Question d'origine :
Bonjour,
Quand on croise deux lapins papillons noirs et blancs on obtient en général 3 sortes de lapereaux
1/ des lapins standards papillons code EN/en
2/ des lapins unicolores noirs code en/en
3/ des lapins "chaplins" code EN/EN qui ne méritent pas l'appellation standard.
En effet ces "chaplins" sont trop blancs et ne présentent pas le panachage adéquat et surtout ils sont "létal" et ont donc une durée de vie aléatoire.
Connaissez vous l'explication de cette association manque de couleur et de cet état "létal" alors qu'ils sont homozygote
Merci.
Réponse du Guichet
Le 12/08/2014 à 13h57
Bonjour,
la létalité est la "Mortalité due au fait que certaines combinaisons génotypiques ne sont pas viables. Le premier cas de létalité a été découvert par Cuénot (...) l'hypothèse (...) suivant laquelle les souris jaunes homozygotes n'étaient pas viables, fut confirmée par les observations de Kirkham (Hist. gén. sc.t. 3, vol. 2, 1964, p. 701). » (TLFI)
La Fédération française de cuniculture fournit une page assez détaillée en génétique générale appliquée au lapin, notamment sur l’hérédité des caractères qualitatifs. Sur la létalité : « C'est le cas où les animaux homozygotes ne survivent pas. Le cas existe chez le chien, où les chiens nus homozygotes meurent avant la naissance. La proportion d'animaux obtenus est alors en F2 modifiée et les valeurs d'obtention des différents phénotypes sont modifiées. Ainsi, une classe n'est plus présente. Par exemple, en lapins, les papillons dits «chaplins», presque blancs meurent avant d'avoir atteint leur plein développement. On peut considérer le gène en cause comme un gène léthal. Seuls les hétérozygotes En/en (tachetés) et les colorés (En/En) vivront. On obtiendra au final sur la population non plus 1/4 de colorés, 1/2 de tachetés, 1/4 de blancs mais 2/3 de tachetés, 1/3 de colorés. »
Le gène létal, découvert par Lucien Cuénot vers 1905, est celui qui, « en atteignant un processus physiologique ou embryologique essentiel, rend impossible la formation ou la survie de l’individu. Le stade auquel un gène létal peut arrêter le développement et entraîner la mort est variable et on peut distinguer à ce point de vue les létaux gamétiques et les létaux zygotiques selon que l’action létale se manifeste au niveau des gamètes ou au niveau des zygotes.Un gène létal peut d’autre part être soit récessif soit dominant. Dans le premier cas, l’action du gène ne se manifeste qu’au niveau homozygote ou hémizygote ; dans le second elle intervient même lorsque le gène est à l’état hétérozygote. » (Ph. L’Héritier, Dictionnaire de génétique).
On peut peut-être ajouter, même si nous vous encourageons à vous rapprocher d’une école vétérinaire et des ses chercheurs que nous ne saurions remplacer, que le mode de sélection par consanguinité, pour fixer les caractéristiques de ce lapin papillon, en « renforçant le caractère homozygote, c’est-à-dire le nombre d’allèles identiques présents dans le même locus », renforce aussi « les caractères héréditaires mortels, déficients ou improductifs qui sont souvent masqués à l’état hétérozygote. » (Les lapins, p. 116).
Voir aussi :
Denis BUICAN, "LÉTALITÉ GÉNÉTIQUE", Encyclopædia Universalis [en ligne]
la létalité est la "Mortalité due au fait que certaines combinaisons génotypiques ne sont pas viables. Le premier cas de létalité a été découvert par Cuénot (...) l'hypothèse (...) suivant laquelle les souris jaunes homozygotes n'étaient pas viables, fut confirmée par les observations de Kirkham (Hist. gén. sc.t. 3, vol. 2, 1964, p. 701). » (TLFI)
La Fédération française de cuniculture fournit une page assez détaillée en génétique générale appliquée au lapin, notamment sur l’hérédité des caractères qualitatifs. Sur la létalité : « C'est le cas où les animaux homozygotes ne survivent pas. Le cas existe chez le chien, où les chiens nus homozygotes meurent avant la naissance. La proportion d'animaux obtenus est alors en F2 modifiée et les valeurs d'obtention des différents phénotypes sont modifiées. Ainsi, une classe n'est plus présente. Par exemple, en lapins, les papillons dits «chaplins», presque blancs meurent avant d'avoir atteint leur plein développement. On peut considérer le gène en cause comme un gène léthal. Seuls les hétérozygotes En/en (tachetés) et les colorés (En/En) vivront. On obtiendra au final sur la population non plus 1/4 de colorés, 1/2 de tachetés, 1/4 de blancs mais 2/3 de tachetés, 1/3 de colorés. »
Le gène létal, découvert par Lucien Cuénot vers 1905, est celui qui, « en atteignant un processus physiologique ou embryologique essentiel, rend impossible la formation ou la survie de l’individu. Le stade auquel un gène létal peut arrêter le développement et entraîner la mort est variable et on peut distinguer à ce point de vue les létaux gamétiques et les létaux zygotiques selon que l’action létale se manifeste au niveau des gamètes ou au niveau des zygotes.
On peut peut-être ajouter, même si nous vous encourageons à vous rapprocher d’une école vétérinaire et des ses chercheurs que nous ne saurions remplacer, que le mode de sélection par consanguinité, pour fixer les caractéristiques de ce lapin papillon, en « renforçant le caractère homozygote, c’est-à-dire le nombre d’allèles identiques présents dans le même locus », renforce aussi « les caractères héréditaires mortels, déficients ou improductifs qui sont souvent masqués à l’état hétérozygote. » (Les lapins, p. 116).
Denis BUICAN, "LÉTALITÉ GÉNÉTIQUE", Encyclopædia Universalis [en ligne]
DANS NOS COLLECTIONS :
Ça pourrait vous intéresser :
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter
L’exercice de la mâchoire