Question d'origine :

Bonjour, j'aimerais savoir à quelle vitesse moyenne le sang coule dans le corps humain. Cela dépend-il de l'effort, de la charge en oxygène ou en CO2 ? merci

Réponse du Guichet

Avatar par défaut bml_san - Département : Médiathèque du Bachut Santé
Le 24/07/2007 à 13h32
Réponse du service Cap’Culture Santé :

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La vitesse de l’écoulement sanguin varie dans les différents vaisseaux de la circulation systémique. Lorsque les autres facteurs sont constants, elle est rapide dans l’aorte et dans les autres grosses artères, elle diminue dans les capillaires, puis elle augmente quelque peu dans les veines caves. Cette vitesse atteint son maximum dans les vaisseaux dont la section transversale totale est la moindre (les plus grosses artères). En effet, d’une ramification du réseau artériel à l’autre, le nombre de vaisseaux augmente : le nombre des capillaires est plus élevé que celui des artérioles, lequel est supérieur à celui des artères, et la vitesse diminue proportionnellement.

(source : Anatomie et physiologie humaines)

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Sciences de la Vie et de la Terre - Points de vue
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La répartition dans l'organisme du volume sanguin varie évidemment en fonction des besoins des organes et des tissus. La vitesse de pénétration du sang dans ceux-ci se fera suivant leur composition. Ainsi la perfusion du tissu graisseux est la plus lente (0,5 Cc par minute). La plus rapide, est celle du glomus de la carotide, petit enchevêtrement artériel située dans une artère du cou. Ce glomus permet de connaître à tout moment plusieurs paramètres existant au niveau de la circulation. C'est la raison pour laquelle cette zone anatomique est particulièrement bien innervée et vascularisée (2000 Cc par minute). La vitesse de perfusion est dépendante du cœur, qui ajuste la quantité de sang qu'il envoie aux organes par minute, en modifiant ses contractions ou sa fréquence de battements.
D'autre part, les artères et les artérioles, à leur tour, gèrent leur calibre et permettent également aux tissus de recevoir la bonne pression. On appelle la modification des vaisseaux dans un sens ou dans l'autre, la vasomotricité. Ainsi, l'ouverture des vaisseaux s'appelle la vasodilatation, leur fermeture, la vasoconstriction. C'est le système nerveux autonome, qui réagit en fonction des informations présentes dans le sang et qu'il reçoit, pression intra-artérielle, variation du taux sanguin de certaines substances comme l'oxygène, le gaz carbonique, le potassium, l'acide lactique, les hormones qui circulent etc.
Ce système nerveux autonome est un système propre à chaque organe permettant de cette façon la régularisation vasculaire. Pendant un exercice physique, les muscles ont besoin d'une quantité beaucoup plus importante d'oxygène que pendant le repos. Il s'opère donc une vasodilatation artérielle, mais aussi capillaire, qui crée un afflux massif sang dans les muscles. Cette quantité est environ cinq fois plus importante que le volume sanguin habituellement contenu dans le muscle pendant le repos. Ceci est obtenu grâce à la modification de différents paramètres présents dans le sang veineux sortant des cellules musculaires : la production par les cellules de potassium, et l'acide lactique, de gaz carbonique, la baisse des réserves en oxygène etc.

La circulation artérielle ne possède pas comme seul intérêt de véhiculer des éléments, elle sert également à réguler la température de l'organisme en cas de variation de la température extérieure, mais également de la production de chaleur effectuée par l'organisme lui-même. Ainsi, quand le sang arrive au niveau de la peau il transfère sa chaleur qui va se dissiper vers l'extérieur du corps. Grâce à ce mécanisme thermorégulateur, notre corps se maintient donc aux environs de 37 degrés C. Il existe dans notre organisme deux organes prioritaires. Ceci signifie qu'aucune interruption de la circulation n'est possible au-delà d'un certain temps sans causer de dommages irréversibles à leur niveau, il s'agit du cœur et du cerveau. La baisse brutale de la concentration d'oxygène dans ces organes, ou une quantité trop élevée de gaz carbonique activent immédiatement le cœur qui va accroître automatiquement la quantité de sang circulant, au besoin en le détournant de la circulation générale.


(source article sur l'approche générale de la circulation sanguine, sur le site Vulgaris Medical)

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