Question d'origine :
Pourquoi quand on est ebloui il suffit souvent de fermer un oeil pour ne plus être ebloui?
Alors que la même quantité de lumière entre dans l'oeil resté ouvert, que quand les deux yeux sont ouverts.
Réponse du Guichet
Le 16/02/2007 à 14h41
La vision se définit comme la faculté de l'oeil de percevoir la lumière, les couleurs et les formes. La vision diurne (de jour) est aussi appelée vision photopique. La vision nocturne est elle appelée scotopique.
La vision photopique est la perception visuelle en lumière vive, s'effectuant par l'intermédiaire des cônes rétiniens, qui eux sont des cellules de la rétine photoréceptrices, situées surtout dans la région de la macula. Ils assurent la vision diurne, fine, et colorée.
La vision scotopique est la perception visuelle dans des conditions de faible éclairement ou de semi obscurité, s'effectuant par l'intermédiaire des bâtonnets de la rétine.
(source: Dictionnaire médical)

Les influx lumineux naissent au niveau de la rétine par excitation des cellules visuelles. Ces dernières ont pour rôle d'enregistrer les excitations lumineuses et de les transformer en un message nerveux qui sera transmis au cerveau. L'enregistrement de l'excitation lumineuse est provoqué par la transformation chimique des colorants contenus dans les cellules visuelles déclenchée par la lumière. La formation dumessage nerveux succède à ce premier temps; toutefois la production d'un influx nerveux n'a lieu que lorsque l'excitation lumineuse atteint une certaine intensité et une certaine durée. Lorsque l'intensité lumineuse est forte, la concentration d ela pupille empèche une excitation trop brutale. Les impressions lumineuses persistent pendant un temps très court après l'excitation qui les a engendrées (1/50e de seconde); si l'intervalle entre deux excitations est inférieur à cette durée, l'impression ressentie est celle d'une seule excitation.
le cheminement:
Ces influx lumineux suivent les fibres du nerf optique, des bandelettes optiques et aboutissent finalement au centre visuel situé au niveau du cortex du lobe occipital; du fait, de l'entrecroisement des fibres du nerf optique, chaque lobe occipital reçoit les influx lumineux venus de la moitié externe de la rétine de l'oeil du même côté et de la moitié interne de la rétine de l'oeil du côté opposé.
L'interprétation cérébrale:
Les influx sont interprétés par les cellules cérébrales qui en assurent la perception consciente. C'est cette interprétation qui permet une vision correcte, en particulier: la perception "redressée" des objets, la vision binoculaire (superposition des images vues par les deu xrétines ne donnant qu'une seule sensation), la sensation du relief, la notion de distance.
Enfin, l'oeil s'adapte à l'intensité lumineuse qu'il reçoit en réglant l'ouverture de la pupille: celle-ci est d'autant plus contractée que la lumière est plus intense.
(source: Abrégé d'anatomie et de physiologie)
Lors de l'adaptation à la lumière, les mécanismes de compensation se mettent alors en place: la sensibilité de la rétine décroît abruptement, les neurones rétiniens subissent une adaptation rapide qui inhibe le fonctionnement des bâtonnets et active les cônes. En 60 secondes environ, les cônes sont suffisamment excités par la lumière intense pour prendre le relais.
(source: Anatomie et physiologie humaines)
Ainsi, lorsque l'on ferme un oeil en cas d'éblouissement, celui restant ouvert s'est déjà adapté à la luminosité.
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