Question d'origine :
il y avait-il des usines sur cette commune combien , qu'exploitait-elle merci
Réponse du Guichet
Le 30/07/2015 à 09h37
Bonjour,
L’usine la plus importante de la commune de Plonéour-Lanvern fut la conserverie Raphalen construite en 1926.
Vous pouvez découvrir toute l’histoire de cette usine dans l’interview de Félix Le Garrec petit-fils du fondateur de l’entreprise, Sébastien Raphalen, disponible sur Bigouden TV.
Cette usine avait pour activité principale la conserverie de légumes et de poissons, qui a fait travailler jusqu’à 350 personnes de la région dont des ouvrières portugaises.
La commune de Plonéour-Lanvern a consacré quelques pages du bulletin municipal Keleir n°31 à l’historique de l’usine et à sa transformation
« L’usine Raphalen créée en 1926 a cessé toute activité en 1990 après deux rachats successifs, en 1976 par la société des Propriétaires Réunis à Rosporden et en 1989 par la société EXAL qui fermera le site en 1990.
Sur un ensemble bâti très important, deux bâtiments ont été préservés de la démolition et acquis par la Commune en 1995, avec la totalité du foncier non bâti y attenant. »
Les bâtiments rachetés par la commune constituent désormais l’espace Raphalen, vous pouvez consulter le Keleir n°37 pour en connaître les détails.
Pour en savoir plus sur cette entreprise, vous pouvez consulter l’article du Télégramme : L'usine Raphalen de Plonéour-Lanvern.
Une autre conserverie de taille plus modeste s’est installée sur la commune mais en 1911, il s’agit de la conserverie Larzul, le site de l'entreprise Quand Valentine cuisine (descendante de la conserverie Larzul) donne l’historique de cette entreprise bigoudène :
« 1904 : Survient un évènement bien connu des historiens, surtout ceux du poisson. La «crise de la sardine» vide les usines bretonnes les unes après les autres : dur, dur, pour une région qui n’est rien moins que le berceau mondial de la conserverie.
1906 : Il faut improviser: avec son épouse Anna qui cuisine à merveille, Noël décide de préparer et mettre en boîte, dans sa maison de Saint-Jean Trolimon, quelques denrées goûteuses mais peu coûteuses: les enfants du village participent à cette joyeuse collecte d’escargots et autres grenouilles qui constituent les premiers mets de la Maison Larzul. Un représentant de commerce lyonnais de passage (venu faire prendre le bon air breton à son épouse asthmatique) tombe en panne à quelques pas de la maison. Noël le dépanne et l’invite chez lui.
Le représentant est intrigué par les piles de conserves qui encombrent la cuisine. Heureux hasard, ce voyageur inspiré va vite s’employer à leur faire connaître une renommée nationale.L’histoire de la Maison Larzul peut alors prendre son envol, et avec l’aide d’un notable local l’atelier s’installe à Ploneour lanvern en 1911.
Années 20 : Noël Larzul mobilisé pour la "grande guerre" en revient très diminué, il a été gazé, et très affecté par les atrocités qu'il a vues et subies. Un de ses fils, Joseph, a dû commencer à reprendre le flambeau dès ses 14 ans pour finalement diriger seul l'entreprise à la mort de son père en 1925. […]
Joseph se lance, avec Valentine son épouse fine cuisinière, dans la cuisine de la langoustine, qu'ils vendent même de l'autre côté de l'Atlantique grâce à un brevet de langoustine "sauce à l'Américaine". Il s'attache aussi à restituer dans ses petites boîtes le bon goût des légumes de nos régions : il faut dire qu'à l'époque, les petits pois (comme tous les légumes) sont cueillis à la main !
1939 - 1945 - Joseph affirme un caractère bien trempé en ne cédant pas aux pressions de l'occupant et refuse de collaborer. Faute de cacao, l'histoire du chocolat s'arrête là, et privé de ressources l'atelier est fermé.
1951 - Jean et Jacques, les fils de Joseph et Valentine, entrent à leur tour à la conserverie, d'abord dans l'ombre de Joseph, leur papa. Puis à la direction de l'entreprise familiale, qui assoit sa notoriété dans le domaine des plats cuisinés.
1959 - Victime collatérale de l’industrialisation, il n’y a plus de petits pois en Bretagne. Les cultures de légumes se sont dispersées dans d’autres régions de France avec l’aide des procédés industriels et chimiques, elles n'ont plus leur place au sein de la Maison Larzul.
Il en va de même pour les sardines, qui sont dorénavant pêchées en pleine mer avec de gros bateaux de pêche et des techniques industrielles en lieu et place de la méthode artisanale du "filet droit". Qu'à cela ne tienne, les enfants de Valentine, peaufinent leurs recettes pour satisfaire les papilles des consommateurs, tout en ayant toujours à l'esprit l'exigence de faire des produits sains.
Annèes 60 - "Langue de bœuf sauce madère", "tripes à la mode bretonne", "choucroute", "pâté de jambon", et bientôt "coq au vin", "cassoulet", la Maison étend sa gamme de produits cuisinés. C'est l'époque des foires expositions. […]
Années 2000 - L'époque a changé, le temps a passé, mais l'énergie qui anime la maison Larzul, centenaire en 2006, se perpétue. Aujourd'hui, la gamme "Quand Valentine cuisine" propose à tous les gourmets une alimentation biologique savoureuse, saine et sûre. Dans un sens, derrière chaque produit, y compris le plus inventif, il y a toujours Joseph et Valentine, et leur envie de ravir les papilles les plus exigeantes. »
Nos recherches ne nous ont pas permis de trouver d’autres usines installées à Plonéour-Lanvern au XXe siècle et un article publié dans le Nortois ( Volume ,7 1960) indique uniquement ces deux usines.
Vous pouvez contacter la mairie de la commune pour plus d’informations.
Bonne journée.
L’usine la plus importante de la commune de Plonéour-Lanvern fut la conserverie Raphalen construite en 1926.
Vous pouvez découvrir toute l’histoire de cette usine dans l’interview de Félix Le Garrec petit-fils du fondateur de l’entreprise, Sébastien Raphalen, disponible sur Bigouden TV.
Cette usine avait pour activité principale la conserverie de légumes et de poissons, qui a fait travailler jusqu’à 350 personnes de la région dont des ouvrières portugaises.
La commune de Plonéour-Lanvern a consacré quelques pages du bulletin municipal Keleir n°31 à l’historique de l’usine et à sa transformation
« L’usine Raphalen créée en 1926 a cessé toute activité en 1990 après deux rachats successifs, en 1976 par la société des Propriétaires Réunis à Rosporden et en 1989 par la société EXAL qui fermera le site en 1990.
Sur un ensemble bâti très important, deux bâtiments ont été préservés de la démolition et acquis par la Commune en 1995, avec la totalité du foncier non bâti y attenant. »
Les bâtiments rachetés par la commune constituent désormais l’espace Raphalen, vous pouvez consulter le Keleir n°37 pour en connaître les détails.
Pour en savoir plus sur cette entreprise, vous pouvez consulter l’article du Télégramme : L'usine Raphalen de Plonéour-Lanvern.
Une autre conserverie de taille plus modeste s’est installée sur la commune mais en 1911, il s’agit de la conserverie Larzul, le site de l'entreprise Quand Valentine cuisine (descendante de la conserverie Larzul) donne l’historique de cette entreprise bigoudène :
« 1904 : Survient un évènement bien connu des historiens, surtout ceux du poisson. La «crise de la sardine» vide les usines bretonnes les unes après les autres : dur, dur, pour une région qui n’est rien moins que le berceau mondial de la conserverie.
1906 : Il faut improviser: avec son épouse Anna qui cuisine à merveille, Noël décide de préparer et mettre en boîte, dans sa maison de Saint-Jean Trolimon, quelques denrées goûteuses mais peu coûteuses: les enfants du village participent à cette joyeuse collecte d’escargots et autres grenouilles qui constituent les premiers mets de la Maison Larzul. Un représentant de commerce lyonnais de passage (venu faire prendre le bon air breton à son épouse asthmatique) tombe en panne à quelques pas de la maison. Noël le dépanne et l’invite chez lui.
Le représentant est intrigué par les piles de conserves qui encombrent la cuisine. Heureux hasard, ce voyageur inspiré va vite s’employer à leur faire connaître une renommée nationale.
Années 20 : Noël Larzul mobilisé pour la "grande guerre" en revient très diminué, il a été gazé, et très affecté par les atrocités qu'il a vues et subies. Un de ses fils, Joseph, a dû commencer à reprendre le flambeau dès ses 14 ans pour finalement diriger seul l'entreprise à la mort de son père en 1925. […]
Joseph se lance, avec Valentine son épouse fine cuisinière, dans la cuisine de la langoustine, qu'ils vendent même de l'autre côté de l'Atlantique grâce à un brevet de langoustine "sauce à l'Américaine". Il s'attache aussi à restituer dans ses petites boîtes le bon goût des légumes de nos régions : il faut dire qu'à l'époque, les petits pois (comme tous les légumes) sont cueillis à la main !
1939 - 1945 - Joseph affirme un caractère bien trempé en ne cédant pas aux pressions de l'occupant et refuse de collaborer. Faute de cacao, l'histoire du chocolat s'arrête là, et privé de ressources l'atelier est fermé.
1951 - Jean et Jacques, les fils de Joseph et Valentine, entrent à leur tour à la conserverie, d'abord dans l'ombre de Joseph, leur papa. Puis à la direction de l'entreprise familiale, qui assoit sa notoriété dans le domaine des plats cuisinés.
1959 - Victime collatérale de l’industrialisation, il n’y a plus de petits pois en Bretagne. Les cultures de légumes se sont dispersées dans d’autres régions de France avec l’aide des procédés industriels et chimiques, elles n'ont plus leur place au sein de la Maison Larzul.
Il en va de même pour les sardines, qui sont dorénavant pêchées en pleine mer avec de gros bateaux de pêche et des techniques industrielles en lieu et place de la méthode artisanale du "filet droit". Qu'à cela ne tienne, les enfants de Valentine, peaufinent leurs recettes pour satisfaire les papilles des consommateurs, tout en ayant toujours à l'esprit l'exigence de faire des produits sains.
Annèes 60 - "Langue de bœuf sauce madère", "tripes à la mode bretonne", "choucroute", "pâté de jambon", et bientôt "coq au vin", "cassoulet", la Maison étend sa gamme de produits cuisinés. C'est l'époque des foires expositions. […]
Années 2000 - L'époque a changé, le temps a passé, mais l'énergie qui anime la maison Larzul, centenaire en 2006, se perpétue. Aujourd'hui, la gamme "Quand Valentine cuisine" propose à tous les gourmets une alimentation biologique savoureuse, saine et sûre. Dans un sens, derrière chaque produit, y compris le plus inventif, il y a toujours Joseph et Valentine, et leur envie de ravir les papilles les plus exigeantes. »
Nos recherches ne nous ont pas permis de trouver d’autres usines installées à Plonéour-Lanvern au XXe siècle et un article publié dans le Nortois ( Volume ,7 1960) indique uniquement ces deux usines.
Vous pouvez contacter la mairie de la commune pour plus d’informations.
Bonne journée.
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