Question d'origine :
Si les habitants des villes connaissaient l'heure grâce aux cloches de l'église, au moyen âge, comment le sonneur de cloche, lui, avait l'heure?
Merci!!
Cordialement
Réponse du Guichet
Le 13/05/2015 à 15h08
Bonjour,
Il s’avère en effet que la notion et le calcul du temps au Moyen-Âge étaient complètement différents de ceux que l’on a aujourd’hui. L’ouvrage "La Mesure du temps" (Bernard Melguen) indique à ce sujet que c’est au Moyen-Âge que la vision du temps change. On passe d’une conception du temps cyclique (« tout ne serait qu’un éternel recommencement ») à une conception linéaire (« Il y a eu un commencement, il y aura une fin »). Les monastères prospèrent grâce à une « organisation rigoureuse du temps ».
« Selon la célèbre règle de saint Benoît [moine italien] "ora et labora" (prie et travaille), la journée se divise en sept périodes dites "heures canoniales" qui sont inspirées de la Passion du Christ. La durée de ces heures varie au cours des saisons selon la longueur de la journée. Plus courtes en hiver, plus longues en été, elles font alterner, selon un rythme régulier, le temps du travail et le temps de la prière, celui de l’étude et celui du repos ».
On retrouve ainsi sept heures canoniales :
- Matines (ou Laudes) : Entre minuit et le lever du soleil (4 tintements)
- Prime : Lever du Soleil (3 tintements)
- Tierce : Milieu de la matinée (2 tintements)
- Sexte : Midi (1 tintement)
- None : Milieu de l’après-midi (2 tintements)
- Vêpres : Coucher du Soleil (3 tintements)
- Complies : Tombée de la nuit (4 tintements)
Source : Les heures canoniales (cf. p24-25) – La Mesure du temps (Bernard Melguen).
Le même ouvrage, Wikipédia, mais également le site passion-médiévale.com relèvent que les moines étaient charger d’informer la population de l’heure en faisant sonner la cloche du monastère toutes les 3 heures environ (cf. heures canoniales). De leur côté, les religieux faisaient appel à plusieurs outils pour estimer l’heure : un cadran solaire, un sablier, une lampe à huile graduée, une horloge à eau, voire des bougies brûlant en environ 3 ou 4 heures. Ce calcul de l’heure était donc assez approximatif, bien que régulier et dépendait grandement des saisons.
Pour aller plus loin :
- Une histoire illustrée de la mesure du temps – Jean Jandaly
- La Mesure du temps – Bernard Melguen
- Le décompte du temps au Moyen-Âge – passion-médiévale.com
- Le Temps, sa mesure et sa perception au Moyen âge : actes du colloque 12-13 avril 1991 - sous la direction de Bernard Ribemont
Il s’avère en effet que la notion et le calcul du temps au Moyen-Âge étaient complètement différents de ceux que l’on a aujourd’hui. L’ouvrage "La Mesure du temps" (Bernard Melguen) indique à ce sujet que c’est au Moyen-Âge que la vision du temps change. On passe d’une conception du temps cyclique (« tout ne serait qu’un éternel recommencement ») à une conception linéaire (« Il y a eu un commencement, il y aura une fin »). Les monastères prospèrent grâce à une « organisation rigoureuse du temps ».
« Selon la célèbre règle de saint Benoît [moine italien] "ora et labora" (prie et travaille), la journée se divise en sept périodes dites "heures canoniales" qui sont inspirées de la Passion du Christ. La durée de ces heures varie au cours des saisons selon la longueur de la journée. Plus courtes en hiver, plus longues en été, elles font alterner, selon un rythme régulier, le temps du travail et le temps de la prière, celui de l’étude et celui du repos ».
On retrouve ainsi sept heures canoniales :
- Matines (ou Laudes) : Entre minuit et le lever du soleil (4 tintements)
- Prime : Lever du Soleil (3 tintements)
- Tierce : Milieu de la matinée (2 tintements)
- Sexte : Midi (1 tintement)
- None : Milieu de l’après-midi (2 tintements)
- Vêpres : Coucher du Soleil (3 tintements)
- Complies : Tombée de la nuit (4 tintements)
Source : Les heures canoniales (cf. p24-25) – La Mesure du temps (Bernard Melguen).
Le même ouvrage, Wikipédia, mais également le site passion-médiévale.com relèvent que les moines étaient charger d’informer la population de l’heure en faisant sonner la cloche du monastère toutes les 3 heures environ (cf. heures canoniales). De leur côté, les religieux faisaient appel à plusieurs outils pour estimer l’heure : un cadran solaire, un sablier, une lampe à huile graduée, une horloge à eau, voire des bougies brûlant en environ 3 ou 4 heures. Ce calcul de l’heure était donc assez approximatif, bien que régulier et dépendait grandement des saisons.
Pour aller plus loin :
- Une histoire illustrée de la mesure du temps – Jean Jandaly
- La Mesure du temps – Bernard Melguen
- Le décompte du temps au Moyen-Âge – passion-médiévale.com
- Le Temps, sa mesure et sa perception au Moyen âge : actes du colloque 12-13 avril 1991 - sous la direction de Bernard Ribemont
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