Question d'origine :

Bonjour, je souhaite savoir quelle est la première écriture qui apparaît dans l'histoire, j'ai lu qu'il pouvait s'agir de l'écriture cunéiforme sumerienne ou assyrienne vers 5000 avant JC, les hieroglyphes sont-ils alors posterieurs ? d'avance merci rolleyes.gif

Réponse du Guichet

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Le 30/12/2005 à 16h24
Réponse du service Guichet du Savoir

La Mésopotamie, berceau de l’écriture

Les plus anciens signes d’écriture ont été retrouvés essentiellement à Uruk (actuelle Warka, en Irak), ancienne capitale du pays de Sumer ; on les a datés d’environ 3300 avant J.-C. L’apparition de l’écriture coïncide avec l’essor des villes, dans des sociétés en mutation, où viennent de pénétrer l’invention de la roue et la technique du cuivre moulé et qui possèdent déjà tout un répertoire de signes et de symboles dans leurs arts plastiques.

Il y a plus de cinq mille ans, coexistaient de part et d’autre du Tigre deux pays :
- Sumer, entre le Tigre et l’Euphrate et
- Élam, à l’est du Tigre, dont la capitale était Suse (en Iran aujourd’hui).

Organisées sous l’autorité d’un souverain, les populations étaient urbanisées et composées d’administrateurs, de marchands, d’artisans, de paysans et de bergers, qui pratiquaient tout type d’échanges, administratifs ou commerciaux.

L’écriture est née surtout de la nécessité ressentie par ces hommes de conserver la trace de leurs échanges. Ce sont les Sumériens qui finalisent le système, les Élamites n’allant pas au-delà de leurs propres pictogrammes et empruntant plus tard le modèle sumérien pour noter leur langue.


L'écriture égyptienne : une image du monde

Dans la vallée du Nil, chaque année les crues déposant leur limon brouillaient toutes les marques de propriété entre les champs et obligeaient à refaire un travail d’arpentage. Ce serait la raison de la naissance de l’écriture dans la civilisation égyptienne…

Medouneter « paroles divines », c’est ainsi que les Égyptiens nommaient leur écriture, que les Grecs désignèrent sous le nom de hierogluphikos (littéralement « gravures sacrées »). L'écriture en Égypte est au service d’un pouvoir où le religieux et le politique sont indissociables ; elle est considérée comme un don des dieux et a vocation à garantir l’ordre du monde.

Né peu après l’écriture mésopotamienne, le système hiéroglyphique n’a subi aucune transformation notable au cours de ses quarante siècles d’histoire, mais il a donné naissance à deux formes d’écriture plus cursives mieux adaptées aux matières fragiles :
- l’écriture hiératique aux signes simplifiés et non figuratifs qui permet une copie rapide. C'est l'écriture de l'administration et des transactions commerciales mais elle sert aussi à noter les textes littéraires, scientifiques et religieux. Ecriture quotidienne de l'Égypte pendant près de deux millénaires et demi, elle fut évincée de son emploi profane par une autre cursive, le démotique, dès lors son usage fut limité aux documents religieux. Sur papyrus ou sur ostraca, tracée à l'encre noire ou rouge avec un pinceau fait d'une tige de papyrus, ou plus tard avec une plume de roseau taillée en biseau et dont la pointe était fendue. Introduite par les grecs, elle finit par supplanter le pinceau traditionnel.
- l’écriture démotique qui devient à partir du VIIe siècle avant J.-C. l'écriture officielle. C'est la seule écriture égyptienne à connaître une large utilisation dans la vie quotidienne (" démotique ", du grec demotika, " écriture populaire "). Très cursive, riche en ligatures et abréviations, elle a perdu, elle aussi, tout aspect iconique.


Source (et suite) : L'aventure des écritures, dossier en ligne de la Bibliothèque nationale de France.

Autres questions / réponses du Guichet sur l'écriture et l'alphabet :
- Ecriture ancienne, linéaire B
- alphabet et sons, connaissance des sons des 1° alphabets

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