Question d'origine :
Bonjour, je viens d'apprendre que le Code Typographique indiquait que le mot Bible (ainsi que le Coran et autres livres religieux) s'écrit en romain, et non pas en italiques, comme tous les titres de livres, pouvez-vous me dire quelle est l'origine ou la raison de cette règle typo ? Merci.
Réponse du Guichet
Le 29/01/2011 à 11h33
Réponse du service Guichet du Savoir
Bonjour,
Il s'agit d'un usage qui permet de distinguer les livres sacrés des livres profanes.
Comme tous les noms français ou francisés des livres sacrés des religions monothéistes, les titres de ses livres et de ses versions se composent en romain : La Bible, la Genèse, le Deutéronome, l’Évangile selon saint Matthieu, etc. La version des Septante, la Septante, la Vulgate.
Attention ! Les titres des livres non canoniques (selon le canon retenu…) ne méritent pas de traitement de faveur et se composent en italique : l’Évangile de Thomas, les Actes de Pilate.
Impr. nat. 1990.
source : www.orthotypographie.fr et ORTHOTYPO de Jean-Pierre Lacroux
Concernant la mise en page des calendriers réformés, il est indiqué dans l'ouvrage intitulé "La mise en page du livre religieux, XIIIe-XXe siècle : actes de la journée d'étude de l'Institut d'histoire du livre, Paris, 13 décembre 2001 / organisée par l'Ecole nationale des chartes, consultable à la BML :
... ces différentes commémorations sont distinguées par l'emploi de caractères typographiques différents, le caractère romain, la capitale ou l'italique. Les références bibliques sont composées en romain, les fêtes christologiques (Circoncision le 1er janvier ; Epiphanie le 6 ; la Résurrection le 27 mars ; Noël) et quelques autres fêtes chrétiennes importantes sont en capitales romaines (Simon et Judas le 28 octobre ; Elisabeth le 19 novembre; les saints Innocents le 28 décembre), tout comme le nom hébreu des mois et les mentions des calendes, des nones et des ides romaines (question de visibilité), alors que le reste de l'ouvrage est composé en italique.Cette distinction du sacré et du profane par l'emploi de caractères différents balisera la postérité des calendriers genevois et huguenots français jusqu'à leur disparition dans les années 1680-1690, l'italique étant parfois dévolu à l'un, parfois à l'autre. L'italique distingue, mais elle ne hiérarchise pas.
Voir aussi le site de la Banque de dépannage linguistique.
Bonjour,
Il s'agit d'un usage qui permet de distinguer les livres sacrés des livres profanes.
Impr. nat. 1990.
source : www.orthotypographie.fr et ORTHOTYPO de Jean-Pierre Lacroux
Concernant la mise en page des calendriers réformés, il est indiqué dans l'ouvrage intitulé "La mise en page du livre religieux, XIIIe-XXe siècle : actes de la journée d'étude de l'Institut d'histoire du livre, Paris, 13 décembre 2001 / organisée par l'Ecole nationale des chartes, consultable à la BML :
... ces différentes commémorations sont distinguées par l'emploi de caractères typographiques différents, le caractère romain, la capitale ou l'italique. Les références bibliques sont composées en romain, les fêtes christologiques (Circoncision le 1er janvier ; Epiphanie le 6 ; la Résurrection le 27 mars ; Noël) et quelques autres fêtes chrétiennes importantes sont en capitales romaines (Simon et Judas le 28 octobre ; Elisabeth le 19 novembre; les saints Innocents le 28 décembre), tout comme le nom hébreu des mois et les mentions des calendes, des nones et des ides romaines (question de visibilité), alors que le reste de l'ouvrage est composé en italique.
Voir aussi le site de la Banque de dépannage linguistique.
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