Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes Sur les architectes Gimbert et Vergely :
"L'agence de
René Gimbert et
Jacques Vergely, une des plus importantes de la région, nous intéresse spécialement car, fondée en 1967, pendant la période proprement moderne de Lyon, elle a su assimiler, une dizaine d'années plus tard, le nouvel état d'esprit...
Les deux futurs architectes s'étant associés pour une thèse d'urbanisme concernant les transports urbains, ils obtinrent, dès leur arrivée à Lyon, en 1967, un chantier très important, étalé sur près de dix ans, celui des premières lignes de métro. En même temps, ils bâtissaient à Villeurbanne, à l'angle de la rue Becker et de la rue Racine, le Complexe Deuxième avenue (la première étant l'avenue Henri Barbusse, celle des Gratte-ciel), immeuble où ils installèrent leur agence, et dont le mur-rideau manifeste leur maîtrise dans le style international d'alors..."
(1)"En 1982, ils imagineront le Septen à Villeurbanne, à Bron, en 1994, le siège social de Jet-Service, en 1997-1998, l'Institut des sciences cognitives, etc...
A Lyon, dans le cadre de l'opération d'aménagement pour la reconquête du sud de la Presqu'île, ils viennent de livrer l'îlot Antonin Perrin..."
(2) Sur l'Hôtel ou le Centre administratif de la Communauté urbaine de Lyon :
"Nouveau succès, en 1971, au concours destiné à bâtir le
Centre administratif de la Communauté urbaine de Lyon. C'est la grande époque de l'urbanisme de Delfante et Pradel : si évidemment l'Hôtel de Ville de Lyon devait rester aux Terreaux, du moins l'agglomération lyonnaise aurait son siège dans le nouveau "centre directionnel" de la Part-Dieu. On allait donc l'installer tout près de la dalle, 20, rue du Lac, Lyon 3e.
Au point de vue constructif, on retrouve le béton armé, matériau des bâtiments voisins, mais avec un système qui rappelle le centre d'échanges de Perrache. La structure est claire : quatre piliers sur section carrée (creux et contenant les ascenseurs et les canalisations) et quatre poutres similaires largement débordantes, auxquelles sont suspendus les cinq étages du bâtiment. De l'extérieur apparaissent distinctement les câbles qui portent les façades et les poutres extérieures des planchers (il y en a d'autres à l'intérieur tous les 7,50 m). Cela élimine toute contrainte de plan, et rend possible l'installation de bureaux, et de diverses grandes salles en fonction des besoins. Si l'on ne tient pas compte de constructions annexes au niveau du sol (en partie détournées de leur fonction d'origine), le bâtiment fait preuve d'une grande lisibilité." (1)Très proche de la notice précédente, mais traduisant, entre les lignes, l'aspect polémique propre à toute réalisation d'édifice public, est la description, que donne Bernard Marrey, de
l'immeuble du Grand Lyon :
"La Communauté urbaine de Lyon - créée en 1967 - trouve en ce
bâtiment choisi sur concours l'image qu'elle souhaitait, le jury ayant qualifié le projet de "classique, qui ne peut susciter la critique", ce qui peut être apprécié comme une perfidie ou un compliment. La structure est visible : quatre piliers creux contenant les ascenseurs et circulations diverses portent quatre poutres laissées très apparentes sur le toit, auxquelles sont suspendus les cinq étages du bâtiment. Les planchers sont de ce fait libres et peuvent supporter tous les cloisonnements désirés. Sous les cinq étages, un espace totalement libre, la Galette, permettait de lier le hall central à la dalle piétonne ; elle est malheureusement parasitée par des constructions annexes." (3)(1) L'architecture à Lyon, tome 2 / Jacques Beaufort (2 photographies : l'immeuble en cours de construction, et terminé)
(2) XXIe siècle, l'architecture contemporaine en Rhône-Alpes / Alain Vollerin (donne les coordonnées du cabinet Gimbert Vergely Architectes, en fin d'ouvrage)
(3) Guide Rhône-Alpes de l'architecture du XXe siècle / Bernard Marrey (1 photographie)