Technique du bronze
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 23/01/2011 à 02h52
813 vues
Question d'origine :
Bonjour,
comment était fabriqué les sculptures en bronze? Les différentes étapes permettaient-elles de conserver le moule intact et ainsi de fabriquer "à la chaîne"?
Quel est l'intérêt de cette technique de fabrication?
Merci
Réponse du Guichet
Le 24/01/2011 à 13h16
Réponse du service Guichet du savoir
Il existe deux manières de fondre le bronze :
- la technique dite de la cire perdue est la plus ancienne. Le principe consiste à faire pénétrer du métal en fusion à l’intérieur d’un moule réfractaire, après avoir préalablement fait fondre le modèle en cire qu’il contenait. Deux cas peuvent se présenter : soit la fonte entraîne la destruction du modèle original en cire (fonte directe) ; soit le modèle est épargné, afin d’éviter un accident de fonte ou de réaliser plusieurs exemplaires (procédé indirect). Dans ce cas, un mouleur réalise un moule réutilisable (« à bon creux »), à pièces, sur le modèle original ; pour les volumes complexes, il est obligé de couper le modèle afin de faciliter le moulage. Dans ce moule, on coule de la cire liquide, et/ou on l’applique au pinceau, et/ou on dispose des galettes de cire.(Musée du Louvre) Chaque étape est détaillée dans ce dépliant du musée des Augustins.
- la technique de la fonte au sable, utilisé 99% des cas au XIXe siècle. "Le cœur du processus résidait dans la confection d'un modèle démontable réalisé en bronze qui pouvait être réutilisé un très grand nombre de fois. Ce modèle, aussi appelé le chef-modèle, était composé d'un nombre variable de parties en fonction de la complexité du sujet et du nombre de contre-dépouilles. Le nombre de pièces du chef-modèle pouvait varier et certains en comptaient plus d'une quarantaine. Bien que très finement ciselé et fini le chef-modèle n'avait pas vocation à être assemblé, chacun de ses éléments étant destiné uniquement au moulage.
Un moulage du chef-modèle était réalisé dans un sable silico-argileux à la fois très fin, donc capable d'épouser très fidèlement les formes du chef-modèle et possédant de surcroît la capacité de durcir une fois pressé et battu contre ce modèle. C'est dans ce moule qu'était ensuite coulé le bronze final. La confection d'un nouveau moule étant nécessaire pour chaque exemplaire, chaque tirage était donc une copie parfaite de l'original. Une fois la coulée réalisée il fallait ensuite nettoyer la pièce en la dessablant, puis en l'ébarbant et effectuer toute une série d'opérations de finitions qui s'achevait avec la ciselure et la réalisation de la patine." (Aracade)
Le procédé de la fonte à cire perdue permet de couler un nombre limité de modèles, mais il est idéal pour les sculptures de grande dimension et de forme complexe. Le procédé de la fonte au sable permet de couler un nombre relativement élevé d’exemplaire, de petite et moyenne dimension.
Ce document : Techniques de fonte offre une intéressante synthèse, dégageant les avantages et les inconvénients de chacune des deux techniques. Vous pouvez également consulter l’ouvrage de Tony Birks L'Art de la fonte du bronze.
Il existe deux manières de fondre le bronze :
- la technique dite de la cire perdue est la plus ancienne. Le principe consiste à faire pénétrer du métal en fusion à l’intérieur d’un moule réfractaire, après avoir préalablement fait fondre le modèle en cire qu’il contenait. Deux cas peuvent se présenter : soit la fonte entraîne la destruction du modèle original en cire (fonte directe) ; soit le modèle est épargné, afin d’éviter un accident de fonte ou de réaliser plusieurs exemplaires (procédé indirect). Dans ce cas, un mouleur réalise un moule réutilisable (« à bon creux »), à pièces, sur le modèle original ; pour les volumes complexes, il est obligé de couper le modèle afin de faciliter le moulage. Dans ce moule, on coule de la cire liquide, et/ou on l’applique au pinceau, et/ou on dispose des galettes de cire.(Musée du Louvre) Chaque étape est détaillée dans ce dépliant du musée des Augustins.
- la technique de la fonte au sable, utilisé 99% des cas au XIXe siècle. "Le cœur du processus résidait dans la confection d'un modèle démontable réalisé en bronze qui pouvait être réutilisé un très grand nombre de fois. Ce modèle, aussi appelé le chef-modèle, était composé d'un nombre variable de parties en fonction de la complexité du sujet et du nombre de contre-dépouilles. Le nombre de pièces du chef-modèle pouvait varier et certains en comptaient plus d'une quarantaine. Bien que très finement ciselé et fini le chef-modèle n'avait pas vocation à être assemblé, chacun de ses éléments étant destiné uniquement au moulage.
Un moulage du chef-modèle était réalisé dans un sable silico-argileux à la fois très fin, donc capable d'épouser très fidèlement les formes du chef-modèle et possédant de surcroît la capacité de durcir une fois pressé et battu contre ce modèle. C'est dans ce moule qu'était ensuite coulé le bronze final. La confection d'un nouveau moule étant nécessaire pour chaque exemplaire, chaque tirage était donc une copie parfaite de l'original. Une fois la coulée réalisée il fallait ensuite nettoyer la pièce en la dessablant, puis en l'ébarbant et effectuer toute une série d'opérations de finitions qui s'achevait avec la ciselure et la réalisation de la patine." (Aracade)
Le procédé de la fonte à cire perdue permet de couler un nombre limité de modèles, mais il est idéal pour les sculptures de grande dimension et de forme complexe. Le procédé de la fonte au sable permet de couler un nombre relativement élevé d’exemplaire, de petite et moyenne dimension.
Ce document : Techniques de fonte offre une intéressante synthèse, dégageant les avantages et les inconvénients de chacune des deux techniques. Vous pouvez également consulter l’ouvrage de Tony Birks L'Art de la fonte du bronze.
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