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Kageneck / Madame de Genlis

par pepinlebref, le 30/08/2004 à 18:00 - 9657 visites

Je cherche la trace d’un lien (dont j’ignore totalement la nature) entre d’une part « Mme de GENLIS » et d’autre part « KAGENECK ».
Je ne sais pas du tout s’il peut s’agir du journaliste et écrivain contemporain August von KAGENECK.

Naturellement, ma question est de pure curiosité et n’a aucun caractère de gravité ou d’urgence

Merci de votre aide

Réponse de

par gds_bp, le 31/08/2004 à 14:22

Réponse du service Guichet du Savoir

Le nom de « Kageneck » est très répandu, aussi bien en Alsace qu’en Allemagne. Il existe même un château appelé « Kageneck » dans la région de Colmar.
Madame de Genlis (1746-1830), de son nom Stéphanie Félicité du Crest de Saint Aubin, comtesse de Genlis, ne peut avoir connu August Von Kageneck, qui était pilote de chasse de la Luftwaffe pendant la seconde guerre mondiale.
Nous avons trouvé deux « Kageneck », contemporains de Madame de Genlis, et donc susceptibles d’avoir été en contact avec elle :
- Jacques Bruno Kageneck, qui vivait sous le règne de Louis XVI et était brigadier des gardes du corps. Il existe des traces de ses lettres (1779-1784), envoyées au Baron Alströmer, conseiller de commerce et directeur de la compagnie des Indes à Gothembourg.
- Friedrich Graf von Kageneck, qui vivait dans les années 1770-1790. Comte qui avait une parenté directe avec Maria Beatrix Gräfin von Kageneck, mère du célèbre Metternich (1773-1859).
Les dates de vie de ces deux personnages correspondent avec celles de Madame de Genlis. Cette dernière ayant émigré pendant la Révolution, il se peut qu’elle ait croisé le chemin de l'un de ces deux personnages.
Pour identifier un lien possible, il faut se reporter à la correspondance et aux mémoires de Madame de Genlis, dont voici la biographie :

[i]« Le « Manuel du voyageur » de Madame de Genlis est une oeuvre alimentaire rédigée à Berlin par une femme de lettres française qui, faisant partie des émigrés, se trouvait fort dépourvue.
Stéphanie Félicité du Crest de Saint-Aubin, comtesse de Genlis, marquise de Sillery (1746-1830) est née à Champcéry en Bourgogne. Dame d'honneur de la duchesse de Chartres dès 1770, mieux connue pour ses ouvrages destinés aux enfants, ses pièces et tous les romans qu'elle publia principalement à Paris, une fois revenue d'exil, elle s'occupa, avant les événements révolutionnaires de l'éducation des enfants de la famille d'Orléans, en particulier du futur Louis-Philippe. Ses liens avec les Orléans la firent honnir des royalistes en exil, restés fidèles aux Bourbon.
Elle eut une longue liaison avec le duc d'Orléans, le futur Philippe-Egalité exécuté en novembre 1793, onze mois après Louis XVI, son cousin, dont il avait voté la mort.
C'est une litote de dire, comme un auteur récent que cette jolie femme cultivée, musicienne et pleine de séduction fut mêlée à quelques intrigues.
D'abord favorable à la Révolution, sans jouer autant les apprentis sorciers que Choderlos de Laclos, qui la détestait, elle coiffa le bonnet rouge lors d'une visite au Louvre au Salon de peinture, puis émigra prudemment à Bath en novembre 1791 et erra de Suisse en Belgique et en Allemagne, poursuivie par une réputation désastreuse acquise dans le petit monde du Palais Royal.
Ses liens avec Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre, Talleyrand et Madame de Récamier, et sa conquête de Voltaire, pris sous le charme en une seule journée, disent bien son éclectisme, mais les intrigues politiques avec les Orléans ou les patriotes irlandais ne lui valurent que déconvenues.
Ballottée de refuge en château dans toute l'Europe, souvent chassée par les princes, mais recueillie aussi par de nobles amies, tantôt fascinées, tantôt apitoyées, parfois les deux à la fois, cette femme de lettres aventureuse était bien placée par sa double expérience de préceptrice-pédagogue et de grande voyageuse, pour rédiger à Berlin, à partir de mai 1798, un Manuel du voyageur très pratique.
Son ami libraire éditeur Delagarde, dont elle avait pris la fille comme dame de compagnie, publia les deux premières éditions de son livre.
Malgré sa diffusion à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, cet ouvrage ne fit pas sa fortune, car la plupart furent publiés en éditions pirates, mais il lui rapporta plus que Les Petits émigrés qu'elle avait rédigé à la même époque.
Revenue à Paris en juillet 1800, elle se fit offrir par Bonaparte un appartement à l'Arsenal, au grand dépit du bibliothécaire en titre, et informa discrètement, mais régulièrement, son bienfaiteur sur les rumeurs circulant dans les milieux qu'elle fréquentait, que l'on imagine assez peu favorables au Premier Consul. Devenue un écrivain à succès (et prolifique, plus de 140 volumes en tout), elle tint un salon brillant, fréquenté par savants et littérateurs, où régnait le plus grand désordre.
Elle se rallia le moment venu aux Bourbon, sans grand succès au début, mais elle obtint une pension du duc d'Orléans, et une aide de Talleyrand, toujours fidèle, puis finalement, du roi Louis XVIII lui-même, une pension sur le budget des théâtres, car ce fut aussi une dramaturge.
Cette femme énergique, à la santé plus que robuste, supporta vaillamment les aléas d'une existence fort aventureuse pour s'éteindre à quatre-vingt-quatre ans passés le dernier jour de l'année 1830. »[/i]

Source :
Centre de recherche sur la littérature des Voyages
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