Question d'origine :
Pourquoi certains orateurs, voire certains députés, terminent-ils leurs interventions par la formule j'ai dit...! ....?
Est-ce une certaine façon de s'affirmer dans ce qui vient d'être dit, ou cela n'a-t-il de valeur que pour sublimer la teneur du propos...?
Sait on quelle est l'origine de cette formule...et qui la pratiqua.?
Merci de vos lumières, cher GDS. JS
Réponse du Guichet
Le 16/05/2015 à 08h48
Bonjour,
D’après nos recherches, il semblerait que cette formule soit à l’origine franc-maçonne.
L’article Parlez-vous franc-maçon ? du magazine Le Point donne des renseignements sur cette expression :
« J'ai dit Cette formule clôt un discours maçonnique. »
Le blog Le myosotis Neuilly Bineau, une loge maçonnique apporte des précisions :
« J’ai dit : Formule ancestrale désormais désuète par lequel le maçon de Tradition terminait l’expression d’une pensée libre emprunte de sagesse et dépourvue de toute passion. Cette formule sera supprimée des nouveaux rituels puisqu’il ne s’agit plus aujourd’hui pour chaque maçon que de reproduire la parole du Chef. Dans ce nouveau contexte la formule «Le Chef a dit», ou plus simplement «Il a dit» serait plus appropriée. »
Cette formulation a pu ensuite être reprise par les politiciens pour affirmer leur discours, sans que ceux-ci appartiennent forcément à une loge maçonnique.
Le journaliste François Koch sur son blog La Lumière propose un exemple de discours dans lequel l’expression est utilisée :
« Rien à voir donc avec ce que j’ai entendu, une fois, au sein d’une juridiction civile parisienne. Un avocat a conclu une plaidoirie avec un tonitruant : «J’ai dit !» Or, il n’y a pas plus maçonnique que cette formule-là. J’ai donc été convaincu de l’appartenance maçonnique de ce plaideur en privilégiant deux hypothèses.
1. Emporté par le feu de sa plaidoirie, il l’a involontairement conclue par la formule qu’il utilise dans le temple à la fin de chacune de ses prises de parole.
2. Cet avocat initié l’a fait à dessein en se disant : si les juges sont profanes, ils ne remarqueront rien, et s’ils sont initiés, ils pourront me faire bénéficier d’un petit coup de pouce fraternel. Cette seconde hypothèse étant, selon moi la plus crédible. Et il n’a juste pas pensé qu’il pouvait être entendu par un profane… spécialiste de la franc-maçonnerie. »
Nos recherches dans les ouvrages de la bibliothèque sur la franc-maçonnerie ne nous ont pas permis d’obtenir plus de précisions sur l’origine de cette expression.
Vous trouverez des détails sur l’utilisation de cette expression dans les discours de la franc-maçonnerie sur le site de la loge L’édifice.
Bonne journée.
D’après nos recherches, il semblerait que cette formule soit à l’origine franc-maçonne.
L’article Parlez-vous franc-maçon ? du magazine Le Point donne des renseignements sur cette expression :
« J'ai dit Cette formule clôt un discours maçonnique. »
Le blog Le myosotis Neuilly Bineau, une loge maçonnique apporte des précisions :
« J’ai dit : Formule ancestrale désormais désuète par lequel le maçon de Tradition terminait l’expression d’une pensée libre emprunte de sagesse et dépourvue de toute passion. Cette formule sera supprimée des nouveaux rituels puisqu’il ne s’agit plus aujourd’hui pour chaque maçon que de reproduire la parole du Chef. Dans ce nouveau contexte la formule «Le Chef a dit», ou plus simplement «Il a dit» serait plus appropriée. »
Cette formulation a pu ensuite être reprise par les politiciens pour affirmer leur discours, sans que ceux-ci appartiennent forcément à une loge maçonnique.
Le journaliste François Koch sur son blog La Lumière propose un exemple de discours dans lequel l’expression est utilisée :
« Rien à voir donc avec ce que j’ai entendu, une fois, au sein d’une juridiction civile parisienne. Un avocat a conclu une plaidoirie avec un tonitruant : «J’ai dit !» Or, il n’y a pas plus maçonnique que cette formule-là. J’ai donc été convaincu de l’appartenance maçonnique de ce plaideur en privilégiant deux hypothèses.
1. Emporté par le feu de sa plaidoirie, il l’a involontairement conclue par la formule qu’il utilise dans le temple à la fin de chacune de ses prises de parole.
2. Cet avocat initié l’a fait à dessein en se disant : si les juges sont profanes, ils ne remarqueront rien, et s’ils sont initiés, ils pourront me faire bénéficier d’un petit coup de pouce fraternel. Cette seconde hypothèse étant, selon moi la plus crédible. Et il n’a juste pas pensé qu’il pouvait être entendu par un profane… spécialiste de la franc-maçonnerie. »
Nos recherches dans les ouvrages de la bibliothèque sur la franc-maçonnerie ne nous ont pas permis d’obtenir plus de précisions sur l’origine de cette expression.
Vous trouverez des détails sur l’utilisation de cette expression dans les discours de la franc-maçonnerie sur le site de la loge L’édifice.
Bonne journée.
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