bibliothèque
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 08/01/2009 à 21h28
542 vues
Question d'origine :
y-a t'il un rapport entre le mot bibliothèque et la bible ???
merci
Réponse du Guichet

Réponse du service Guichet du Savoir
Il existe un lien très étroit entre la Bible et la bibliothèque ; si la seconde est littéralement "le lieu de dépôt" des livres, la premièreest les livres, et la Bible peut-être considérée comme une bibliothèque.
Les deux mots ont la même étymologie, et se confondaient originellement dans le même sens :
Le mot « bible » vient du grec ancien βιϐλία (biblia, livres, pluriel de biblion), c'est un mot neutre au pluriel qui signifie « livres ». Comme les papyrus égyptiens étaient particulièrement bien préparés à la ville du bord de mer de Byblos, les Grecs empruntèrent le terme de « biblios » pour désigner le « livre » et le mot s'est ainsi conservé jusqu'à nos jours. Ce mot parvint au français par l’intermédiaire du latin bíblia de même sens, à savoir : « les Livres (Saints) » ou « la Bibliothèque (sacrée) ». (source : Wikipédia).
Le terme latin biblia, neutre pluriel, a faussement conduit à une traduction au féminin singulier, alors qu'en réalité la Bible désigne des livres et non un seul.
Bibliothèque s'appuie sur la même étymologie : βιβλίον (biblion), le livre et θήκη (thēkē) : la boîte, le coffre, la caisse où l'on dépose quelque chose. Voici ce qu'explique la BnF dans son exposition virtuelle consacrée à la Bible, au sujet de du lien bible/bibliothèque :
Le Tanakh, la bible hébraïque, comprend 36 livres, ou 24 si l'on considère les douze "Petits prophètes" comme un seul livre. Tanakh est un mot formé à partir des initiales des noms des trois grandes parties qui le composent : Torah (le Pentateuque), Neviim (les Prophètes) et Ketouvim (les Hagiographes). Sa rédaction s'étend du VIIe au IIe siècle avant notre ère. L'existence d'un canon hébreu semble attestée dès Esdras ou Néhémie, dont la Bible dit qu'il avait fondé une bibliothèque de livres sacrés (II Maccabées, II, 13). La fixation définitive du canon hébreu eut lieu vers la fin du Ier siècle de notre ère.
La Bible présentée ici est l'ouvre de l'imprimeur Robert Estienne ; elle est composée des 36 livres de la Bible hébraïque, reliés en dix-sept volumes rangés dans une petite bibliothèque en forme d'édifice de style néoclassique évoquant à la fois une bibliothèque et le Temple. Elle suggère clairement l'idée que la Bible est une bibliothèque (de biblia, livres), et aussi l'idée de la délimitation du corpus des textes et sa complétude, résumée dans le terme "canon".

Paris, Robert Estienne, Adar 306 [3 février - 3 mars 1546]
17 volumes in-16°
BNF, Arsenal, Rés. 8° T 3 (1-17)
Pour en savoir plus, nous vous conseillons la lecture de cet article du tout dernier numéro du Monde de la Bible : Qumrân, la bibliothèque d'où a surgi la Bible.
Il existe un lien très étroit entre la Bible et la bibliothèque ; si la seconde est littéralement "le lieu de dépôt" des livres, la première
Les deux mots ont la même étymologie, et se confondaient originellement dans le même sens :
Le mot « bible » vient du grec ancien βιϐλία (biblia, livres, pluriel de biblion), c'est un mot neutre au pluriel qui signifie « livres ». Comme les papyrus égyptiens étaient particulièrement bien préparés à la ville du bord de mer de Byblos, les Grecs empruntèrent le terme de « biblios » pour désigner le « livre » et le mot s'est ainsi conservé jusqu'à nos jours. Ce mot parvint au français par l’intermédiaire du latin bíblia de même sens, à savoir : « les Livres (Saints) » ou « la Bibliothèque (sacrée) ». (source : Wikipédia).
Le terme latin biblia, neutre pluriel, a faussement conduit à une traduction au féminin singulier, alors qu'en réalité la Bible désigne des livres et non un seul.
Bibliothèque s'appuie sur la même étymologie : βιβλίον (biblion), le livre et θήκη (thēkē) : la boîte, le coffre, la caisse où l'on dépose quelque chose. Voici ce qu'explique la BnF dans son exposition virtuelle consacrée à la Bible, au sujet de du lien bible/bibliothèque :
Le Tanakh, la bible hébraïque, comprend 36 livres, ou 24 si l'on considère les douze "Petits prophètes" comme un seul livre. Tanakh est un mot formé à partir des initiales des noms des trois grandes parties qui le composent : Torah (le Pentateuque), Neviim (les Prophètes) et Ketouvim (les Hagiographes). Sa rédaction s'étend du VIIe au IIe siècle avant notre ère. L'existence d'un canon hébreu semble attestée dès Esdras ou Néhémie, dont la Bible dit qu'il avait fondé une bibliothèque de livres sacrés (II Maccabées, II, 13). La fixation définitive du canon hébreu eut lieu vers la fin du Ier siècle de notre ère.
La Bible présentée ici est l'ouvre de l'imprimeur Robert Estienne ; elle est composée des 36 livres de la Bible hébraïque, reliés en dix-sept volumes rangés dans une petite bibliothèque en forme d'édifice de style néoclassique évoquant à la fois une bibliothèque et le Temple. Elle suggère clairement l'idée que la Bible est une bibliothèque (de biblia, livres), et aussi l'idée de la délimitation du corpus des textes et sa complétude, résumée dans le terme "canon".

Paris, Robert Estienne, Adar 306 [3 février - 3 mars 1546]
17 volumes in-16°
BNF, Arsenal, Rés. 8° T 3 (1-17)
Pour en savoir plus, nous vous conseillons la lecture de cet article du tout dernier numéro du Monde de la Bible : Qumrân, la bibliothèque d'où a surgi la Bible.
DANS NOS COLLECTIONS :
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter