Question d'origine :
Bonsoir,
Où trouve-t-on le fameux "banc-royal" qui était très prisé pour construire les maisons dans la région parisienne, à part Conflans-Ste-Honorine ?
Je vous remercie.
Bien cordialement.
Réponse du Guichet
Le 25/04/2016 à 13h21
Bonjour,
Le banc-royal est une « pierre calcaire d'excellente qualité, à grains très fins et de teinte uniforme, convenant particulièrement à la sculpture. »
Source : Eyrolles.
Cette pierre était extraite de plusieurs carrières de la région parisienne pour fournir les chantiers de la ville de Paris (Le Louvre, Versailles, le Palais Bourbon, les chantiers haussmanniens…). Cette pierre est aussi appelée « Pierre de Saint-Leu » du nom du principal lieu d’extraction Saint-Leu-d’Esserent dans l’Oise. Vous trouverez plus de renseignements sur cette pierre dans l’article Pierre de Saint-Leu sur Wikipédia.
Les carrières situées à Saint-Maximin ont, elles aussi, fourni de la pierre pour les bâtiments de Paris. Il demeure aujourd’hui encore 8 carrières en activité dans le sud de l’Oise.
Une Maison de la Pierre a d’ailleurs été construite à Saint-Maximin pour relater le travail de la pierre dans cette région.
Vous trouverez sur la page Aujourd’hui les coordonnées des carrières encore en activité.
Le « banc royal » a aussi été extrait des carrières d’Herblay et de Conflans-Sainte-Honorine.
Toutes ces villes se situent dans le bassin parisien riche en calcaire lutétien. Vous pouvez consulter l’article Le Lutétien : une période charnière de l’histoire du Bassin parisien, par Jean-Pierre Gély.
Des carrières étaient présentes à Paris et dans tout le bassin parisien. Lors de la découverte de cette pierre, les constructeurs prélevaient la pierre au plus près des constructions, des carrières ont donc été creusées dans Paris. Il existe de nombreux souterrains sous Paris ayant pour origine l’extraction de roches mais ces travaux fragilisèrent le sous-sol de Paris. Pour éviter que la ville ne s’effondre et répondre aux besoins de pierre liés aux grands projets d’aménagement de Paris comme le Louvre ou les travaux du baron Haussmann, de nouveaux gisements ont été recherchés. L'Oise possédant le même sous-sol que Paris, elle proposait les mêmes calcaires dont le banc royal. Les carrières de l’Oise ont ainsi fourni les pierres pour de nombreux bâtiments et elles continuent de fournir les restaurateurs des monuments historiques.
La consultation de l’article La pierre de Paris. Méthode d'étude de la pierre à bâtir depuis son extraction jusqu'à sa mise en œuvre, Paul Benoît, Annie Blanc, Jean-Pierre Gély, Ania Guini-Skliar, Daniel Obert et Marc Viré, vous permettra de visualiser l’emplacement de toutes les carrières de calcaire lutétien du bassin parisien.

Source: La pierre de Paris sur Persée.
Pour aller plus loin :
- Deux mille ans d’exploitation de la pierre à Paris et dans ses environs, Jean-Pierre Gély.
- Carrières d’Herblay sur Rue des Lumières.
- Le trou d'où sort Paris sur Libération.
Bonne journée.
Le banc-royal est une « pierre calcaire d'excellente qualité, à grains très fins et de teinte uniforme, convenant particulièrement à la sculpture. »
Source : Eyrolles.
Cette pierre était extraite de plusieurs carrières de la région parisienne pour fournir les chantiers de la ville de Paris (Le Louvre, Versailles, le Palais Bourbon, les chantiers haussmanniens…). Cette pierre est aussi appelée « Pierre de Saint-Leu » du nom du principal lieu d’extraction Saint-Leu-d’Esserent dans l’Oise. Vous trouverez plus de renseignements sur cette pierre dans l’article Pierre de Saint-Leu sur Wikipédia.
Les carrières situées à Saint-Maximin ont, elles aussi, fourni de la pierre pour les bâtiments de Paris. Il demeure aujourd’hui encore 8 carrières en activité dans le sud de l’Oise.
Une Maison de la Pierre a d’ailleurs été construite à Saint-Maximin pour relater le travail de la pierre dans cette région.
Vous trouverez sur la page Aujourd’hui les coordonnées des carrières encore en activité.
Le « banc royal » a aussi été extrait des carrières d’Herblay et de Conflans-Sainte-Honorine.
Toutes ces villes se situent dans le bassin parisien riche en calcaire lutétien. Vous pouvez consulter l’article Le Lutétien : une période charnière de l’histoire du Bassin parisien, par Jean-Pierre Gély.
Des carrières étaient présentes à Paris et dans tout le bassin parisien. Lors de la découverte de cette pierre, les constructeurs prélevaient la pierre au plus près des constructions, des carrières ont donc été creusées dans Paris. Il existe de nombreux souterrains sous Paris ayant pour origine l’extraction de roches mais ces travaux fragilisèrent le sous-sol de Paris. Pour éviter que la ville ne s’effondre et répondre aux besoins de pierre liés aux grands projets d’aménagement de Paris comme le Louvre ou les travaux du baron Haussmann, de nouveaux gisements ont été recherchés. L'Oise possédant le même sous-sol que Paris, elle proposait les mêmes calcaires dont le banc royal. Les carrières de l’Oise ont ainsi fourni les pierres pour de nombreux bâtiments et elles continuent de fournir les restaurateurs des monuments historiques.
La consultation de l’article La pierre de Paris. Méthode d'étude de la pierre à bâtir depuis son extraction jusqu'à sa mise en œuvre, Paul Benoît, Annie Blanc, Jean-Pierre Gély, Ania Guini-Skliar, Daniel Obert et Marc Viré, vous permettra de visualiser l’emplacement de toutes les carrières de calcaire lutétien du bassin parisien.
Source: La pierre de Paris sur Persée.
Pour aller plus loin :
- Deux mille ans d’exploitation de la pierre à Paris et dans ses environs, Jean-Pierre Gély.
- Carrières d’Herblay sur Rue des Lumières.
- Le trou d'où sort Paris sur Libération.
Bonne journée.
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