Question d'origine :
Bonjour!
J'aimerais savoir ce qui est le plus écologique (dans le cas de ma question, c'est à prendre comme ayant le moins d'impacts sur l’environnement possible) entre l'écriture au plume (nécessitant alors aussi l'usage de l'effaceur) et celle au Bic (avec, dans ce cas, du blanc correcteur)?
Désolé pour toutes ces précisions, peut-être inutiles, d'ailleurs
Merci d'avance pour la réponse
Réponse du Guichet
Le 19/11/2012 à 13h22
Bonjour,
A ma gauche, le couplestylo à bille + correcteur liquide , à ma droite le stylo-plume et son effaceur . Lequel est le plus écolo nous demandez-vous ?
Nous pourrions vous indiquer, comme le site biolaune, l'argument suivant :
Préférer le style plume, bien plus écologiste que son cousin le stylo à bille jetable. Une fois utilisé dans son intégralité, un jetable classique ne sert plus et finit à la poubelle, alors qu’un stylo à plume possède une durée de vie très longue si vous en prenez soin, de par son mode de recharge. Privilégiez l’encre bleue qui, la plupart du temps, est confectionnée à base d’eau étant donc plus « green ». En plus de cela, certaines cartouches d’encre sont biodégradables. Écrire au stylo-plume s’avère donc ne laisser aucune trace derrière soi, sauf celles (bien utiles) sur le papier.
Mais le Guichet du Savoir tient à fournir un analyse plus approfondie, en analysant trois facettes de l'impact écologique de ces différents types de stylo, et leurs variations. Nous avons essayé d'énumérer les caractéristiques de production, usage et durabilité des deux couples, ainsi que les variantes éventuelles :
1. Production :
- utilisation de matières premières plus ou moins rares, et/ou polluantes à produire, notamment le pétrole pour le plastique, le métal pour les plumes
- utilisation de matières issues du recyclage : cartons, plastiques, pour les stylos mais aussi pour certains correcteurs de type "souris"
- utilisation de produits naturels responsables : corps en bois, en résine végétale ou autre. On trouve même des sites spécialisés dans les stylos écolos (exemple)
2. Usage :
- les deux types de stylo font jeu assez égal lorsqu'on les utilise. Il faudrait connaitre la constitution précise des encres pour distinguer leur nocivité. Mis à part les secrets industriels, on sait que toutes les encres sont constituées de produits chimiques et/ou naturels variables, savamment combinés pour donner la meilleure facilité d'écriture et une bonne conservation notamment (source). L'encre bleue effaçable semble la moins nocive, c'est d'ailleurs celle qui se lave le plus facilement.
- effaceur et correcteur comprennent des solvants, des produits volatils. Là aussi, le secret industriel ne permet pas de comparer précisément les deux. On peut dire qu'on sent bien le produit volatil de l'effaceur ou du correcteur liquide, mais moins dans le cas des correcteurs en ruban. Il existe cependant des correcteurs à l'eau. Et le diluant pour correcteur traditionnel, qui permettait de prolonger leur usage dès les premiers signes d'assèchement sur le pinceau applicateur (mais était très volatile) n'existe plus de nos jours, remplacé par des produits moins nocifs. (source)
3. Durabilité :
- un stylo à bille on le jette une fois qu'il ne marche plus, un stylo à plume on essaye de le garder.
Les premiers sont peu chers, les seconds sont un peu plus voir carrément plus chers, on a donc moins facilement tendance à les remplacer.
- on peut bien sûr acheter des recharges pour certains stylos à bille, ou plutôt des intérieurs complets. Mais on peut se demander à quoi sert de faire durer un tube vide ?
- un stylo plume, on change seulement sa cartouche, ou mieux, on remplit son réservoir (ou sa cartouche réservoir) avec un flacon d'encre. Dans ce dernier cas, l'encre vendue en grande quantité sera moins chère (au litre), et on ne jette plus les petits tubes de plastique vides.
- un effaceur se jette entièrement, on ne pense pas pouvoir le recharger (à moins d'avoir trouvé notre solution, voir fin d'article), alors qu'on peut recharger quelques modèles de correcteurs, ou en trouver fabriqués en matières recyclés.
Variantes possibles : le stylo-plume jetable tout en plastique, qui tombe alors dans le même défaut qu'un stylo à bille basique. Le stylo à bille (ou "roller", exemple ici) à cartouche standard se raliera lui à la famille des plumes.
Voyons maintenant l'explication simple (mais technique) de laconstitution des encres d'écriture, et du fonctionnement des effaceurs , donnée par La Recherche :
Uneencre comporte généralement quatre constituants : un ou plusieurs pigments , d'origine naturelle ou synthétique, un liant rendant le mélange plus visqueux, un tensioactif permettant un bon accrochage de l'encre sur le papier, et enfin un solvant plus ou moins volatil de manière à obtenir un séchage rapide. «Effacer une encre» revient simplement à détruire le pigment coloré contenu dans l'encre. Il ne s'agit donc pas d'une élimination physique de l'encre, mais d'une réaction chimique qui transforme la substance colorée en une substance incolore .
Les pigments sont souvent des molécules synthétiques où les liaisons chimiques, simples et doubles, alternent. Dans la majorité des cas, le simple fait de casser les doubles liaisons par oxydation permet de rendre l'encre invisible.
Pour l'encre bleue du stylo à plume,les effaceurs classiques contiennent du bisulfite de sodium . L'oxydation étant peu violente, elle pourrait aussi se faire grâce à de l'eau oxygénée de pharmacie ou de l'eau de Javel diluée. Ainsi, lorsque votre effaceur ne fonctionne plus, il n'y a qu'à le laisser tremper une nuit dans de l'eau oxygénée ou de l'eau de Javel diluée pour qu'il retrouve sa fonction .
En conclusion, notre vainqueur est : stylo à plume fabriqué en matières éco-responsables, avec un réservoir d'encre bleue effaçable, en allongeant la durée de vie de l'effaceur avec de l'eau de javel ! On aura alors au moins le sentiment d'utiliser un stylo durablement.
Le stylo bille peut être écologique lui aussi, de par sa fabrication, mais nous vous laissons le soin de calculer l'addition de son remplacement ou sa recharge plus ou moins fréquente (idem pour le correcteur), par rapport à l'investissement à long terme: stylo à plume + bouteille d'encre + effaceur (+javel ou autre).
Par ailleurs, pour ne pas jeter trop vite un stylo bille devenu récalcitrant, jetez un oeil sur les "trucs" proposés précédemment par le Guichet.
A ma gauche, le couple
Nous pourrions vous indiquer, comme le site biolaune, l'argument suivant :
Préférer le style plume, bien plus écologiste que son cousin le stylo à bille jetable. Une fois utilisé dans son intégralité, un jetable classique ne sert plus et finit à la poubelle, alors qu’un stylo à plume possède une durée de vie très longue si vous en prenez soin, de par son mode de recharge. Privilégiez l’encre bleue qui, la plupart du temps, est confectionnée à base d’eau étant donc plus « green ». En plus de cela, certaines cartouches d’encre sont biodégradables. Écrire au stylo-plume s’avère donc ne laisser aucune trace derrière soi, sauf celles (bien utiles) sur le papier.
Mais le Guichet du Savoir tient à fournir un analyse plus approfondie, en analysant trois facettes de l'impact écologique de ces différents types de stylo, et leurs variations. Nous avons essayé d'énumérer les caractéristiques de production, usage et durabilité des deux couples, ainsi que les variantes éventuelles :
- utilisation de matières premières plus ou moins rares, et/ou polluantes à produire, notamment le pétrole pour le plastique, le métal pour les plumes
- utilisation de matières issues du recyclage : cartons, plastiques, pour les stylos mais aussi pour certains correcteurs de type "souris"
- utilisation de produits naturels responsables : corps en bois, en résine végétale ou autre. On trouve même des sites spécialisés dans les stylos écolos (exemple)
- les deux types de stylo font jeu assez égal lorsqu'on les utilise. Il faudrait connaitre la constitution précise des encres pour distinguer leur nocivité. Mis à part les secrets industriels, on sait que toutes les encres sont constituées de produits chimiques et/ou naturels variables, savamment combinés pour donner la meilleure facilité d'écriture et une bonne conservation notamment (source). L'encre bleue effaçable semble la moins nocive, c'est d'ailleurs celle qui se lave le plus facilement.
- effaceur et correcteur comprennent des solvants, des produits volatils. Là aussi, le secret industriel ne permet pas de comparer précisément les deux. On peut dire qu'on sent bien le produit volatil de l'effaceur ou du correcteur liquide, mais moins dans le cas des correcteurs en ruban. Il existe cependant des correcteurs à l'eau. Et le diluant pour correcteur traditionnel, qui permettait de prolonger leur usage dès les premiers signes d'assèchement sur le pinceau applicateur (mais était très volatile) n'existe plus de nos jours, remplacé par des produits moins nocifs. (source)
- un stylo à bille on le jette une fois qu'il ne marche plus, un stylo à plume on essaye de le garder.
Les premiers sont peu chers, les seconds sont un peu plus voir carrément plus chers, on a donc moins facilement tendance à les remplacer.
- on peut bien sûr acheter des recharges pour certains stylos à bille, ou plutôt des intérieurs complets. Mais on peut se demander à quoi sert de faire durer un tube vide ?
- un stylo plume, on change seulement sa cartouche, ou mieux, on remplit son réservoir (ou sa cartouche réservoir) avec un flacon d'encre. Dans ce dernier cas, l'encre vendue en grande quantité sera moins chère (au litre), et on ne jette plus les petits tubes de plastique vides.
- un effaceur se jette entièrement, on ne pense pas pouvoir le recharger (à moins d'avoir trouvé notre solution, voir fin d'article), alors qu'on peut recharger quelques modèles de correcteurs, ou en trouver fabriqués en matières recyclés.
Variantes possibles : le stylo-plume jetable tout en plastique, qui tombe alors dans le même défaut qu'un stylo à bille basique. Le stylo à bille (ou "roller", exemple ici) à cartouche standard se raliera lui à la famille des plumes.
Voyons maintenant l'explication simple (mais technique) de la
Une
Les pigments sont souvent des molécules synthétiques où les liaisons chimiques, simples et doubles, alternent. Dans la majorité des cas, le simple fait de casser les doubles liaisons par oxydation permet de rendre l'encre invisible.
Pour l'encre bleue du stylo à plume,
En conclusion, notre vainqueur est : stylo à plume fabriqué en matières éco-responsables, avec un réservoir d'encre bleue effaçable, en allongeant la durée de vie de l'effaceur avec de l'eau de javel ! On aura alors au moins le sentiment d'utiliser un stylo durablement.
Le stylo bille peut être écologique lui aussi, de par sa fabrication, mais nous vous laissons le soin de calculer l'addition de son remplacement ou sa recharge plus ou moins fréquente (idem pour le correcteur), par rapport à l'investissement à long terme: stylo à plume + bouteille d'encre + effaceur (+javel ou autre).
Par ailleurs, pour ne pas jeter trop vite un stylo bille devenu récalcitrant, jetez un oeil sur les "trucs" proposés précédemment par le Guichet.
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