Nombre d'agents de surveillance dans les musees
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 02/02/2016 à 08h33
1420 vues
Question d'origine :
Bjr, les agents de surveillance dans les musees sont-ils places simplement "a l'instinct" selon les collections, ou bien y a-t-il une reglementation tres precise (tant d'agent par m2 par exemple, ou un agent pour tant de salles...). Ou puis-je trouver cette reglementation ? Merci
Réponse du Guichet
Le 02/02/2016 à 16h20
Bonjour,
Les agents de surveillance ne sont pas placés au hasard mais de manière à pouvoir assurer la sécurité de l’ensemble de l’établissement. Vous trouverez des précisions sur le site du Louvre, qui emploie plus de 100 agents de surveillance :
70 000 m² divisés en 56 districts
Les agents de surveillance travaillant dans les salles d'exposition du musée sont généralement affectés sur des Districts, zones d'une superficie de 300 à 800 m2 et regroupant un ensemble de salles en fonction de la nature, du mode de présentation, de la fragilité des œuvres à surveiller et des caractéristiques architecturales. Les agents « régionalisés » sont toujours affectés sur les postes de travail d'une même aile du musée : l'aile Denon - le long de la Seine -, l'aile Sully qui entoure la Cour Carrée ou l'aile Richelieu, longeant la rue de Rivoli. Ces agents acquièrent une très bonne connaissance des collections présentées dans leur région d'affectation. Au contraire, les agents « Inter régions » sont indifféremment affectés sur l’une ou l’autre aile du Palais en fonction des besoins quotidiens en effectifs. Leurs connaissances plus étendues des collections et des espaces, bien que parfois moins précises, complètent l'action de leurs collègues régionalisés lorsqu'il faut renseigner un visiteur sur le chemin le plus rapide pour se rendre des Primitifs italiens aux Sarcophages égyptiens, ou lorsqu'il faut indiquer la salle de La Dentellière de Vermeer à un groupe de visiteurs égarés dans les salles des Arts premiers.
Un métier nécessitant des aptitudes diversifiées
Les agents permanents des collections sont toujours affectés sur le même district. Ils possèdent une très fine connaissance des oeuvres dont ils ont la garde et des équipements techniques mis à leur disposition. Ils entretiennent des relations de travail étroites avec les conservateurs en charge de ces oeuvres ainsi qu'avec les équipes techniques appelées à intervenir dans ces espaces. Ils sont en quelque sorte la mémoire vivante du district. Les préposés à la surveillance des réserves d'oeuvres du Louvre et à l'accueil des chercheurs ou des restaurateurs autorisés à y pénétrer veillent sur les trésors cachés du Louvre. Si les agents affectés en districts, agents permanents des collections, agents de surveillance muséographiques ou chefs de districts, exercent leurs missions au sein des limites géographiques du district où ils sont affectés, les agents d'Intervention aidés par les moyens de communication les plus modernes, sont mobiles afin de venir rapidement en renfort de leurs collègues, de prendre en charge les missions de surveillance des espaces privés ou techniques du Palais ou de participer à la sécurité des visites officielles ou des chantiers indispensables à l'entretien du vaste ensemble architectural et muséographique qu'est le Palais du Louvre. Dans le Jardin des Tuileries, les agents doivent posséder les connaissances historiques et les aptitudes à la communication propres permettant de mener à bien les visites guidées dont ils sont chargées.
L'application du Règlement de visite
On comprend donc que, contrairement aux apparences, l’agent de surveillance du musée ou du jardin des Tuileries n'est pas isolé mais bien le membre à part entière d'une équipe soudée et d'un dispositif structuré où le rôle et l'action de chacun compte : collègues, services techniques, hiérarchie, direction générale, etc. D'une manière générale, les agents de surveillance ont quatre missions principales : accueillir le public, veiller à sa sécurité, protéger les œuvres, le Palais et son domaine, et soutenir les actions de valorisations culturelles (expositions temporaires, concerts, spectacles, mécénats, etc.). Loin d’être antinomiques, ces missions se complètent. Une bonne orientation des visiteurs, une gestion des flux appropriée préviendra en effet dans bien des cas des mouvements de foule pouvant être source de danger pour le public ou la conservation des œuvres d’art. Les principes essentiels à partir desquels les agents exercent leurs missions d'accueil du public et de protection des collections se trouvent dans le Règlement de visite qu'ils doivent s’attacher à faire respecter avec tact. Il ne s'agit pas simplement d'interdire aux visiteurs de toucher aux œuvres, de manger, de fumer, de franchir les barrières de mise à distance mais aussi d'expliquer les raisons de ces prescriptions ou de proposer aux visiteurs d'autres alternatives.
Source : Etre agent de surveillance au musée du Louvre, louvre.fr
La sécurité des biens et des personnes relève de la responsabilité du directeur du musée et obéit à une réglementation stricte, comme le précise l’agent du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux interviewé dans cette page du site du musée : Surveillance, accueil, sécurité et prévention des risques.
L’article MS 46 de l’Arrêté du 25 juin 1980 stipule que :
Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, l'effectif doit être de trois personnes au moins présentes simultanément, dont un chef d'équipe. Cet effectif doit être adapté à l'importance de l'établissement.
En outre, le chef d'équipe et un agent de sécurité au moins ne doivent pas être distraits de leurs missions spécifiques.
Les autres agents de sécurité-incendie peuvent être employés à des tâches de maintenance technique dans l'établissement. Ils doivent se trouver en liaison permanente avec le poste de sécurité.
Le service de sécurité-incendie, dont la qualification est fixée à l'article MS 48, doit être placé, lorsque les dispositions particulières le prévoient, sous la direction d'un chef de service de sécurité-incendie spécifiquement affecté à cette tâche.
Pour en savoir plus sur la sécurité dans les ERP (établissements recevant du public) de type Y (musées) vous pouvez vous référer aux documents et textes réglementaires suivants :
- Etablissements recevant du public (ERP), Ministère de l’écologie
- Règlement ERP type Y de 1re à 4e catégories, sitesecurite.com
- Règlement ERP type Y de 5e catégorie, sitesecurite.com
- Règles de sécurité d'un établissement recevant du public (ERP), service-public.fr
Bonne journée.
Les agents de surveillance ne sont pas placés au hasard mais de manière à pouvoir assurer la sécurité de l’ensemble de l’établissement. Vous trouverez des précisions sur le site du Louvre, qui emploie plus de 100 agents de surveillance :
Les agents de surveillance travaillant dans les salles d'exposition du musée sont généralement affectés sur des Districts, zones d'une superficie de 300 à 800 m2 et regroupant un ensemble de salles en fonction de la nature, du mode de présentation, de la fragilité des œuvres à surveiller et des caractéristiques architecturales. Les agents « régionalisés » sont toujours affectés sur les postes de travail d'une même aile du musée : l'aile Denon - le long de la Seine -, l'aile Sully qui entoure la Cour Carrée ou l'aile Richelieu, longeant la rue de Rivoli. Ces agents acquièrent une très bonne connaissance des collections présentées dans leur région d'affectation. Au contraire, les agents « Inter régions » sont indifféremment affectés sur l’une ou l’autre aile du Palais en fonction des besoins quotidiens en effectifs. Leurs connaissances plus étendues des collections et des espaces, bien que parfois moins précises, complètent l'action de leurs collègues régionalisés lorsqu'il faut renseigner un visiteur sur le chemin le plus rapide pour se rendre des Primitifs italiens aux Sarcophages égyptiens, ou lorsqu'il faut indiquer la salle de La Dentellière de Vermeer à un groupe de visiteurs égarés dans les salles des Arts premiers.
Les agents permanents des collections sont toujours affectés sur le même district. Ils possèdent une très fine connaissance des oeuvres dont ils ont la garde et des équipements techniques mis à leur disposition. Ils entretiennent des relations de travail étroites avec les conservateurs en charge de ces oeuvres ainsi qu'avec les équipes techniques appelées à intervenir dans ces espaces. Ils sont en quelque sorte la mémoire vivante du district. Les préposés à la surveillance des réserves d'oeuvres du Louvre et à l'accueil des chercheurs ou des restaurateurs autorisés à y pénétrer veillent sur les trésors cachés du Louvre. Si les agents affectés en districts, agents permanents des collections, agents de surveillance muséographiques ou chefs de districts, exercent leurs missions au sein des limites géographiques du district où ils sont affectés, les agents d'Intervention aidés par les moyens de communication les plus modernes, sont mobiles afin de venir rapidement en renfort de leurs collègues, de prendre en charge les missions de surveillance des espaces privés ou techniques du Palais ou de participer à la sécurité des visites officielles ou des chantiers indispensables à l'entretien du vaste ensemble architectural et muséographique qu'est le Palais du Louvre. Dans le Jardin des Tuileries, les agents doivent posséder les connaissances historiques et les aptitudes à la communication propres permettant de mener à bien les visites guidées dont ils sont chargées.
On comprend donc que, contrairement aux apparences, l’agent de surveillance du musée ou du jardin des Tuileries n'est pas isolé mais bien le membre à part entière d'une équipe soudée et d'un dispositif structuré où le rôle et l'action de chacun compte : collègues, services techniques, hiérarchie, direction générale, etc. D'une manière générale, les agents de surveillance ont quatre missions principales : accueillir le public, veiller à sa sécurité, protéger les œuvres, le Palais et son domaine, et soutenir les actions de valorisations culturelles (expositions temporaires, concerts, spectacles, mécénats, etc.). Loin d’être antinomiques, ces missions se complètent. Une bonne orientation des visiteurs, une gestion des flux appropriée préviendra en effet dans bien des cas des mouvements de foule pouvant être source de danger pour le public ou la conservation des œuvres d’art. Les principes essentiels à partir desquels les agents exercent leurs missions d'accueil du public et de protection des collections se trouvent dans le Règlement de visite qu'ils doivent s’attacher à faire respecter avec tact. Il ne s'agit pas simplement d'interdire aux visiteurs de toucher aux œuvres, de manger, de fumer, de franchir les barrières de mise à distance mais aussi d'expliquer les raisons de ces prescriptions ou de proposer aux visiteurs d'autres alternatives.
Source : Etre agent de surveillance au musée du Louvre, louvre.fr
La sécurité des biens et des personnes relève de la responsabilité du directeur du musée et obéit à une réglementation stricte, comme le précise l’agent du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux interviewé dans cette page du site du musée : Surveillance, accueil, sécurité et prévention des risques.
L’article MS 46 de l’Arrêté du 25 juin 1980 stipule que :
Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, l'effectif doit être de trois personnes au moins présentes simultanément, dont un chef d'équipe. Cet effectif doit être adapté à l'importance de l'établissement.
En outre, le chef d'équipe et un agent de sécurité au moins ne doivent pas être distraits de leurs missions spécifiques.
Les autres agents de sécurité-incendie peuvent être employés à des tâches de maintenance technique dans l'établissement. Ils doivent se trouver en liaison permanente avec le poste de sécurité.
Le service de sécurité-incendie, dont la qualification est fixée à l'article MS 48, doit être placé, lorsque les dispositions particulières le prévoient, sous la direction d'un chef de service de sécurité-incendie spécifiquement affecté à cette tâche.
Pour en savoir plus sur la sécurité dans les ERP (établissements recevant du public) de type Y (musées) vous pouvez vous référer aux documents et textes réglementaires suivants :
- Etablissements recevant du public (ERP), Ministère de l’écologie
- Règlement ERP type Y de 1re à 4e catégories, sitesecurite.com
- Règlement ERP type Y de 5e catégorie, sitesecurite.com
- Règles de sécurité d'un établissement recevant du public (ERP), service-public.fr
Bonne journée.
DANS NOS COLLECTIONS :
Ça pourrait vous intéresser :
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter
Cent ans de guerre contre la Palestine