroulent dans leurs contextes spatio-temporels particuliers. J’aborde les facteurs psychologiques, cognitifs et d’évolution culturelle qui entravent le développement d’explications fondées sur le hasard et je soutiens que la conceptualisation du hasard comme quelque chose de mesurable, ainsi que son acceptation ultérieure en tant qu’explication légitime, sont apparues relativement tard dans l’histoire de l’humanité, marquant un tournant intellectuel décisif aux implications profondes sur la manière dont nous percevons et gérons l’incertitude dans notre vie quotidienne. (Fiche de la base de données PsycInfo (c) 2026 APA, tous droits réservés)
Traduction : DeepL.com
En sociologie et santé publique, nous vous invitons à lire : Lachman, M. E., & Weaver, S. L. (1998). The sense of control as a moderator of social class differences in health and well-being. [Le sentiment de contrôle en tant que facteur modérateur des différences liées à la classe sociale en matière de santé et de bien-être.] Journal of Personality and Social Psychology, 74(3), 763–773.
Les auteurs ont examiné les différences entre les classes sociales concernant deux aspects du sentiment de contrôle (maîtrise et contraintes perçues) à partir de trois échantillons probabilistes nationaux composés d’hommes et de femmes âgés de 25 à 75 ans (N₁ = 1 014 ; N₂ = 1 195 ; N₃ = 3 485). Les participants aux revenus les plus faibles présentaient un sentiment de maîtrise perçue plus faible et des contraintes perçues plus élevées, ainsi qu’un état de santé moins bon. Les résultats des analyses de régression multiple hiérarchique ont montré que, pour tous les groupes de revenus, un sentiment de maîtrise perçue plus élevé et des contraintes perçues plus faibles étaient associés à une meilleure santé, à une plus grande satisfaction dans la vie et à des symptômes dépressifs moins marqués. Cependant, les croyances en matière de contrôle ont joué un rôle modérateur ; les participants du groupe aux revenus les plus faibles présentant un sentiment de contrôle élevé affichaient des niveaux de santé et de bien-être comparables à ceux des groupes aux revenus plus élevés. Ces résultats fournissent des éléments indiquant que des variables psychosociales telles que le sentiment de contrôle pourraient être utiles pour comprendre les différences de santé liées à la classe sociale. (Fiche de la base de données PsycInfo (c) 2025 APA, tous droits réservés)
Traduction : DeepL.com
Aller plus loin avec les collections de la BmL
Le hasard [Livre] : une approche mathématique / textes Ivar Ekeland ; dessins & couleurs Etienne Lécroart, 2016 ;
Heureux hasards [Livre] : ces petites et grandes découvertes accidentelles qui ont changé le monde / Tim James ; traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Benjamin Peylet, 2025 ;
Pourquoi moi ? [Livre] / illustré par Louise Delange et Joséphine Jobard, 2021
Trente scientifiques proposent des explications sur la nature du hasard et la manière dont son rôle peut être compris dans différents domaines. (c) Electre
Bonnes lectures !
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