Question d'origine :

Réponse du Guichet

Avatar par défaut bml_sci - Département : Sciences et Techniques
Le 25/05/2010 à 12h50
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Bases physiques
Les effets thérapeutiques de l'OHB résultent de l'augmentation de la pression barométrique et de la pression partielle en oxygène. À température constante, la pression et le volume d'un gaz sont unis par la loi de Boyle et Mariotte :
P × V = n × R × T = constante
où P est la pression du gaz, V le volume occupé par ce gaz, n le nombre de molécules de gaz, T la température absolue (en degrés Kelvin, K) et R la constante universelle des gaz (J mol-1 kg-1).
L'unité de pression employée en médecine hyperbare est l'atmosphère absolue (ATA) par référence au vide absolu. La pression atmosphérique au niveau de la mer est égale à 1 ATA = 1,013 bar = 760 mmHg = 101,3 kPa = 1 kg cm-2. L'augmentation de la pression est obtenue par injection dans le caisson d'un gaz, soit de l'air comprimé pour les caissons multiplaces, soit de l'oxygène pour les monoplaces. Une compression à 2 ATA, soit 1 ATA au-dessus de la pression à la surface de la mer, correspond à une profondeur de 10 mètres en termes de plongée sous-marine.
Toute variation de pression entraîne une variation proportionnelle de volume de gaz. La diminution de volume atteint 50 % lorsque la pression s'élève de 1 à 2 ATA ; elle est moindre au-delà, pour devenir négligeable au-dessus de 5 ATA. Cet effet est utilisé pour la réduction du volume des bulles gazeuses dans le traitement des embolies gazeuses (EG) et des accidents de décompression.
Inversement, à la remontée, la pression diminue et le volume de gaz augmente (50 % de 2 ATA à 1 ATA). Cet effet explique la possibilité de barotraumatisme pulmonaire, ou encore la majoration d'un pneumothorax préexistant, lors de la phase de décompression.


Voici la composition de l’atmosphère dans la chambre hyperbare décrite par
Société de médecine et de physiologie subaquatiques et hyperbares de langue française

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COMPOSTION DE L'ATMOSPHERE

L'atmosphère du caisson ne devra pas contenir plus de 25% en volume d'oxygène.
Pour cela :
- les patients sont alimentés en mélanges gazeux respiratoires par un inhalateur (ou tente à oxygène) présentant des qualités d'étanchéité, autour du visage ou de la tête, propres à éviter l'enrichissement de l'atmosphère du caisson en oxygène. Les gaz expirés doivent être rejetés à l'extérieur du caisson par un dispositif déverseur en bon état de fonctionnement. Une résistance expiratoire élevée sur le déverseur conduit à expirer à l'intérieur du caisson.
- L'étanchéité des circuits d'oxygène ne doit pas reposer sur les clapets des prises baïonnettes normalisées. Celles-ci doivent impérativement être doublées d'une vanne d'isolement.
- Un analyseur doit permettre de connaître en permanence et en continu la fraction d'oxygène dans l'atmosphère des différents compartiments du caisson (chambre et sas). Cet appareil doit être régulièrement contrôlé et étalonné. Les sondes d'oxygène à durée de vie limitée doivent être remplacées au plus tard 12 mois après leur première mise à l'atmosphère. En cours de vie, on doit s'assurer qu'elles sont capables de répondre à une F02 > 30%.
Un dispositif de ventilation forcée doit permettre d'éliminer rapidement, quelle que soit la pression ambiante, tout excès accidentel d'oxygène dans l'atmosphère du caisson.


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