Qu'elle langue parlait on en pologne dans les années 1920
CIVILISATION
+ DE 2 ANS
Le 04/02/2013 à 21h22
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Question d'origine :
J'ai des lettres de mon grand père polonais né en 1905 à côté de poznan. Des amis polonais n'arrivent pas à les comprendre.on me parle de la langue sorbe ou sorabe. Est ce possible ? Merci beaucoup pour votre réponse .
Réponse du Guichet
Le 07/02/2013 à 08h30
Quelle langue parlait-on en Pologne dans les années 1920 ? Si le polonais est bien alors la langue officielle, nous apprenons dans Minutes of the Council de 1920-1921 : "nonobstant l'établissement par le gouvernement polonais d'une langue officielle, des facilités appropriées seront données aux ressortissants polonais de langue autre que le polonais, pour l'usage de leur langue..."
Sur le site de l'Université Laval, des données précises concernant la Pologne contemporaine font mention d'une grande variété linguistique : "La langue polonaise est le résultat de son histoire, alors que chaque village ou chaque ville parlait sa propre variété dialectale. Aujourd'hui, il ne reste que trois grandes variétés: le petit-polonais (le dialecte de Cracovie ou Kraków, parlé au sud, dans la voïvodie de Petite-Pologne), le grand-polonais (le dialecte de Gniezno située dans le centre-ouest de la Pologne, dans la voïvodie de Grande-Pologne) et le mazovien (le dialecte de Varsovie ou Warszawa, dans la voïvodie de Mazovie). On peut mentionner également le silésien parlé dans les voïvodies du Sud-Ouest), une langue qui n'est pas considérée comme un dialecte distinct, mais comme une variété du petit-polonais influencée par l'allemand. Actuellement, les Silésiens ne constituent pas une «minorité nationale», mais l'un des divers groupes ethniques qui composent la Pologne. Même si les Silésiens réclament leur propre nationalité, nombreux sont ceux qui se disent polonais.
Enfin, le cachoube, parlé dans le Nord, n'est pas davantage reconnu comme un dialecte du polonais, mais comme une langue slave distincte à part entière. Le cachoube partage certaines particularités avec le mazovien. Les locuteurs du cachoube (les évaluations varient de 100 000 à plus de 200 000) vivent surtout dans et autour de la ville de Gdansk près de la mer Baltique, dans la voïvodie de Poméranie. L'intercompréhension est relativement aisé entre les trois grands dialectes, même s'ils diffèrent quelque peu dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et le vocabulaire."
Dans Les langues parlées en Pologne aujourd'hui, nous apprenons :
Langue officielle, le polonais est parlé par 99 % de la population en Pologne. Les principaux dialectes comprennent le petit-polonais et le silésien, parlé dans le sud, et le mazovien et le grand-polonais, parlés dans le nord. Le Cachoube est pour certains considéré comme une langue à part entière.
La plupart des Polonais ne parlent aucune langue étrangère. Toutefois, ils disposent généralement de facilités dans l'apprentissage des langues. L'allemand est assez répandu dans l'ouest du pays. Le russe, dont l'apprentissage sous le communisme était obligatoire, est souvent compris, mais il n'est pas recommandé de l'utiliser. L'anglais s'impose comme langue de communication avec les étrangers, surtout chez les jeunes.
La connaissance de la langue française se répand à nouveau dans les milieux cultivés, comme ce fut le cas au XVIIIe siècle, mais la langue reste encore peu parlée.
Concernant le sorabe, dans l'aventure des langues en Occident, Henriette Walter nous dit : "une minorité de quelques dizaines de milliers d'habitants parlent en Allemagne le sorabe, une langue du groupe slave occidental, qui se maintient dans les milieux ruraux et qui est surtout parlée en famille. On l'appelle aussi quelquefois le "wende de Lusace". Le territoire sorabe est aujourd'hui restreint uniquement à la campagne entourant Cottbus et Bautzen, mais divers noms de lieux d'Allemagne sont un témoignage de l'ancienne présence slave : Leipzig "(ville des) tilleuls", Görlitz, formé sur un nom slave signifiant "forêt", Chemnitz "la pierre". Le domaine slave s'étendait autrefois à l'Ouest jusqu'à l'Elbe, où des parlers slaves existaient encore au XVIIIe siècle. Depuis 1969, la région entre Cottbus et Dresde est déclarée région bilingue : le sorabe y est admis comme langue officielle régionale, à côté de l'allemand, dans l'administration et les tribunaux..." Dans cet ouvrage, une carte montre la situation linguistique de la région avant la seconde guerre mondiale."
in le site de l'Université Laval : "bien que très influencé par l'allemand, le sorabe est une langue slave se situant entre le tchèque et le polonais, et il s'écrit en caractères latins complétés par quelques signes diacritiques. Les locuteurs de la Haute-Lusace au sud parlent le haut-sorabe; ceux de la Basse-Lusace au nord, le bas-sorabe (menacé d'extinction). Le sorabe est une langue régionale d'Allemagne"
Pour identifier précisément la langue dans laquelle sont écrites les lettres de votre grand-père polonais, il vous faudra peut-être vous adresser à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales qui dispense une initiation au sorabe depuis 1989 ("Langue slave occidentale, à la fois proche du tchèque et du polonais, le sorabe n’est parlé qu’en Allemagne, dans les Länder de Saxe et de Brandebourg, dans une région appelée la Lusace, où les ancêtres des Sorabes se sont établis dès le VIe siècle de notre ère. Utilisant les caractères latins assortis de signes diacritiques, le sorabe est parlé par une population d’environ 80 000 locuteurs, qui sont les descendants des derniers Slaves de l’Elbe ayant résisté à la germanisation. Cette langue peut intéresser les linguistes par ses traits archaïques, l’ethnologue par l’originalité des coutumes populaires, les civilisationnistes en ce qu’elle illustre une culture à cheval sur le monde slave et le monde germanique ; de plus, elle sert d’expression à une littérature très vivante qui aborde tous les genres et traite tous les sujets du monde contemporain"), ou la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg qui comporte un département langues slaves et d'Europe de l'Est.
Pour compléter :
La Pologne au XXe siècle sous la dir. de Teresa Wysokinska et Alain van Crugten
Histoire de la Pologne de Jerzy Lukowski et Hubert Zawadzki
Poznan in Wikipedia
Histoire_de_la_Pologne in Wikipedia
Sur le site de l'Université Laval, des données précises concernant la Pologne contemporaine font mention d'une grande variété linguistique : "La langue polonaise est le résultat de son histoire, alors que chaque village ou chaque ville parlait sa propre variété dialectale. Aujourd'hui, il ne reste que trois grandes variétés: le petit-polonais (le dialecte de Cracovie ou Kraków, parlé au sud, dans la voïvodie de Petite-Pologne), le grand-polonais (le dialecte de Gniezno située dans le centre-ouest de la Pologne, dans la voïvodie de Grande-Pologne) et le mazovien (le dialecte de Varsovie ou Warszawa, dans la voïvodie de Mazovie). On peut mentionner également le silésien parlé dans les voïvodies du Sud-Ouest), une langue qui n'est pas considérée comme un dialecte distinct, mais comme une variété du petit-polonais influencée par l'allemand. Actuellement, les Silésiens ne constituent pas une «minorité nationale», mais l'un des divers groupes ethniques qui composent la Pologne. Même si les Silésiens réclament leur propre nationalité, nombreux sont ceux qui se disent polonais.
Enfin, le cachoube, parlé dans le Nord, n'est pas davantage reconnu comme un dialecte du polonais, mais comme une langue slave distincte à part entière. Le cachoube partage certaines particularités avec le mazovien. Les locuteurs du cachoube (les évaluations varient de 100 000 à plus de 200 000) vivent surtout dans et autour de la ville de Gdansk près de la mer Baltique, dans la voïvodie de Poméranie. L'intercompréhension est relativement aisé entre les trois grands dialectes, même s'ils diffèrent quelque peu dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et le vocabulaire."
Dans Les langues parlées en Pologne aujourd'hui, nous apprenons :
Langue officielle, le polonais est parlé par 99 % de la population en Pologne. Les principaux dialectes comprennent le petit-polonais et le silésien, parlé dans le sud, et le mazovien et le grand-polonais, parlés dans le nord. Le Cachoube est pour certains considéré comme une langue à part entière.
La plupart des Polonais ne parlent aucune langue étrangère. Toutefois, ils disposent généralement de facilités dans l'apprentissage des langues. L'allemand est assez répandu dans l'ouest du pays. Le russe, dont l'apprentissage sous le communisme était obligatoire, est souvent compris, mais il n'est pas recommandé de l'utiliser. L'anglais s'impose comme langue de communication avec les étrangers, surtout chez les jeunes.
La connaissance de la langue française se répand à nouveau dans les milieux cultivés, comme ce fut le cas au XVIIIe siècle, mais la langue reste encore peu parlée.
Concernant le sorabe, dans l'aventure des langues en Occident, Henriette Walter nous dit : "une minorité de quelques dizaines de milliers d'habitants parlent en Allemagne le sorabe, une langue du groupe slave occidental, qui se maintient dans les milieux ruraux et qui est surtout parlée en famille. On l'appelle aussi quelquefois le "wende de Lusace". Le territoire sorabe est aujourd'hui restreint uniquement à la campagne entourant Cottbus et Bautzen, mais divers noms de lieux d'Allemagne sont un témoignage de l'ancienne présence slave : Leipzig "(ville des) tilleuls", Görlitz, formé sur un nom slave signifiant "forêt", Chemnitz "la pierre". Le domaine slave s'étendait autrefois à l'Ouest jusqu'à l'Elbe, où des parlers slaves existaient encore au XVIIIe siècle. Depuis 1969, la région entre Cottbus et Dresde est déclarée région bilingue : le sorabe y est admis comme langue officielle régionale, à côté de l'allemand, dans l'administration et les tribunaux..." Dans cet ouvrage, une carte montre la situation linguistique de la région avant la seconde guerre mondiale."
in le site de l'Université Laval : "bien que très influencé par l'allemand, le sorabe est une langue slave se situant entre le tchèque et le polonais, et il s'écrit en caractères latins complétés par quelques signes diacritiques. Les locuteurs de la Haute-Lusace au sud parlent le haut-sorabe; ceux de la Basse-Lusace au nord, le bas-sorabe (menacé d'extinction). Le sorabe est une langue régionale d'Allemagne"
Pour identifier précisément la langue dans laquelle sont écrites les lettres de votre grand-père polonais, il vous faudra peut-être vous adresser à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales qui dispense une initiation au sorabe depuis 1989 ("Langue slave occidentale, à la fois proche du tchèque et du polonais, le sorabe n’est parlé qu’en Allemagne, dans les Länder de Saxe et de Brandebourg, dans une région appelée la Lusace, où les ancêtres des Sorabes se sont établis dès le VIe siècle de notre ère. Utilisant les caractères latins assortis de signes diacritiques, le sorabe est parlé par une population d’environ 80 000 locuteurs, qui sont les descendants des derniers Slaves de l’Elbe ayant résisté à la germanisation. Cette langue peut intéresser les linguistes par ses traits archaïques, l’ethnologue par l’originalité des coutumes populaires, les civilisationnistes en ce qu’elle illustre une culture à cheval sur le monde slave et le monde germanique ; de plus, elle sert d’expression à une littérature très vivante qui aborde tous les genres et traite tous les sujets du monde contemporain"), ou la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg qui comporte un département langues slaves et d'Europe de l'Est.
Pour compléter :
La Pologne au XXe siècle sous la dir. de Teresa Wysokinska et Alain van Crugten
Histoire de la Pologne de Jerzy Lukowski et Hubert Zawadzki
Poznan in Wikipedia
Histoire_de_la_Pologne in Wikipedia
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