Question d'origine :
Existe-t-il un écrit (manuscrit, publication par livre ou autre) du rite d'initiation-ordination de Réau-Croix ?
Réponse du Guichet
Le 21/02/2014 à 09h54
Bonjour,
Les Réaux-Croix appartiennent à un courant illuministe chrétien du XVIIIe siècle, le martinisme.
Dans un des articles sur le martinisme del’Encyclopaedia Universalis en ligne vous pouvez lire :
« Né à Amboise, issu de la petite noblesse, Louis Claude de Saint-Martin, d'abord étudiant en droit, obtint en 1765 un brevet de sous-lieutenant au régiment de Foix alors stationné à Bordeaux. Le théosophe thaumaturge Martines de Pasqually (vers 1710-1774), dont la doctrine se présentait comme la clef de toute théosophie judéo-chrétienne, s'était établi l'année précédente en cette ville. Il avait fondé vers 1754 un ordre des élus cohens (prêtres élus) au sein duquel il enseignait les opérations théurgiques, inséparables de cette doctrine même, destinées à faire apparaître les esprits angéliques. Saint-Martin fut admis dès 1765 dans cet ordre dont l'enseignement et les rites lui fournirent définitivement l'essentiel de sa philosophie et les thèmes principaux qu'il ne cessa de développer dans toutes ses œuvres. Il quitta l'armée en 1771 pour se consacrer à sa vocation et fut le secrétaire de Martines pendant plusieurs mois.
En 1773 et 1774, il demeura à Lyon chez Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824). Cet autre disciple de Martines fonda en 1778 la franc-maçonnerie « rectifiée », dans laquelle il allait faire passer l'essentiel de la théosophie martinésiste. Au cours de ce séjour chez Willermoz, Saint-Martin rédigea son premier ouvrage, Des erreurs et de la vérité, ou les Hommes rappelés aux principes de la science. Quand parut ce livre, en 1775, l'auteur se trouvait à Paris et devint déjà le « Philosophe inconnu » qu'il allait rester pour la postérité. »
Autre élément de compréhension de ce courant, cette citation extraite de l’ouvrage de Jean-Claude VivenzaLe martinisme , p. 10.
« Le martinisme, il est vrai, possède une doctrine fondée sur un principe premier, et qui se résume à cette affirmation simple mais catégorique : l’homme n’est pas dans l’état qui fut le sien primitivement ; victime d’une Chute dont il est responsable, il vit désormais comme un prisonnier, un exilé au sein d’un monde et d’un corps qui lui sont étrangers ».
Sur les relations entre Pasqually et Willermoz, lirecet extrait en ligne de l’ Histoire de la franc-maçonnerie fra nçaise..
Notre précédente réponse sur le grade deRéau-croix répond très précisément à votre question.
D’autres lectures dans lesquelles vous glanerez, ici ou là, des indications sur ce rituel :
-Traité sur la réintégration des êtres créés dans leur primitive propriété, vertus et puissances spirituelles divines de Martines de Pasqually,
-Les sept sceaux de Serge Caillet,
-Martinès de Pasqually : sa vie… ; (suivi de) Catéchismes des élus Coens par Papus,
-Les hommes de désir : entretiens sur le martinisme de Serge Caillet et Xavier Cuvelier-Roy,
-Le martinisme : l'enseignement secret des maîtres : Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz ,
-Les leçons de Lyon aux élus coëns : un cours de martinisme au XVIIIe siècle par Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Jacques Du Roy d'Auterive, Jean-Baptiste Willermoz .
Les Réaux-Croix appartiennent à un courant illuministe chrétien du XVIIIe siècle, le martinisme.
Dans un des articles sur le martinisme de
« Né à Amboise, issu de la petite noblesse, Louis Claude de Saint-Martin, d'abord étudiant en droit, obtint en 1765 un brevet de sous-lieutenant au régiment de Foix alors stationné à Bordeaux. Le théosophe thaumaturge Martines de Pasqually (vers 1710-1774), dont la doctrine se présentait comme la clef de toute théosophie judéo-chrétienne, s'était établi l'année précédente en cette ville. Il avait fondé vers 1754 un ordre des élus cohens (prêtres élus) au sein duquel il enseignait les opérations théurgiques, inséparables de cette doctrine même, destinées à faire apparaître les esprits angéliques. Saint-Martin fut admis dès 1765 dans cet ordre dont l'enseignement et les rites lui fournirent définitivement l'essentiel de sa philosophie et les thèmes principaux qu'il ne cessa de développer dans toutes ses œuvres. Il quitta l'armée en 1771 pour se consacrer à sa vocation et fut le secrétaire de Martines pendant plusieurs mois.
En 1773 et 1774, il demeura à Lyon chez Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824). Cet autre disciple de Martines fonda en 1778 la franc-maçonnerie « rectifiée », dans laquelle il allait faire passer l'essentiel de la théosophie martinésiste. Au cours de ce séjour chez Willermoz, Saint-Martin rédigea son premier ouvrage, Des erreurs et de la vérité, ou les Hommes rappelés aux principes de la science. Quand parut ce livre, en 1775, l'auteur se trouvait à Paris et devint déjà le « Philosophe inconnu » qu'il allait rester pour la postérité. »
Autre élément de compréhension de ce courant, cette citation extraite de l’ouvrage de Jean-Claude Vivenza
« Le martinisme, il est vrai, possède une doctrine fondée sur un principe premier, et qui se résume à cette affirmation simple mais catégorique : l’homme n’est pas dans l’état qui fut le sien primitivement ; victime d’une Chute dont il est responsable, il vit désormais comme un prisonnier, un exilé au sein d’un monde et d’un corps qui lui sont étrangers ».
Sur les relations entre Pasqually et Willermoz, lire
Notre précédente réponse sur le grade de
D’autres lectures dans lesquelles vous glanerez, ici ou là, des indications sur ce rituel :
-
-
-
-
-
-
DANS NOS COLLECTIONS :
Ça pourrait vous intéresser :
Quelles étaient ces vignettes à collectionner représentant...
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir commenter.
Se connecter