Question d'origine :
Bonjour,
à quelle époque se développe la mode de l'orangerie dans les Hôtels particuliers,... et pourquoi ?
Je vous remercie.
Bien cordialement
Réponse du Guichet
Le 05/08/2014 à 15h22
Bonjour,
L’orangerie « - Grande salle, construite en pierre ou en brique, avec de larges, baies garnies d'un double vitrage et ouvertes du côté du midi. On y renferme, pendant l'hiver, les orangers et autres arbustes des pays chauds qui ne peuvent supporter les froids du climat septentrional.
Parmi les constructions les plus remarquables de ce genre, il faut citer l'orangerie du château de Versailles, adossée à la grande terrasse et que les escaliers conduisant à cette terrasse garantissent, de droite et de gauche en laissant la façade principale seule exposée au Soleil. Les trois galeries, une au fond et deux en retour, dont se compose l'Orangerie de Versailles; et l'ordre toscan qui la décore donnent à l'ensemble, de cet édifice un caractère vraiment monumental.
On appelle aussi orangerie la partie d'un jardin à la française, située, devant un bâtiment et dans les allées de laquelle sont disposés les orangers et autres arbustes de même essence, soit en pleine terre, soit dans des caisses. (Charles Lucas). »
(Imago mundi)
L’orange
« La date approximative de son introduction en Europe se place donc aux environs de 1400 et, dès les premières années du XVIe siècle, une foule d'écrivains parlent de l'orange douce comme d'un fruit couramment cultivé en Espagne et en Italie. Bientôt toutes les contrées que baigne la Méditerranée en produisirent. En 1566, les plantations d'Orangers d'Hyères présentaient l'aspect d'une véritable forêt; Fréjus, Aix-en-Provence, Marseille, puis la Corse et la Sardaigne en eurent à leur tour, et vers 1650 on voyait à Perpignan deux longues lignes d'Orangers séculaires, qui ombrageaient une large rue.
Dans le Nord de la France, il n'a existé, pendant longtemps, qu'un seul oranger, et encore était-ce un bigaradier non greffé : semé à Pampelune, en 1421, il avait été transporté, déjà grand, à Chantilly, puis à Fontainebleau, et, de là, en 1684, à Versailles, baptisé successivement des noms de Grand Connétable, Grand Bourbon et François ler. Louis XIV en fit venir et planter d'autres, et, comme il s'en montrait admirateur passionné, l'oranger devint en vogue pour l'ornementation des grands jardins à la Le Nôtre ; on les y alignait, ainsi qu'on le fait encore aujourd'hui, de chaque côté des allées principales, dans des caisses, et, pour les préserver des rigueurs de l'hiver, on leur construisit des serres monumentales, appelées orangeries. »
(Imago mundi)
La mode est donc lancée par les châteaux puis dans les hôtels particuliers de la noblesse, comme l’Hôtel de Sully, place des Vosges, pour Paris.
Sources :
Une histoire des serres : de l'orangerie au palais de cristal
Orange de Noël », Guichet du savoir.
L’orangerie
Parmi les constructions les plus remarquables de ce genre, il faut citer l'orangerie du château de Versailles, adossée à la grande terrasse et que les escaliers conduisant à cette terrasse garantissent, de droite et de gauche en laissant la façade principale seule exposée au Soleil. Les trois galeries, une au fond et deux en retour, dont se compose l'Orangerie de Versailles; et l'ordre toscan qui la décore donnent à l'ensemble, de cet édifice un caractère vraiment monumental.
On appelle aussi orangerie la partie d'un jardin à la française, située, devant un bâtiment et dans les allées de laquelle sont disposés les orangers et autres arbustes de même essence, soit en pleine terre, soit dans des caisses. (Charles Lucas). »
(Imago mundi)
« La date approximative de son introduction en Europe se place donc aux environs de 1400 et, dès les premières années du XVIe siècle, une foule d'écrivains parlent de l'orange douce comme d'un fruit couramment cultivé en Espagne et en Italie. Bientôt toutes les contrées que baigne la Méditerranée en produisirent. En 1566, les plantations d'Orangers d'Hyères présentaient l'aspect d'une véritable forêt; Fréjus, Aix-en-Provence, Marseille, puis la Corse et la Sardaigne en eurent à leur tour, et vers 1650 on voyait à Perpignan deux longues lignes d'Orangers séculaires, qui ombrageaient une large rue.
Dans le Nord de la France, il n'a existé, pendant longtemps, qu'un seul oranger, et encore était-ce un bigaradier non greffé : semé à Pampelune, en 1421, il avait été transporté, déjà grand, à Chantilly, puis à Fontainebleau, et, de là, en 1684, à Versailles, baptisé successivement des noms de Grand Connétable, Grand Bourbon et François ler. Louis XIV en fit venir et planter d'autres, et, comme il s'en montrait admirateur passionné, l'oranger devint en vogue pour l'ornementation des grands jardins à la Le Nôtre ; on les y alignait, ainsi qu'on le fait encore aujourd'hui, de chaque côté des allées principales, dans des caisses, et, pour les préserver des rigueurs de l'hiver, on leur construisit des serres monumentales, appelées orangeries. »
(Imago mundi)
La mode est donc lancée par les châteaux puis dans les hôtels particuliers de la noblesse, comme l’Hôtel de Sully, place des Vosges, pour Paris.
Une histoire des serres : de l'orangerie au palais de cristal
Orange de Noël », Guichet du savoir.
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