Question d'origine :
Bonjour, je cherche à savoir comment fonctionnent les librairies anglaises mais aussi connaître leurs différences avec les librairies françaises. Merci!
Réponse du Guichet

Bonjour,
Il existe en Angleterre, comme en France, des chaînes et des librairies indépendantes.
Les quatre chaînes principales sont :
• Blackwell's
Site officiel : bookshop.blackwell.co.uk
• Waterstone's
Site officiel : waterstones.com
• W H Smith
Site officiel : whsmithplc.co.uk
• Foyles
Site officiel : foyles.co.uk
Ces librairies utilisent les nouvelles technologies pour la vente de leurs ouvrages : elles sont toutes sur Twitter ou Facebook, à l’instar des grandes chaînes de librairies françaises. En voici quelques exemples :
Blackwell Bookshops on twitter
Waterstones on Twitter
Waterstones Facebook
Quant aux librairies indépendantes anglaises, même si la rumeur est inquiète pour leur viabilité, un papier du journal The Telegraph estime qu’il n’y a pas lieu d’avoir des appréhensions au sujet leur déclin. Selon le journaliste, leur mort a été grandement exagérée.
Les librairies indépendantes sont ‘fédérées’ et leur portail d’accès est le site LocalBookshops.co.uk : il s’agit de la ‘maison en ligne’ des librairies du Royaume-Uni et de l’Irlande.
The Booksellers association, l’équivalent anglais du Syndicat des libraires, propose des études sur la situation des ventes de livres sur le marché britannique.
Le modèle anglo-saxon des grandes chaînes de livres est une source d’inspiration, non seulement pour les librairies françaises, mais également pour les bibliothèques. Mathilde Servet, dans son mémoire intitulé Les bibliothèques troisième lieu indique que :
Ces immenses librairies se sont peu à peu transformées en centres communautaires, où les cafés tiennent désormais une place de choix. Inconcevable il y a encore une dizaine d’années, leur introduction et la propagation concomitante de nouveaux usages (boire, parler, manger, se détendre, s’asseoir dans un environnement confortable,…) a fait partie de leur stratégie de survie, dans un univers toujours plus compétitif. Beaucoup de bibliothèques récentes s’inspirent de cette évolution salutaire et implantent les mêmes éléments quelques années plus tard en leurs murs, tout en se heurtant au même type de réticence de la part du personnel. Le café constitue dorénavant un élément pivot de la stratégie marketing des bibliothèques pour attirer les usagers et elles n’hésitent pas à en faire la publicité, par voie d’affiches ou d’ardoises à l’entrée de leur établissement.
Ainsi comme le confirme un article de wikipedia, Waterstones est engagé dans des contrats de franchise avec des ‘coffee shops’ comme Costa Coffee, Starbucks...
Pour finir, quelques éléments d’information au sujet de la situation en France :
• La « chaîne du livre », qui rassemble auteurs, éditeurs, et diffuseurs marchands (libraires) et non-marchands (bibliothèques), représente la première industrie culturelle de France. La période récente a connu une production éditoriale en constante croissance en termes de titres publiés et de chiffre d'affaires, ainsi qu'une multiplication des bibliothèques disposant d'une offre fournie et variée. Cette situation favorable ne doit cependant pas cacher la remise en cause des processus traditionnels de création, sélection et diffusion, ainsi que l'évolution des pratiques culturelles qu'impose l'émergence du numérique. Source : culturecommunication.gouv.fr
• Quel avenir pour la librairie indépendante ?
De prime abord, le marché du livre se porte plutôt bien : dans un contexte économique difficile les ventes ont progressé de 3,9% en 2009 et sont restées stables en 2010. Pourtant, à y regarder de plus près, la situation est fortement contrastée : les ventes de livres se concentrent de plus en plus sur quelques titres et l'on observe une standardisation de l'offre qui profite essentiellement à la grande distribution (hypermarchés et grandes surfaces culturelles) dont les ventes ont progressé de 7% entre 2000 et 2010. En revanche le chiffre d'affaires des libraires indépendants a baissé de -5,4% de 2003 à 2010, avec un "net décrochage en 2009 et 2010" souligné par Xerfi.
• Quand les libraires deviennent vendeurs de casseroles
• Nombreuses études sur le site du Syndicat de la librairie française
• Enquête de l’INSEE sur les librairies
• Les Rencontres nationales de la librairie 2011
Organisées par le Syndicat de la librairie française, la fédération Libraires en Régions et l'association Libraires en Rhône-Alpes, les Rencontres nationales de la Librairie se sont déroulées à l'ENS-Sciences de Lyon les 15 et 16 mai 2011 sur le thème "Quelle librairie pour demain". Un site spécialement dédié aux Rencontres est ouvert à cette adresse regroupant l'ensemble des interventions, des études rendues publiques à cette occasion ainsi que l'intégralité des tables rondes en vidéo.
• Etude : La situation économique et financière des librairies indépendantes
• Documents sur la librairie : Ministère de la culture
• Association internationale des libraires francophones
Il existe en Angleterre, comme en France, des chaînes et des librairies indépendantes.
Les quatre chaînes principales sont :
• Blackwell's
Site officiel : bookshop.blackwell.co.uk
• Waterstone's
Site officiel : waterstones.com
• W H Smith
Site officiel : whsmithplc.co.uk
• Foyles
Site officiel : foyles.co.uk
Ces librairies utilisent les nouvelles technologies pour la vente de leurs ouvrages : elles sont toutes sur Twitter ou Facebook, à l’instar des grandes chaînes de librairies françaises. En voici quelques exemples :
Blackwell Bookshops on twitter
Waterstones on Twitter
Waterstones Facebook
Quant aux librairies indépendantes anglaises, même si la rumeur est inquiète pour leur viabilité, un papier du journal The Telegraph estime qu’il n’y a pas lieu d’avoir des appréhensions au sujet leur déclin. Selon le journaliste, leur mort a été grandement exagérée.
Les librairies indépendantes sont ‘fédérées’ et leur portail d’accès est le site LocalBookshops.co.uk : il s’agit de la ‘maison en ligne’ des librairies du Royaume-Uni et de l’Irlande.
The Booksellers association, l’équivalent anglais du Syndicat des libraires, propose des études sur la situation des ventes de livres sur le marché britannique.
Le modèle anglo-saxon des grandes chaînes de livres est une source d’inspiration, non seulement pour les librairies françaises, mais également pour les bibliothèques. Mathilde Servet, dans son mémoire intitulé Les bibliothèques troisième lieu indique que :
Ces immenses librairies se sont peu à peu transformées en centres communautaires, où les cafés tiennent désormais une place de choix. Inconcevable il y a encore une dizaine d’années, leur introduction et la propagation concomitante de nouveaux usages (boire, parler, manger, se détendre, s’asseoir dans un environnement confortable,…) a fait partie de leur stratégie de survie, dans un univers toujours plus compétitif. Beaucoup de bibliothèques récentes s’inspirent de cette évolution salutaire et implantent les mêmes éléments quelques années plus tard en leurs murs, tout en se heurtant au même type de réticence de la part du personnel. Le café constitue dorénavant un élément pivot de la stratégie marketing des bibliothèques pour attirer les usagers et elles n’hésitent pas à en faire la publicité, par voie d’affiches ou d’ardoises à l’entrée de leur établissement.
Ainsi comme le confirme un article de wikipedia, Waterstones est engagé dans des contrats de franchise avec des ‘coffee shops’ comme Costa Coffee, Starbucks...
Pour finir, quelques éléments d’information au sujet de la situation en France :
• La « chaîne du livre », qui rassemble auteurs, éditeurs, et diffuseurs marchands (libraires) et non-marchands (bibliothèques), représente la première industrie culturelle de France. La période récente a connu une production éditoriale en constante croissance en termes de titres publiés et de chiffre d'affaires, ainsi qu'une multiplication des bibliothèques disposant d'une offre fournie et variée. Cette situation favorable ne doit cependant pas cacher la remise en cause des processus traditionnels de création, sélection et diffusion, ainsi que l'évolution des pratiques culturelles qu'impose l'émergence du numérique. Source : culturecommunication.gouv.fr
• Quel avenir pour la librairie indépendante ?
De prime abord, le marché du livre se porte plutôt bien : dans un contexte économique difficile les ventes ont progressé de 3,9% en 2009 et sont restées stables en 2010. Pourtant, à y regarder de plus près, la situation est fortement contrastée : les ventes de livres se concentrent de plus en plus sur quelques titres et l'on observe une standardisation de l'offre qui profite essentiellement à la grande distribution (hypermarchés et grandes surfaces culturelles) dont les ventes ont progressé de 7% entre 2000 et 2010. En revanche le chiffre d'affaires des libraires indépendants a baissé de -5,4% de 2003 à 2010, avec un "net décrochage en 2009 et 2010" souligné par Xerfi.
• Quand les libraires deviennent vendeurs de casseroles
• Nombreuses études sur le site du Syndicat de la librairie française
• Enquête de l’INSEE sur les librairies
• Les Rencontres nationales de la librairie 2011
Organisées par le Syndicat de la librairie française, la fédération Libraires en Régions et l'association Libraires en Rhône-Alpes, les Rencontres nationales de la Librairie se sont déroulées à l'ENS-Sciences de Lyon les 15 et 16 mai 2011 sur le thème "Quelle librairie pour demain". Un site spécialement dédié aux Rencontres est ouvert à cette adresse regroupant l'ensemble des interventions, des études rendues publiques à cette occasion ainsi que l'intégralité des tables rondes en vidéo.
• Etude : La situation économique et financière des librairies indépendantes
• Documents sur la librairie : Ministère de la culture
• Association internationale des libraires francophones
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