Je cherche des informations sur Soeur Olard
Question d'origine :
Bonsoir,
Je cherche des informations sur Soeur Olard, la croix au milieu du cloître de l'Hôtel-Dieu de Lyon lui rendant hommage ainsi qu'aux grands donateurs pour cette institution.
Qui était-elle ? Quand a-t-elle vécu ?
En vous remerciant pour votre aide.
Bien à vous.
Réponse du Guichet
Jeanne Marie Olard était sœur à l'hospice et fut même décorée de la croix au grand hôpital de Lyon, et de la croix de la légion d’honneur. On lui doit un des tableaux de la chapelle de l'hôpital. Ses dons alimentèrent la constitution du fonds de la bibliothèque de l'Hôtel-Dieu et d'une cloche de la chapelle. Elle avait déjà dédié en 1805, une cloche de l'église de Fourvière qui devait chaque soir annoncer une heure après l’Angelus la prière pour les morts. Elle fut inhumée dans l'ancien cimetière de la Madeleine, appartenant alors à l'Hôtel-Dieu, en 1815.
Bonjour,
Nous n'avons pas trouvé beaucoup d'informations sur cette sœur dans les ouvrages de notre fonds, mais certains livres anciens en gardent une trace, ce qui suggère qu'elle n'a pas eu une importance telle qu'on se souvienne encore d'elle. D'ailleurs dans les ouvrages où elle est mentionnée, c'est souvent à partir de cette dédicace, ou d'autres célébrant les dons qu'elle fit.
Ce que nous apprenons à la lecture de ces références : elle était sœur à l'hospice et fut même décorée de la croix au grand hôpital de Lyon mais aussi de la croix de la légion d’honneur. On lui doit un des tableaux de la chapelle de l'hôpital. Ses dons alimentèrent la constitution du fonds de la bibliothèque de l'Hôtel-Dieu et d'une cloche de la chapelle. Elle avait déjà dédié auparavant, en 1805, une cloche de l'église de Fourvière qui devait chaque soir annoncer une heure après l’Angelus la prière pour les morts. Elle fut inhumée dans l'ancien cimetière de la Madeleine, appartenant alors à l'Hôtel-Dieu, en 1815.
Les Lyonnais n’oublièrent point aux pieds de Notre Dame de Fourvières son séjour parmi eux. L’inscription d’une cloche placée en 1815 à Fourvières comme ex voto atteste la part que les Lyonnais prirent aux peines du Chef de l’Église et à son triomphe. On y lit ces mots : « Jeanne Marie Olard sœur au grand hôpital de Lyon décorée de la croix de la légion d’honneur a dédié cette cloche à la bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu, en action de grâces de ce qu elle a exaucé les prières des citoyens en délivrant le Souverain Pontife Pie VII l an MDCCCXV. »
Source : La Sainte colline de Fourvières histoire de son sanctuaire vénéré depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Par Louis-Léopold Bécoulet · 1861 pp.214
Benoite Grangé constitue une collection de livres destinés à être prêtés aux malades dont elle avait la charge, commencée avec l’aide des dons de Jeanne Marie Olar, hospitalière. Source : Armorial des bibliophiles de Lyonnais, Forez, Beaujolais et Dombes, 1907, p.279 :
Jeanne-Marie Olard, Sœur décorée de la croix au grand hôpital de Lyon a dédié cette cloche à la BV Marie Mère de Dieu en actions de grâces de ce qu’Elle a exaucé les prières des citoyens en délivrant le Souverain Pontife Pie VII l an MDCCCXV. Il nous parait intéressant de mentionner que cette pieuse sœur Jeanne Olard célèbre dans les fastes de l’Hôtel-Dieu avait déjà fait fondre et placer à ses frais à Fourvière l’année 1805 la cloche qui devait chaque soir annoncer une heure après l’Angelus la prière pour les morts. Pie VII en rendant la chapelle au culte avait accordé des indulgences aux fidèles qui réciteraient le « De Profundis » ou « trois Pater et trois Ave » au son de la cloche de cette église et à ceux qui prieraient pour les malades dont elle annonçait l’agonie.
Source : L'ancienne chapelle de Fourvière, 1890, PP.50
Le chœur de cette chapelle est de trois tableaux dont je oserais fixer le mérite ni la mais qui flattent l’œil par le jour qui les éclaire et le beau cadre qui les entoure.
[...]
Le troisième est le Samaritain qui pense les plaies d’un voyageur que des voleurs ont attaqué. Ce tableau qui est une faite par les sœurs de l’hospice particulièrement par Jeanne Marie Olard m’a semblé d’un bon style : la figure du Samaritain est pleine de sentiment et celle du voyageur remplie d’une expressive et touchante vérité ; le fonds du tableau a quelque chose de vaporeux et d’aérien. Le coloris en est brillant et vigoureux.
Source : Lettres à ma fille sur mes promenades à Lyon, rive droite de la Saône. [The dedication signed: M. D. By E. L. J. Mazade d'Avèze. P.65
Stèlle plaquée contre le mur :
Jeanne Marie Olard Soeur croisé du Grand Hôtel Dieu de Lyon
Décédée le 16 avril 1815, agée de 77 ans
Source : Bulletin historique et archéologique du diocèse de Lyon, 1906 P.77
Ou encore :
Ancien cimetière des hospices de Lyon dit cimetière de la Madeleine, 1695-1866, 1907, Pp. 11
Bonne journée.