Question d'origine :
Un batiment public posséde quatre niveaux, chacun équipés d'un tambour de RIA. La pression du réseau est de 1.8 bar, quelle est la puissance du groupe de surpresseur et le volume de la bache tampon necessaire?
Réponse du Guichet
Le 08/01/2009 à 14h55
Nous vous rappelons que le Guichet du Savoir ne prend pas en charge les travaux scolaires.
Nous vous livrons quelques informations, notamment sur les normes d'installations des RIA, qui vous aideront à effectuer votre calcul.
L’installation des RIA, leur nombre, l’alimentation en eau sont définis à la fois par la norme NF S62-201 et dans la règle R5 de l’APSAD.
Il existe deux diamètres nominaux : DN20 et DN40 correspondant à 20 mm et 40 mm.
Les RIA sont placés à l’intérieur des bâtiments, près des accès. Tout point du local doit pouvoir être atteint simultanément par le jet de deux RIA.
Pour cela, on admet les portées suivantes en jet plein :
— portée 12 m pour le RIA DN 20 ;
— portée 20 m pour le RIA DN 40.
Les sources d’eau doivent être calculées pour alimenter simultanément pendant 20 min, la moitié des RIA, avec toutefois un minimum de deux RIA et un maximum de quatre RIA DN40 ou huit RIA DN20. Dans ceux-ci, doit se trouver le RIA le plus défavorisé à l’entrée duquel il doit y avoir au moins 2,5 bar.
Les sources d’eau doivent être constamment en mesure de fonctionner de manière autonome et sont placées sous la responsabilité du propriétaire de l’installation ; une source d’eau peut cependant être commune à plusieurs propriétaires.
Les sources, pour l’APSAD, sont les sources A et les sources B.
Source A : source limitée, pouvant assurer le débit requis pour 5 têtes de sprinkleurs pendant 30 min.
Elle peut être constituée par :
— un bac de pression ;
— un réseau d’eau public ;
— un groupe électropompe.
Source B : source devant pouvoir, alimenter la surface impliquée avec le débit requis, pendant au moins une heure.
La source B est donc dimensionnée en fonction de la classe du risque à protéger le plus contraignant de l’établissement.
La norme CEN ne prévoit pas de source A comme dans les repères NFPA, seules les sources B sont prises en considération.
Une source B peut être constituée par :
— une réserve d’eau gravitaire ou avec pompe à démarrage automatique ;
— un réseau d’eau public lui-même alimenté par deux réservoirs.
(Extrait des Techniques de l'Ingénieur, article : Sécurité incendie bâtiment, par Jean-Michel Hoop).
Vous pouvez également consulter ces documents :
-Défense extérieure contre l'incendie : guide pratique pour le dimensionnement des besoins en eau, document technique D9 édité par le CNPP (Centre national de prévention et de protection).
- Défense extérieure contre l'incendie et rétentions : guide pratique pour le dimensionnement des rétentions des eaux d'extinction, document technique D9A édité par le CNPP.
- Sécurité incendie, mise en sécurité des bâtiments existants : habitation, ERP, bureaux, industrie, IGH...
- Manuel technique des sapeurs-pompiers, par Colonel Robert Bougerel.
Chacun, selon ses compétences et ses besoins, pourra trouver, dans cet ouvrage, des outils de résolution de problèmes techniques ou opérationnels et des notions utiles à l'amélioration de ses connaissances personnelles. Cet abécédaire n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il expose des principes essentiels applicables à la profession et couvrant les domaines variés que sont : la résistance des matériaux et les manœuvres de forces, la physique, la chimie et les risques technologiques, la météorologie, les feux d'hydrocarbures, l'électricité et les radiocommunications, l'hydraulique.
L'usage et les contacts que l'auteur pourra avoir avec les utilisateurs de cet ouvrage permettront au fil du temps d'enrichir son contenu pour en faire un manuel de référence au service de la profession. Le métier de sapeur-pompier exige, en fonction des emplois occupés, la maîtrise de solides compétences techniques.
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