Acteurs (trices) du x
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 10/10/2015 à 23h08
1338 vues
Question d'origine :
Bonjour ,
Suicide , drogue, assassinat , l'espérance de vie des stars du X est limité , ai-je entendu .
Avez-vous des précisions sur le sujet ?
Merci .
Réponse du Guichet
Le 12/10/2015 à 11h23
Bonjour,
Si les données statistiques sur les décès des stars du X que nous trouvons peuvent être discutées, elles n’en reflètent pas moins une triste réalité : les actrices et acteurs pornographiques sont particulièrement exposés à une mort prématurée due à la consommation de drogue et/ou d’alcool, le suicide, le SIDA, et même le meurtre.
Face à la dépression, les femmes sont particulièrement vulnérables : d’après une étude américaine réalisée en 2012, un tiers des actrices pornographiques souffrent de dépression, contre 13% pour la population en général, et 52% d’entre elles ont besoin de soins de santé mentale.
(source : Suicides et dépression chez les actrices pornos: 52 %, lapresse.ca)
Ajoutons à cela les pratiques à risques de plus en plus répandues dans l’industrie du X : les films tournés sans préservatifs représentaient en 2006 35% du marché gay et et plus de la moitié des productions hétérosexuelles :
Quelles que soient les différences entre le porno homo et hétéro, la présence massive dans les catalogues de films non safe met en danger les actrices et les acteurs, et témoigne d'un manque de respect flagrant à l'égard du public. Face à la réalité de la pandémie et à sa dynamique catastrophique, tant en France que dans le monde, nous appelons l'ensemble de l'industrie du X à plus de responsabilité.
Des rapports non protégés mettent en danger directement les actrices et les acteurs. Tourner une scène sans capote, c'est filmer, potentiellement, une scène de transmission du VIH, ou d'une autre infection sexuellement transmissible. En conséquence, il est difficile de ne pas se sentir mal à l'aise à la vue de jaquettes estampillées «bareback», avec des accroches telles que «Ces minets sont gourmands de foutre». Gourmands de foutre... et du sida aussi peut-être ? Avec tout ce qui va avec : fatigue, effets indésirables des traitements et maladies opportunistes ?
Ce malaise, ni les distributeurs ni les producteurs ne semblent le ressentir. L'efficacité financière est au coeur de leurs préoccupations, quitte à oublier la protection qu'ils doivent aux actrices et acteurs.
(source : Sida : porno sans capote, danger assuré, liberation.fr)
La précarité ou le manque d’information peut en effet pousser les acteurs et actrices à accepter des conditions de travail dangereuses, aussi bien pour leur santé physique que mentale, tandis que les producteurs rejettent la responsabilité sur la demande...
Quant à la vie après, elle n'est pas toujours facile : véritable "tatouage social", leur carrière passée marque les anciennes stars du X au fer rouge...
(source : Actrice porno, et après ? Culpabilité et auto-destruction, leplus.nouvelobs.com)
Pour aller plus loin :
- Crimes, suicides de stars… Quand le porno vire au noir !, La Voix du X
- The other Hollywood : l'histoire du porno américain par ceux qui l'ont fait Legs McNeil, Jennifer Osborne
- Gang bang : enquête sur la pornographie de la démolition / Frédéric Joignot : Gang Bang ", " Bukkake ", " Throat Gagger " : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la " Démolition ", se développe sur Internet où des " hardeurs ", souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées " Candy " ou " Sweety ". Des milliers d'actrices se voient ainsi châtiées, maltraitées, humiliées dans ce qu'il faut bien appeler un bagne sexuel. Cette nouvelle pornographie dite aussi " gonzo " - une expression américaine désignant une forme de reportage où le journaliste participe à l'événement - gagne non seulement la Toile, mais influence toute l'industrie du cinéma X. Dans cette enquête inquiétante, Frédéric Joignot, pourtant amateur de pornographie et hostile à toute prohibition, lève l'omerta qui règne sur ce cinéma sans limites et donne la parole aux actrices et aux " travailleurs du sexe ". II nous met en garde : un viol filmé n'est plus considéré comme un viol mais comme un reality-show ; la réalité de la souffrance et des corps a été absorbée par le virtuel.
Bonne journée.
Si les données statistiques sur les décès des stars du X que nous trouvons peuvent être discutées, elles n’en reflètent pas moins une triste réalité : les actrices et acteurs pornographiques sont particulièrement exposés à une mort prématurée due à la consommation de drogue et/ou d’alcool, le suicide, le SIDA, et même le meurtre.
Face à la dépression, les femmes sont particulièrement vulnérables : d’après une étude américaine réalisée en 2012, un tiers des actrices pornographiques souffrent de dépression, contre 13% pour la population en général, et 52% d’entre elles ont besoin de soins de santé mentale.
(source : Suicides et dépression chez les actrices pornos: 52 %, lapresse.ca)
Ajoutons à cela les pratiques à risques de plus en plus répandues dans l’industrie du X : les films tournés sans préservatifs représentaient en 2006 35% du marché gay et et plus de la moitié des productions hétérosexuelles :
Quelles que soient les différences entre le porno homo et hétéro, la présence massive dans les catalogues de films non safe met en danger les actrices et les acteurs, et témoigne d'un manque de respect flagrant à l'égard du public. Face à la réalité de la pandémie et à sa dynamique catastrophique, tant en France que dans le monde, nous appelons l'ensemble de l'industrie du X à plus de responsabilité.
Des rapports non protégés mettent en danger directement les actrices et les acteurs. Tourner une scène sans capote, c'est filmer, potentiellement, une scène de transmission du VIH, ou d'une autre infection sexuellement transmissible. En conséquence, il est difficile de ne pas se sentir mal à l'aise à la vue de jaquettes estampillées «bareback», avec des accroches telles que «Ces minets sont gourmands de foutre». Gourmands de foutre... et du sida aussi peut-être ? Avec tout ce qui va avec : fatigue, effets indésirables des traitements et maladies opportunistes ?
Ce malaise, ni les distributeurs ni les producteurs ne semblent le ressentir. L'efficacité financière est au coeur de leurs préoccupations, quitte à oublier la protection qu'ils doivent aux actrices et acteurs.
(source : Sida : porno sans capote, danger assuré, liberation.fr)
La précarité ou le manque d’information peut en effet pousser les acteurs et actrices à accepter des conditions de travail dangereuses, aussi bien pour leur santé physique que mentale, tandis que les producteurs rejettent la responsabilité sur la demande...
Quant à la vie après, elle n'est pas toujours facile : véritable "tatouage social", leur carrière passée marque les anciennes stars du X au fer rouge...
(source : Actrice porno, et après ? Culpabilité et auto-destruction, leplus.nouvelobs.com)
- Crimes, suicides de stars… Quand le porno vire au noir !, La Voix du X
- The other Hollywood : l'histoire du porno américain par ceux qui l'ont fait Legs McNeil, Jennifer Osborne
- Gang bang : enquête sur la pornographie de la démolition / Frédéric Joignot : Gang Bang ", " Bukkake ", " Throat Gagger " : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la " Démolition ", se développe sur Internet où des " hardeurs ", souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées " Candy " ou " Sweety ". Des milliers d'actrices se voient ainsi châtiées, maltraitées, humiliées dans ce qu'il faut bien appeler un bagne sexuel. Cette nouvelle pornographie dite aussi " gonzo " - une expression américaine désignant une forme de reportage où le journaliste participe à l'événement - gagne non seulement la Toile, mais influence toute l'industrie du cinéma X. Dans cette enquête inquiétante, Frédéric Joignot, pourtant amateur de pornographie et hostile à toute prohibition, lève l'omerta qui règne sur ce cinéma sans limites et donne la parole aux actrices et aux " travailleurs du sexe ". II nous met en garde : un viol filmé n'est plus considéré comme un viol mais comme un reality-show ; la réalité de la souffrance et des corps a été absorbée par le virtuel.
Bonne journée.
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