Pannonique et Zdena
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 22/02/2008 à 15h00
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Question d'origine :
Dans le roman d'Amélie Nothomb "Acide sulfurique" les deux protagonistes se nomment
Pannonique et Zdena. Y-a-t-il une clé ? Sont-ce des prénoms fantaisistes ou renvoient-ils à quelque chose de précis ? Merci
Réponse du Guichet
Le 23/02/2008 à 15h05
Pannonique, rarement employé en français, sauf en géologie, est l'adjectif qui désigne la Plaine de Pannonie :
La plaine de Pannonie est une grande plaine sédimentaire du centre et du sud-est de l'Europe qui est le résultat de l'assèchement de la mer de Pannonie du Pliocène (bassin pannonien). Le Danube divise grossièrement la plaine en deux.
La plaine de Pannonie est un sous-système géomorphologique du système Alpes-Himalaya. (source : Wikipedia).
Son équivalent anglophone, pannonian, est davantage usité. Cette plaine tire son nom des Pannoniens (Pannonians), du latin Pannonii, ensemble de tribus qui vivaient dans le sud de la Pannonie, province de l'Empire romain du centre de l'Europe, là où se trouve actuellement la moitié ouest de la Hongrie.
Nous ne mettrons pas notre tête à couper que l'emploi fait par Amélie Nothomb dans son roman soit une référence explicite, sauf à avoir confondu la Hongrie et la Pologne, eu égard au contexte du roman...
Zdena est un prénom traditionnel féminin tchèque, diminutif de Zdenka, couramment porté depuis le XIXème siècle :
Le XVIIIe et le XIXe siècles marquent un tournant dans l'histoire du peuple tchèque alors placé sous la domination des Habsbourg et de Vienne. C'est en effet à partir de ce moment-là que l'on voit apparaître un sursaut de conscience nationale, un processus que les historiens désignent comme « renouveau » ou « réveil national ». Concrètement, face à l'influence de la culture et de langue allemandes, il s'agissait alors d'élever le niveau de la langue tchèque et de créer une culture nationale. Une volonté d'émancipation qui prit peu à peu la forme de revendications politiques, mais aussi un fort sentiment national qui concourt à un autre renouveau, ou plutôt à un retour des noms d'origine slave qui sont alors même considérés comme des « noms nationaux ». Des prénoms qui se terminent le plus souvent en « -slav » comme pour Miroslav, Ladislav ou Stanislav, en « -mír » comme pour Vladimír, Jaromír ou Slavomír, et en « -mil » avec, par exemple, Bohumil, Vlastimil ou Čechomil. Mais d'autres prénoms sont également très appréciés comme Zdeněk, Zdeňka, Dalibor, Svatopluk, Vladivoj, Růžena, Božena, Věra, Vlasta ou encore Jarmila. Enfin, principalement parmi les personnes instruites, il était devenu plus ou moins d'usage de manifester son patriotisme en ajoutant un nom national au premier prénom chrétien. Des prénoms composés donc qui donnent alors, par exemple, František Ladislav.
source : la radio tchèque Radio Praha.
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