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Réponse du Guichet

Avatar par défaut bml_reg - Département : Équipe du Guichet du Savoir
Le 28/04/2011 à 14h19
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« Saint-Laurent : l'hôpital des contagieux. L'hôpital Saint-Laurent dut à sa situation géographique d'être choisi pour abriter les pestiférés. Hors des murs de la ville, au niveau même du confluent Rhône-Saône – ce qui permettait d'y amener les malades par bateaux – il réunissait toutes les conditions nécessaires à l'installation d'un hôpital pour contagieux. À cette époque, il était formé de trois bâtiments de construction consécutive qui avaient fusionné peu à peu.
Le 9 janvier 1476, le prieur de Saint-Irénée de Lyon avait vendu au riche marchand Jacques Caille et à sa femme Hugette Balarin, la chapelle de Saint-Laurent-des-Vignes "avec les bâtiments, vignes et terres qui en dépendent", pour le prix de quatre cents livres, "à condition d'y establir un hôpital de malades contagieux".
[…] En 1507, les Confrères de la Trinité le complétèrent d’un second bâtiment pour y hospitaliser leurs membres. Enfin en 1525, un riche bourgeois, Thomas de Gadagne, fit bâtir à ses frais sur des plans de l'architecte Florentin Salvatori un superbe bâtiment le long de la rivière. Il comprenait deux étages de galeries soutenues par des piliers qu'un large escalier faisait communiquer avec la Saône : on l'appelait Hospice de Gadagne ou de Saint-Thomas.
L'ensemble de ces bâtiments était connu sous les noms d'hôpitaux de Saint-Thomas-de-Gadagne et de Saint-Laurent.
» (p.103)


Thomas de Gadagne a donc bel et bien contribué à la construction de l’hôpital Saint-Laurent, aussi appelé Hôpital de la Quarantaine. D’ailleurs, les deux appellations sont utilisées indifféremment dans les études : c’est ainsi qu’une lithographie de E.D. Holstein, datée de 1839 et représentant une vue générale de l’hôpital, est légendée tantôt « Ancien hôpital Saint-Laurent démoli à la fin du XIX° siècle » (dans Lyon malade de la peste), et tantôt « Vue générale de l'hospice de la Quarantaine » (dans L’Antiquaille de Lyon : histoire d’un hôpital).



À propos des quarantaines à Lyon, l’ouvrage de Monique Lucenet est tout aussi éclairant :

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« Les Quarantaines. La quarantaine pour les suspects et les malades fut installée le 20 août 1628 au Corps du Logis de Gadagne. […] Ce local fut vite trop petit  puisque quelques jours plus tard le Bureau de la Santé faisait construire  six cabanes à la "Blancherie" de Saint-Laurent.  […] Les cabanes étaient des constructions légères, destinées à être brûlées après l'épidémie. […] L'ensemble des cabanes avait reçu le nom de "Fleur-de-Lys". La quarantaine de la Fleur-de-Lys comprenait donc : le Corps de logis de Gadagne, la Blanchisserie de Saint-Laurent et la Ferratière.
Cet ensemble était dans l'entière dépendance de l'hôpital Saint-Laurent : il faisait corps avec lui.
» (p.112)



Il y avait donc plusieurs « maisons » de la Quarantaine, ou du moins plusieurs sites, qui dépendaient de l’hôpital Saint-Laurent. Celle que vous évoquez, située en contrebas de l’actuelle montée de Choulans, pourrait bien être celle dont parle le site RuesdeLyon , et qu’il situe au niveau du quai des Etroits.


La consultation du très complet Dictionnaire historique de Lyon (article « Quarantaine (la) », p.1073-1074) a confirmé l’ensemble de ces éléments.

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