Pouvez-vous m'indiquer quelques ouvrages sur le peintre verrier Jean COQUET ?
Question d'origine :
Bonjour. Je souhaite rédiger une biographie du peintre verrier Jean COQUET, pouvez-vous m'indiquer quelques ouvrages traitant de ses œuvres et de sa vie.
Merci d'avance, cordialement
Réponse du Guichet
Jean Coquet (1907-1990) fut un peintre-verrier, décorateur et enseignant lyonnais prolifique, influencé par son maître Georges Décôte et marqué par l'art sacré moderne. Polyvalent (fresques, vitraux, mosaïques, ferronnerie), il privilégie un style en harmonie avec l'architecture, notamment dans l'art sacré : Poème de saint Irénée (1940, chapelle de l'Université catholique de Lyon), vitraux à Paray-le-Monial ou églises lyonnaises (Rédemption, Saint-Charles de Serin)...
Nous vous indiquons ci-dessous plusieurs pistes bibliographiques, notamment des articles académiques, des articles de presse, des bases patrimoniales régionales, ainsi que des documents iconographiques et archivistiques.
Bonjour,
Voici quelques références utiles pour une biographie de Jean Coquet, peintre verrier et décorateur lyonnais (1907‑1990).
Un article récent de la Tribune de Lyon (Qui était Jean Coquet, verrier aux multiples facettes ? du 14 septembre 2025) donne des éléments biographiques et artistiques sur le peintre lyonnais :
Verrier, peintre, sculpteur, tapissier, professeur, Jean Coquet fut un créateur prolifique, mais aussi un professeur influent à Lyon.
Né en 1907 à l’Hôtel-Dieu, Jean Coquet s’est passionné pour toutes formes d’art depuis son plus jeune âge. Il intègre les Beaux Arts de Lyon, où il rencontre Georges Décôte (peintre en vitraux et décors religieux lyonnais). Tous deux seront élèves de Gustave Moreau, peintre, graveur, dessinateur et sculpteur français et principal représentant du courant symboliste.
Au sortir de sa formation, en 1930, il travaille sous la tutelle de Claudius Blanchon sur les vitraux de l’église de Chazelles-sur-Lyon. Une œuvre qui l’introduit dans le milieu de l’art sacré. Rapidement, il devient le décorateur attitré des architectes Mortamet et Curtelin, avec qui il réalise de nombreux œuvres à Lyon.
Il est notamment l’auteur des vitraux des églises Saint-Pierre-aux-Liens et Saint-Charles de Serin à Vaise, du Grand réfectoire de l’Hôtel-Dieu, de la chapelle de l’université catholique de Lyon, ainsi que des peintures murales à cette même chapelle ou dans l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes.
Dans un article intitulé Les peintures murales de Jean Coquet de l’hôpital Desgenettes à Lyon, le Dr Frédéric Chauvin et le Pr Louis-Paul Fisher écrivent : « Jean Coquet, dont une partie importante de l’œuvre a été dédiée à l’art religieux, rend hommage, par deux peintures murales de grandes dimensions, à René Nicolas Dufriche baron Desgenettes, archétype du médecin militaire, ainsi qu’au Service de Santé des Armées, fortement implanté à Lyon depuis l’arrivée de l’École du Service de Santé Militaire en 1888 ».
Son style se distingue par des formes géométriques assez nettes en harmonie avec les bâtiments qu’il intègre. Les couleurs et les formes sont aussi choisies par assortiment avec le lieu dans laquelle son œuvre s’inscrit.
D’ailleurs Jean Coquet popularise le vitrail en dalle de verre, une technique inventée en 1930 qui permet d’avoir dans sa palette un plus grand spectre de couleurs.
Si son art a eu tant de répercussion, c’est aussi parce que Jean Coquet l’a transmis aux jeunes générations. De 1933 à 1955, à Lyon, il enseigne la décoration générale à l’École nationale supérieure de beaux-arts (ENSBA).
En 1945, Il dessine les plans de sa propre maison à Sainte-Foy-lès-Lyon, située au 9 rue Paul-Huvelin. Le verrier passionné y créé un atelier sur deux niveaux, spécialisé dans la création de vitraux. Pour lui, les spécialistes de l’art ne sont pas encore assez implantés dans le domaine de l’architecture, pour lequel ils sont pourtant formés.
En 1952, Jean Coquet prend la direction de l’ENSBA, un emploi qu’il cumule avec celui de directeur de l’École régionale d’architecture de Lyon. Là, il défend ses convictions et inspire des générations d’étudiants. Il se retire de l’enseignement en 1975, mais continue de créer jusqu’à sa mort en 1990, alors qu’il est âgé de 83 ans.
La Bibliothèque Municipale de Lyon conserve au Silo ancien et au Silo régional la publication de Maurice Villain (mariste disciple de l'abbé Paul Couturier) sur la peinture monumentale de Jean Coquet décorant l'abside de la Chapelle de l'Université catholique de Lyon et dont le thème iconographique est Saint Irénée.
Cette publication de 1942, est à consulter sur place. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la fiche de la BmL : Je consulte un document patrimonial (dépôt légal, silo régional, silo ancien). Voici la référence dans notre catalogue :
Jean Coquet et le Poème de Saint Irénée [Livre] / Maurice Villain ; photographies, Blanc et Demilly, 1942
Étude de l'abside de l'oratoire des Facultés catholiques de Lyon
L'inventaire général du Patrimoine culturel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, consacre une fiche à cette œuvre monumentale : Le Poème de Saint Irénée, dans laquelle est évoqué son historique, une brève description, puis son contenu iconographique :
Historique
Le décor peint du chœur a été commandé à Jean Coquet par le recteur de l'Université catholique, Fleury Lavallée, sans doute à l'initiative de l'architecte de la chapelle, Georges Curtelin, dont Coquet était un proche collaborateur. Le programme iconographique a vraisemblablement été inspiré par le Père Maurice Villain, mariste disciple de l'abbé Paul Couturier, alors professeur de théologie et d'histoire chrétienne au séminaire des missions d'Océanie de Sainte-Foy-lès-Lyon. Ce dernier a publié une description complète de ces peintures en 1942 (Jean Coquet et le poème de saint Irénée).
Période(s) principale(s) : 2e quart 20e siècle
Dates : 1940
Auteur(s) de l’œuvre : Jean Coquet (peintre)
Personne(s) liée(s) à l'histoire de l’œuvre : Fleury Lavallée (commanditaire, attribution par source)
Lieu de destination : Rhône, Lyon, Facultés catholiques de Lyon, chapelle
DescriptionL´abside pentagonale du chœur de la chapelle est décorée de cinq panneaux de peinture à l'huile sur toile marouflés sur enduit, séparés par de larges baguettes moulurées en palissandre. Elles forment un ensemble dont la lecture se fait de gauche à droite. [...]
Représentationssaint Irénée
fond de paysage
vue d'architecture
représentation humaine
Le thème central est consacré à l´enseignement de saint Irénée, protecteur de l'Université. Chaque scène se développe sur un fond de paysage urbain. Les cinq panneaux sont ordonnés selon une composition pyramidale dont les lignes convergent vers le personnage de saint Irénée. Les personnages, de face ou de profil, sont dessinés en quelques traits forts, dans une attitude droite et solennelle. Les muscles sont cernés avec précision, les drapés sont traités avec la même vigueur par de petits plis brisés.
On apprend sur le site de L'Inventaire de la Ville de Lyon que Jean Coquet a également fourni les dessins des vitraux :
La chapelle est de plan rectangulaire, dans lequel s´inscrit une abside semi-circulaire encadrée par deux sacristies. L´abside est décorée de cinq peintures murales, œuvres de Jean Coquet, ayant pour thème le Poème de Saint Irénée. Le chœur se confond avec l'abside et est surélevé d´une marche ; il était auparavant séparé de la nef par une barrière de communion, aujourd'hui démontée. La chapelle est éclairée par douze vitraux, cinq sur le mur nord de la nef, cinq sur le mur sud, auxquels s'ajoutent deux de taille réduite au niveau de la tribune. Jean Coquet en a fourni les dessins.
Source : Inventaire de la Ville de Lyon (dont la page idoine contient des illustrations de ladite chapelle)
Catherine Guégan, dans son article en libre accès La chapelle de l’Université catholique de Lyon. Les Carnets de l'Inventaire. Études sur le patrimoine culturel en Auvergne-Rhône-Alpes (mars 2012), précise le contexte de la création du Poème de Saint Irénée par Jean Coquet :
La correspondance entre Curtelin et Coquet rend compte de leur étroite collaboration4, et montre combien l’architecte fut directif, laissant à son décorateur une liberté toute relative. Au cours de l’année 1940, le peintre lui soumet plusieurs maquettes pour les vitraux et les peintures du chœur, réalisés dans la foulée5. On doit au recteur Fleury Lavallée le choix du thème iconographique : l’enseignement de saint Irénée, protecteur de l’Université catholique, dont le père mariste Maurice Villain donnera une longue exégèse en 19426. Proche de la Société de Saint-Jean, dont Curtelin était membre7, le peintre comme l’architecte entendent ainsi œuvrer à la régénération de l’art sacré et à la propagation de la foi.
Cinq panneaux de peinture à l’huile sur toile, marouflés sur enduit, ornent le chœur, séparés par de larges baguettes moulurées en acajou. Dans leur partie supérieure courent des inscriptions en latin précisant le sens de chaque scène, tirées du grand ouvrage apologétique d’Irénée, Contre les hérésies8. Alors que les maquettes présentaient des couleurs vives et contrastées, la palette se restreint ici à des gammes de bleus et de terres, assourdies par la matité de la couche picturale, vraisemblablement non vernie, qui évoque la fresque.
Au centre trône Saint Irénée en majesté. Vêtu d’une tunique blanche et coiffé d’une mitre, il dispense son enseignement dans un geste de bénédiction et d’autorité. La main droite pointée vers le ciel désigne les extraits de son œuvre magistral, affirmant la primauté de la tradition sur le “modernisme du second siècle”9 durant lequel se développent nombre de doctrines hétérodoxes. A l’arrière-plan, fermant la composition et débordant sur les deux panneaux latéraux, Coquet a représenté l’amphithéâtre des martyrs de Lyon, parmi lesquels se trouvait saint Pothin, le prédécesseur d’Irénée10. Dans la partie inférieure, ses disciples forment cercle. L’un d’eux a le regard tourné vers le spectateur : il s’agit probablement d’un autoportrait de l’artiste. [...]
Les influences ou parentés stylistiques que l’on décèle dans la peinture de Coquet sont multiples. De Maurice Denis, que Villain cite en épigraphe et dont la leçon a pu lui être transmise par son maître Georges Décôte15, comme de Puvis de Chavanne, il retient la linéarité des formes, la sècheresse du trait et un refus de perspective illusionniste afin d’épouser la planéité du mur. Par delà les artistes du Quattrocento, qu’il admire, il renoue aussi, dans une veine archaïsante, avec l’art de Giotto. Mais il n’ignore pas non plus les maniéristes, auxquels il emprunte la forme serpentine (notamment pour la Vierge de l’Annonciation) et les musculatures fuselées, tandis que le traitement sculptural des volumes, les plis cassés, ne sont pas sans rappeler certaines œuvres de Bourdelle (Monument à Mickiewicz, Pietà de Notre-Dame du Raincy). Les solutions plastiques qu’il élabore sont enfin très proches de celles développées depuis les années 1920, à la suite de Maurice Denis, au sein des Ateliers d’art sacré de Desvallières, dont on trouve l’une des expressions les plus foisonnantes dans le décor de l’église du Saint-Esprit (Paris 12e arrondissement), où travailla le peintre lyonnais Louis Bouquet. L’art de Coquet et son solide métier s’inscrivent parfaitement dans cette époque marquée par un retour à la tradition et au réalisme (commun à toute l’Europe artistique), en réaction aux dérives supposées des avant-gardes16.
Source : La chapelle de l’Université catholique de Lyon. Les Carnets de l'Inventaire. Etudes sur le patrimoine culturel en Auvergne-Rhône-Alpes (mars 2012) / Catherine Guégan
Vous trouverez dans la bibliothèque des Archives municipales de Lyon (dont les conditions d'accès sont exposés ici pour la consultation en salle de lecture) le mémoire de Master 2 de Julien Defillon, qui vous apportera des éléments sur l’œuvre de Jean Coquet pour l'Université Catholique de Lyon
L’Université catholique de Lyon, site de Bellecour, étude architecturale et patrimoniale, mémoire dactylographié de Master 2 professionnel, Université Lyon-II, Lyon, septembre 2009 / DEFILLON, Julien
Le Bulletin de la Société historique de Lyon consacre un de ses articles à Jean Coquet, dont l'auteur est Philippe Dufieux, professeur d’histoire de l’architecture à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon :
« Jean Coquet (1907-1990) l’art du décorateur », Bulletin de la Société historique archéologique et littéraire de Lyon, 2000, tome 30, p.95-112. Le Bulletin de la Société historique de Lyon (1847 - 2013).
Cette revue est conservée au Silo régional de la BmL pour une lecture sur place. Cet article présent également dans le catalogue de la bibliothèque des AML peut être consulté sur place en accès libre (numéros casiers : 199-200) en salle de lecture des Archives municipales de Lyon.
Philippe Dufieux a également écrit un ouvrage sur Jean Coquet, conservé à la bibliothèque des Archives municipales de Lyon, sous la cote 1C/504213, communicable en salle de lecture.
Une recherche dans le catalogue mondial Worldcat nous oriente vers d'autres pistes bibliographiques ;
- [Mural paintings of Jean Coquet at the Desgenette Hospital in Lyon] / Histoire des sciences médicales, 44, 2010 Janv-Mar, 23 par Frédéric Chauvin et Louis-Paul Fischer. La notice vous indique en bas de page les bibliothèques auprès desquelles vous pourrez emprunter le document :
Résumé : René Nicolas Dufriche Desgenettes (1762-1837) became famous through two historical events: the first and most famous one is where he proved his courage by inoculating himself with the plague during the Syrian campaign in 1799; the second one, rarely represented in paintings, happened during the Russian retreat in 1812 when he was freed thanks to his reputation. Two wide fresco paintings facing each other in the hall of Desgenettes, a hospital built during World War Two, are witnesses of these two major events. Jean Coquet (1907-1990), a decorator, painter and glassblower, who worked at the Beaux-Arts School of Lyon, first as a decoration teacher than as its director, painted these two works of art. In 1946, he inserted them into an ornamental group constituted of ironworks, furniture, stained glass and ceramics. Two paintings from Antoine-Jean Gros (1771-1835) inspired these works: Bonaparte visiting the plague-stricken of Jaffa (1804) and Napoleon on the battlefield of Eylau (1808). With their academic composition and daring stylization those two frescoes represent in a modern and original way Desgenettes' life style, an archetype of what the military doctor is.
Traduction Google :[Résumé : René Nicolas Dufriche Desgenettes (1762-1837) est devenu célèbre grâce à deux événements historiques : le premier, et le plus connu, est son courage, démontré par l'inoculation de la peste lors de la campagne de Syrie en 1799 ; le second, rarement représenté en peinture, a eu lieu lors de la retraite russe de 1812, lorsqu'il fut libéré grâce à sa réputation. Deux grandes fresques se faisant face dans le hall de Desgenettes, hôpital construit pendant la Seconde Guerre mondiale, témoignent de ces deux événements majeurs. Jean Coquet (1907-1990), décorateur, peintre et souffleur de verre, qui travailla à l'École des Beaux-Arts de Lyon, d'abord comme professeur de décoration puis comme directeur, réalisa ces deux œuvres. En 1946, il les intégra à un ensemble ornemental comprenant ferronnerie, mobilier, vitraux et céramiques. Deux tableaux d'Antoine-Jean Gros (1771-1835) ont inspiré ces œuvres : Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (1804) et Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau (1808). Par leur composition académique et leur stylisation audacieuse, ces deux fresques représentent de manière moderne et originale le mode de vie de Desgenettes, archétype du médecin militaire.]
Une recherche sur le moteur de recherche en sciences humaines Isidore, nous donne accès à :
- un billet de blog de Philippe Dufieux, citant le peintre Jean Coquet en sa qualité de directeur de l’École des Beaux-Arts de Lyon et de l’École régionale d’architecture de Lyon, Un temps de transition : l’École régionale d’architecture de Lyon au tournant de 68. Politiques de la culture, chmc2 (10 octobre 2021) :
En 1964, la classe préparatoire comptait 115 élèves dont 56 se sont présentés à l’admission de mai-juin ; quarante ont réussi à l’épreuve d’esquisse mais huit seulement ont été admis in fine. Cette moyenne, bien que visiblement supérieure à celle des autres écoles régionales, illustre l’impasse dans laquelle se trouve alors les candidats aux études d’architecture :
Sans doute les besoins actuels de la profession ne justifient-ils pas cette ouverture plus large » – écrit le peintre Jean Coquet (1907-1990) qui cumule les fonctions de directeur de l’École des Beaux-Arts de Lyon et de l’École régionale d’architecture de Lyon – « mais ne dit-on pas couramment que plus de 45 % des travaux de construction échappent encore à la profession. La solution paraît donc être dans une défense active de cette profession, défense ayant pour effet d’augmenter les possibilités de travail et donc le nombre des architectes ; par voie de conséquence, on pourrait ouvrir plus largement les portes de l’École aux nombreux candidats qui s’y présentent[3]
[3] : AML, 189WP25, compte-rendu du conseil d’administration de l’École des Beaux-Arts de Lyon, 29 septembre 1965.
Un peu plus loin :
Douze élèves de la section architecture de l’École lyonnaise sont admis, quatre sont mêmes classés parmi les dix premiers :
La rapide statistique suivante se passe de commentaires sur l’importance et la qualité de l’enseignement dispensé dans notre École, en égard à l’ensemble des écoles d’architecture françaises[5], écrivait Coquet.
[5] AML, 189WP26, lettre de Jean Coquet, directeur de l’École régionale d’architecture de Lyon au maire de Lyon, 4 novembre 1964.
[...]
En 1964, la disparition de l’atelier Gagès-Cottin oriente l’essentiel des élèves vers l’atelier « officiel » Garnier-Bourdeix-Perrin-Fayolle qui voit ses effectifs et ses charges croître considérablement. Mais il n’est toujours pas question que la Ville rémunère son chef d’atelier et ses adjoints. Dans l’attente de la création d’un atelier interne, réclamée par Coquet, la réorganisation de l’atelier Garnier-Perrin-Fayolle amène le relogement, dès juin 1964, des 112 élèves de la section préparatoire dans les locaux de la nouvelle École des Beaux-Arts, construite en 1953-1955 rue Neyret à Lyon par Paul Bellemain (1886-1953).
- un billet de blog de Christian Marcot : L’avant 1968, de l’école des beaux-arts de Lyon à l’école régionale d’architecture de Lyon (15 oct 2021) qui fait aussi mention de Jean coquet en bas de page dans les notes :
[34] Les étudiants architectes lyonnais s’étaient fortement impliqués dans les manifestations en 1968 et le directeur de l’EBAL, Jean Coquet, rejetait les fauteurs de trouble hors les murs de l’EBAL.
Une recherche dans la base de presse en ligne Europresse, accessible à la BmL en texte intégral avec un abonnement, pointe sur quelques articles récents évoquant la vie et l’œuvre de Jean Coquet :
- Sainte-Foy-lès-Lyon Un camping dans la commune ? Le Progrès (Lyon), jeudi 14 août 2014
la devinette du jeudi
Le vitrail paru la semaine dernière date de 1948. Représentant la sainte Foy, il fait partie d'un ensemble de trois vitraux commandés par le curé de l'époque de la paroisse Sainte-Foy Centre, l'abbé Muguet, pour remplacer ceux détruits par les explosions des ponts de Lyon en 1944. Ils ont été créés par Jean Coquet, mort en 1990 et qui repose au cimetière de Sainte-Foy. Innovateur, Jean Coquet influença une génération d'élèves des Beaux-Arts de Lyon entre les deux guerres, école qu'il dirigea de 1955 à 1975. Ce maître verrier invente une nouvelle technique de dalles de verre enchâssées dans le ciment. On retrouve ses œuvres éclatantes non seulement dans les églises fidésiennes, Sainte-Foy Centre et Sainte-Thérèse, mais aussi dans plusieurs églises de Lyon comme Saint-Charles de Serin, à la sortie du tunnel de la Croix-Rousse ou Saint-Jacques, l'église arménienne de Lyon. Bien au-delà aussi, à Cannes, Nice, Marseille, Versailles, et encore plus loin, Barcelone, Beyrouth au Liban.
- La musique au secours du patrimoine fidésien (Le Progrès (Lyon), dimanche 10 octobre 2021) :
La première phase de la restauration de l’église Sainte-Foy, l’extérieur, est achevée. La Ville, propriétaire du bâtiment, a ouvert le second dossier, l’intérieur : ce qui doit être fait (le chauffage, la ventilation), ce qui serait souhaitable de faire en considérant les désirs du locataire, la paroisse, et ce qui serait merveilleux de faire comme sauvegarder des fresques actuellement cachées. [...]
Deux surprises attendaient le public ! L’église abrite des vitraux du Fidésien Jean Coquet, qui ont été restaurés en même temps que les murs. Dans une mise en scène attendrissante, une « petite voix », celle de la sainte Foy, personnage endossé par une petite choriste, présentait Caroline Barrès-Coquet, la petite fille par alliance du maître verrier, architecte, Maître de conférences à l’École d’architecture à Lyon pour parler du travail de l’artiste, talentueux dans tous les arts, directeur des Beaux-Arts de Lyon à 20 ans !
- Chazelles-sur-Lyon : visites guidées à l'église et à l'Atelier-musée ( Le Pays Tarare, jeudi 19 septembre 2024) :
Avec son immense clocher en forme de tour carrée, l'église Saint-Michel de Chazelles-sur-Lyon accueillera des visites guidées samedi 21 septembre de 15 heures à 16 h 30. Ce sera l'occasion d'apprendre que cet édifice a subi des transformations successives en trois phases principales qui lui ont donné son aspect actuel. Il faudra, notamment, y admirer les vitraux du Lyonnais Jean Coquet dont la famille était originaire de Saint-Denis-sur-Coise, et ceux du chœur réalisés par Alexandre Mauvernay de Saint Galmier.
- Le Progrès - Lyon, jeudi 17 septembre [ à propos des Journées du Patrimoine]
Église St-Pierre de Vaise Visites libres de l'église construite par Tony Desjardins, aux vitraux retraçant la vie de Saint-Pierre réalisés par le maître verrier Jean Coquet.
- Souvenirs, de Clair Tisseur à Jean Coquet (Le Progrès - Lyon, samedi 1 novembre 2003) par ANDRÉE POSSETY :
Le cimetière de la commune n'est pas célèbre comme celui du Père Lachaize à Paris, pas plus qu'il n'est connu des Lyonnais comme celui de Loyasse. Pourtant, il pourrait susciter une certaine curiosité, car il recèle des sépultures de gens passés à la postérité en raison des œuvres qu'ils ont accomplies. Pas question de dresser une liste exhaustive, deux noms seulement ont été retenus pour illustrer ce fait, ceux de Clair Tisseur, alias Nizier du Puitspelu et Jean Coquet.
Jean Coquet a laissé son empreinte à Sainte-Foy, la commune où il a choisi de vivre dès 1930. Il a de plus, largement influé l'art du vitrail entre les deux guerres lorsqu'il enseigne aux Beaux-Arts de Lyon, école dont il a assuré la direction pendant vingt ans de 1945 à 1955.Il a appris son métier de maître verrier dans l'atelier de Georges Descôte. A la demande du curé Muguet il a laissé un témoignage de son inspiration vigoureuse dans l'abside de l'église du centre avec trois vitraux remplaçant ceux détruits par les explosions des ponts de Lyon en septembre 1944. En1948, il a signé les six vitraux de la chapelle des frères maristes chemin du Grand Roule. Plus tard, on fait appel à lui pour les vitraux de l'église Sainte-Thérèse-de-la-Plaine. En France (Cannes, Nice, Angers où se trouve un vitrail abstrait de 10 m par 20, Toulon, Lourdes, Versailles), ainsi qu'à l'étranger, tel à Barcelone - à Beyrouth son œuvre a disparu dans les combats - ses dalles de verre ont séduit et ont marqué de manière indélébile l'art du vitrail.
Sources, le bulletin « Figures et célébrités de chez nous » de La Fontanière, paru en 1997.
Notre site Numelyo, bibliothèque numérique de Lyon, mentionne le peintre verrier dans une notice consacrée à l’Église Saint Charles de Serin :
Construit en béton armé, l'ensemble dégage une belle simplicité - sans être austère - et reflète de manière exemplaire le travail en symbiose de créateurs liés à la commission d'Art sacré. Louis Mortamet travaille notamment avec le peintre Jean Coquet, maître-verrier à Sainte-Foy-lès-Lyon et professeur à l'école des Beaux-Arts de Lyon, qui donne en 1952 les cartons des vitraux, dessine le chemin de croix et le Christ en Croix.
Une autre piste intéressante est la base de presse ancienne régionale Lectura plus qui donne accès à plus de 500 000 pages de presse ancienne numérisée de la région Auvergne-Rhône-Alpes, interrogeables en texte intégral, des années 1807 à 1944. La base de presse en ligne ancienne de la BnF Retronews, donne accès quant à elle, à plus de 2 000 titres de presse publiés entre 1631 et 1954.
Autres ressources web utiles :
Notice généalogique et artistique complète (Geneawiki)
Base Patrimoine Auvergne-Rhône-Alpes pour les notices de ses œuvres
N'hésitez pas également à contacter d'autres institutions : les Archives municipales et départementales du Rhône (Dossiers sur chantiers - église de la Rédemption, hôpital Desgenettes), l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon pour ses archives, les Archives diocésaines de Lyon et le Musée des Beaux Arts de Lyon. Vous pouvez aussi tenter de contactez la famille Coquet, en expliquant votre démarche.
Enfin, pour approfondir votre réflexion, n'hésitez pas à consulter des livres, issus de nos collections sur les peintres lyonnais du XXème siècle (avant 1950 et après 1950) et également :
Le Vitrail dans l'Ouest lyonnais [Revue] / A. Hernoud, M. Pabois, M. Villelongue, M. Dalzotto...[et al.] ; [éd. par l'Araire], 1992
Bien à vous et bonne poursuite dans vos recherches !
Enfants de salaud