kouing amann
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 31/10/2013 à 20h15
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Question d'origine :
bonjour je souhaite connaître l'histoire du kouign amann, patisserie bretonne ainsi que du Arzano...
merci à bientôt
Réponse du Guichet
Le 02/11/2013 à 11h55
Bonjour,
Il semble que l’histoire du Kouign Amann soit assez mystérieuse :
Si la tradition orale a transmis le savoir-faire, aucun écrit n’atteste la date de création et la recette originale. Les archives municipales n’en conservent pas non plus de traces. Dans le registre de délibération des réunions du syndicat de la boulangerie tenu au tournant du siècle dernier et dans les premières années de celui-ci, si on parle beaucoup du prix de la levure, de la farine, des irrégularités dans l’application des prix de vente du pain, il n’y a absolument rien sur le Kouign Amann.
Cependant, plusieurs hypothèses circulent :
1. le gâteau serait né d’un "ratage". Une pâte à pain non réussie. Le boulanger, pour éviter de jeter la préparation, on y aurait ajouté du beurre, du sucre et le résultat aurait donné un gâteau consistant et compact, mais succulent. Pourquoi pas ? Car bien des recettes ont ainsi vu le jour,
2. Le Kouign Amann aurait été inventé vers 1860 à une période où la farine faisait défaut alors que le beurre était abondant ; d’où l’emploi d’éléments dans des proportions peu habituelles : 400 g de farine pour 300 g de beurre, 300 g de sucre (d’après la recette courante). Les années précédant la guerre de 1870 répondent-elles à cette situation ?
3. Douarnenez faisait un actif commerce de rogue avec la Norvège et le Danemark. Les marins de ces pays auraient fait goûter leur pain légèrement sucré. On s’en serait inspiré : du pain plus élaboré, une sorte de dessert : transformation du pain en gâteau en y ajoutant beaucoup de sucre, puis conjugaison mélodieuse de pâte feuilletée, de caramélisation, de beurre et de sucre. De plus, n’y avait-il pas depuis le milieu du siècle dernier un consulat de Norvège à Douarnenez ? La sœur du consul était d’ailleurs fine cuisinière. De là à donner la recette aux boulangers locaux qui l’accommodèrent aux ingrédients disponibles... L’histoire était trop belle mais, particulièrement indigeste pour les Douarnenistes, un peu chauvins que nous sommes ! Mais, en fait, les Norvégiens ne semblent pour rien dans la découverte du Kouign Amann : après enquête, la mémoire familiale des descendants du consul n’en conserve aucune trace, (tant mieux !) Il existe bien en Suède une pâtisserie qu’on nomme Wermer-brôd mais, si on retrouve quelques ingrédients semblables à la préparation du Kouign Amann. La façon de faire... diffère !
[…]
Un certain nombre de boulangers et pâtissiers de Douarnenez et des environs auraient sans doute aimé s’attribuer la paternité du délicieux et fameux Kouign Amann mais aucun n’a jamais osé le faire ! La tradition et les souvenirs familiaux de ses descendants attribuent son invention à Yves-René Scordia, né le 5 juillet 1828 à Ploaré, marié le 16 juillet 1855 à Douarnenez, décédé le 11 octobre 1878 dans la Grand Rue (actuellement rue Voltaire), boulanger de son état Place de la Croix.
QUAND A ETE INVENTE LE KOUIGN-AMANN ?
Yves-René Scordia vient habiter après son mariage en 1855 rue Obscure d’où, peut être, le mystère de l’origine du gâteau, à Douarnenez... ? Il semble ouvrir une boulangerie dès 1856 car son épouse y est mentionnée boulangère au recensement. Il décède en 1878. Le commerce continuera avec sa veuve, sa fille Ursule et son gendre Hervé-Rolland Crozon, homme plein d’idées aux dires de ses descendants, secondés par plusieurs d’ouvriers, qui ayant une demande régulière de Kouign Amann et ne disposant pas à certaines heures de levain de pain, trouvèrent le moyen de le faire d’un levain rapide ce qui en améliora beaucoup la qualité. La recette est vite copiée car Hervé Le Gall, ancien boulanger à Ploaré, signale que son père, originaire de Kernotten en Pouldavid est venu à l’âge de 15 ans travailler chez Orven, boulanger en face de l’ancienne mairie, rue Anatole France, en 1885. On y faisait déjà du Kouign Amann...
Source : a-brest.net.

source : Wikipedia
L’association du kouign-amann de Douarnenez attribue elle aussi la paternité de cette pâtisserie à Yves René Scordia. Vous pouvez aussi consulter cet article sur le site du Conseil Général du Finistère.
Quant à Arzano, il s’agit d’une commune du Finistère. Nous n’avons pas trouvé de pâtisserie portant ce nom.
Il semble que l’histoire du Kouign Amann soit assez mystérieuse :
Si la tradition orale a transmis le savoir-faire, aucun écrit n’atteste la date de création et la recette originale. Les archives municipales n’en conservent pas non plus de traces. Dans le registre de délibération des réunions du syndicat de la boulangerie tenu au tournant du siècle dernier et dans les premières années de celui-ci, si on parle beaucoup du prix de la levure, de la farine, des irrégularités dans l’application des prix de vente du pain, il n’y a absolument rien sur le Kouign Amann.
Cependant, plusieurs hypothèses circulent :
1. le gâteau serait né d’un "ratage". Une pâte à pain non réussie. Le boulanger, pour éviter de jeter la préparation, on y aurait ajouté du beurre, du sucre et le résultat aurait donné un gâteau consistant et compact, mais succulent. Pourquoi pas ? Car bien des recettes ont ainsi vu le jour,
2. Le Kouign Amann aurait été inventé vers 1860 à une période où la farine faisait défaut alors que le beurre était abondant ; d’où l’emploi d’éléments dans des proportions peu habituelles : 400 g de farine pour 300 g de beurre, 300 g de sucre (d’après la recette courante). Les années précédant la guerre de 1870 répondent-elles à cette situation ?
3. Douarnenez faisait un actif commerce de rogue avec la Norvège et le Danemark. Les marins de ces pays auraient fait goûter leur pain légèrement sucré. On s’en serait inspiré : du pain plus élaboré, une sorte de dessert : transformation du pain en gâteau en y ajoutant beaucoup de sucre, puis conjugaison mélodieuse de pâte feuilletée, de caramélisation, de beurre et de sucre. De plus, n’y avait-il pas depuis le milieu du siècle dernier un consulat de Norvège à Douarnenez ? La sœur du consul était d’ailleurs fine cuisinière. De là à donner la recette aux boulangers locaux qui l’accommodèrent aux ingrédients disponibles... L’histoire était trop belle mais, particulièrement indigeste pour les Douarnenistes, un peu chauvins que nous sommes ! Mais, en fait, les Norvégiens ne semblent pour rien dans la découverte du Kouign Amann : après enquête, la mémoire familiale des descendants du consul n’en conserve aucune trace, (tant mieux !) Il existe bien en Suède une pâtisserie qu’on nomme Wermer-brôd mais, si on retrouve quelques ingrédients semblables à la préparation du Kouign Amann. La façon de faire... diffère !
[…]
Un certain nombre de boulangers et pâtissiers de Douarnenez et des environs auraient sans doute aimé s’attribuer la paternité du délicieux et fameux Kouign Amann mais aucun n’a jamais osé le faire ! La tradition et les souvenirs familiaux de ses descendants attribuent son invention à Yves-René Scordia, né le 5 juillet 1828 à Ploaré, marié le 16 juillet 1855 à Douarnenez, décédé le 11 octobre 1878 dans la Grand Rue (actuellement rue Voltaire), boulanger de son état Place de la Croix.
QUAND A ETE INVENTE LE KOUIGN-AMANN ?
Yves-René Scordia vient habiter après son mariage en 1855 rue Obscure d’où, peut être, le mystère de l’origine du gâteau, à Douarnenez... ? Il semble ouvrir une boulangerie dès 1856 car son épouse y est mentionnée boulangère au recensement. Il décède en 1878. Le commerce continuera avec sa veuve, sa fille Ursule et son gendre Hervé-Rolland Crozon, homme plein d’idées aux dires de ses descendants, secondés par plusieurs d’ouvriers, qui ayant une demande régulière de Kouign Amann et ne disposant pas à certaines heures de levain de pain, trouvèrent le moyen de le faire d’un levain rapide ce qui en améliora beaucoup la qualité. La recette est vite copiée car Hervé Le Gall, ancien boulanger à Ploaré, signale que son père, originaire de Kernotten en Pouldavid est venu à l’âge de 15 ans travailler chez Orven, boulanger en face de l’ancienne mairie, rue Anatole France, en 1885. On y faisait déjà du Kouign Amann...
Source : a-brest.net.
source : Wikipedia
L’association du kouign-amann de Douarnenez attribue elle aussi la paternité de cette pâtisserie à Yves René Scordia. Vous pouvez aussi consulter cet article sur le site du Conseil Général du Finistère.
Quant à Arzano, il s’agit d’une commune du Finistère. Nous n’avons pas trouvé de pâtisserie portant ce nom.
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