Je cherche des informations sur l'établissement « Mercier Limousin » à Lyon
Question d'origine :
Bonjour,
Dans le cadre d'une recherche familiale sur le parcours d'un soldat pendant la Première Guerre mondiale, je cherche à identifier une usine lyonnaise mentionnée sur sa fiche matricule.
Il s'agit de l'établissement « Mercier Limousin », situé au 61 avenue Félix-Faure à Lyon, dans lequel Francis Désiré LEMANISSIER, soldat mobilisé et menuisier de profession, a été détaché à partir du 20 mars 1917.
Serait-il possible de vérifier dans l'Indicateur lyonnais Henry des années 1915 à 1919, notamment dans les répertoires par noms d'entreprises et par adresses :
L'existence de l'établissement Mercier Limousin (ou Mercier-Limousin) ;
La nature de son activité industrielle avant et pendant la guerre ;
L'identité de l'entreprise occupant le 61 avenue Félix-Faure à cette période ?
Je cherche également à savoir s'il existe des archives susceptibles de documenter son activité pour la Défense nationale entre 1917 et 1919.
Je vous remercie par avance pour votre aide.
Bien cordialement,
Réponse du Guichet
L'entreprise Mercier et Limousin (devenue Limousin et Cie au cours de la Première Guerre), bien qu'ayant son siège historique à Paris, possédait une agence majeure à Lyon au 61 avenue Félix Faure. Spécialisée dans les grands ouvrages d'art et le béton armé, elle s'était notamment associée au célèbre ingénieur Eugène Freyssinet.
Bonjour,
Pour plus d'information sur le fondateur de cette entreprise, voir l'article Wikipédia de François Mercier.
Dans l'index Henry, sur la localisation de l'antenne lyonnaise de la société, on peut lire en 1915, 1916, 1917 et 1918:
- au 61 : Limousin, entrep. trav. publ. ass. (associé), app. (appartement) ...
- au 63 : Mercier et Limousin, entr. trav. publ.
En 1919 :
- au 61 : Limousin et Cie, entrepren. trav. publ.
et également : Limousin (Cl.) ingén. ...
- au 63 : Limousin et Cie, entrepr. trav. publ. (entrep.)
Au 61, il s'agit d'un appartement dans un immeuble où sont domiciliés d'autres habitants ; au 63, en revanche, l'entreprise est la seule occupante du bâtiment.
Concernant son activité pour la Défense, on sait déjà que François Mercier était engagé dans le conflit :
Durant la Grande guerre, l’atelier de chargement de Montluçon a été l’un des principaux lieux de fabrication des obus dont la consommation allait croissante au fil des grandes batailles. Les bâtiments avaient été construits en quelques mois par l’entreprise de François Mercier, à l’emplacement de l’actuelle usine Dunlop-Goodyear et de la technopole de La Loue.
Par ailleurs Mercier et Limousin était une entreprise assez renommée à l'époque. On trouve encore des traces de leurs ouvrages:
L’usine des Batignolles doit son nom à une de ses sociétés mères, la SCB, Société de Construction des Batignolles, installée à l’époque dans le quartier du même nom à Paris. Trop à l’étroit dans ses locaux parisiens, souhaitant développer la construction de locomotives, et originaire de Nantes, la famille Gouïn, détentrice de la SCB, s’est associée à la Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et de Neuves-Maisons pour confier aux entrepreneurs François Mercier et Claude Limousin la construction d’une usine, entre Nantes et Saint Joseph de Porterie, au bois Saint Georges. L’usine des Batignolles, à Nantes, a été inscrite au titre des monuments historiques le 3 août 2022.
Pour documenter précisément les chantiers et marchés publics de cette entreprise entre 1917 et 1919, voici les cibles d'archives les plus prometteuses :
2. Les registres des "Affectés Spéciaux" (Main-d'œuvre militarisée)
3. Les Archives départementales du Rhône
Lug, pionnier lyonnais des super-héros