Question d'origine :
Bonsoir Madame, bonsoir Monsieur
Lors d'une discutions entre amis, l'un deux m'a dit qu'il existait, ce qui oriente son choix chez le primeur, des melons male et des melon femelle.
Il les différencie par la forme de la trace de l'insertion florale à l'opposée de la queue
Question :
Est-ce vrai ?
Bonne soirée
Amicalement
JP
Réponse du Guichet
Le 10/06/2014 à 14h14
Bonjour,
Les melons n’ont pas de sexe ! Pour la simple et bonne raison que chez les plantes, ce sont les fleurs qui sont sexuées et pas les fruits : Dire d’un fruit qu’il peut avoir un sexe est une ineptie, dans la mesure où c’est la fleur qui est l’organe sexuel de la plante. Chez les cucurbitacées, les fleurs étant unisexuées, il est bien évident que seules les femelles forment des fruits. On peut donc dire par extrapolation que tous les melons sont « femelles ». Le Truffaut : Encyclopédie pratique illustrée du jardin
Il s’agit donc d’une légende, probablement due à certaines caractéristiques qui rappellent des attributs d’hommes et de femmes. L’article Le melon gagne du galon, écrit par Vincent Noce, sur liberation.fr, explique : Sans doute parce que la forme de ce fruit se prête à l'érotisation, une légende fait des melons à l'auréole plus large des «femelles» qui seraient meilleures et bien pleines. En réalité c'est un fantasme: les melons n'ont pas de sexe, et la taille de l'auréole ne donne aucune indication sur le goût. Dans l’article, « Le fruit défendu », de Marine Einaudi, paru dans Sud Ouest (et accessible sur la base de données Europresse, dans les bibliothèques de Lyon), un agriculteur témoigne dans le même sens : le melon mâle et le melon femelle...(sourire, temps de réflexion) : c'est une légende ! La petite meurtrissure correspond à la cicatrice pistilaire : le nombril du melon en quelque sorte, les filles comme les garçons ont en un, les formes varient mais ça ne dépend pas du sexe.
Halte au sexisme, donc !
Alors, comment trouver un bon melon, si l’auréole ne sert pas d’indicateur ? Selon l’article de Vincent Noce, il faut palper, soupeser, renifler, titiller Pour choisir un bon melon, il faut le préférer beau, lisse, bombé, bien côtelé, doré et d'un délicat vert bleuté. Eviter ceux qui sont pâles ou qui présentent des taches marron. Le melon doit être souple: le pouce doit pouvoir s'enfoncer légèrement dans le mamelon, mais pas trop, sinon il est trop mûr. Soupesé, il doit être dense (bonne teneur en sucre). C'est au cul qu'on sent le melon, mais c'est surtout la queue qu'il faut titiller. L'odeur doit être parfumée sans être écoeurante. Le pédoncule (le «pêcou» en provençal) doit se détacher légèrement à la pression, et être entouré d'une fine crevasse qui peut laisser perler une «goutte de sang», du sucre cristallisé rougi.
Bonne journée et bonne dégustation !

Source : Wikimedia commons
Pour aller plus loin :
Le secret du sexe des melons enfin dévoilé, letemps.ch
Conseils et recettes à base de melon, lesucre.com
Les melons n’ont pas de sexe ! Pour la simple et bonne raison que chez les plantes, ce sont les fleurs qui sont sexuées et pas les fruits : Dire d’un fruit qu’il peut avoir un sexe est une ineptie, dans la mesure où c’est la fleur qui est l’organe sexuel de la plante. Chez les cucurbitacées, les fleurs étant unisexuées, il est bien évident que seules les femelles forment des fruits. On peut donc dire par extrapolation que tous les melons sont « femelles ». Le Truffaut : Encyclopédie pratique illustrée du jardin
Il s’agit donc d’une légende, probablement due à certaines caractéristiques qui rappellent des attributs d’hommes et de femmes. L’article Le melon gagne du galon, écrit par Vincent Noce, sur liberation.fr, explique : Sans doute parce que la forme de ce fruit se prête à l'érotisation, une légende fait des melons à l'auréole plus large des «femelles» qui seraient meilleures et bien pleines. En réalité c'est un fantasme: les melons n'ont pas de sexe, et la taille de l'auréole ne donne aucune indication sur le goût. Dans l’article, « Le fruit défendu », de Marine Einaudi, paru dans Sud Ouest (et accessible sur la base de données Europresse, dans les bibliothèques de Lyon), un agriculteur témoigne dans le même sens : le melon mâle et le melon femelle...(sourire, temps de réflexion) : c'est une légende ! La petite meurtrissure correspond à la cicatrice pistilaire : le nombril du melon en quelque sorte, les filles comme les garçons ont en un, les formes varient mais ça ne dépend pas du sexe.
Halte au sexisme, donc !
Alors, comment trouver un bon melon, si l’auréole ne sert pas d’indicateur ? Selon l’article de Vincent Noce, il faut palper, soupeser, renifler, titiller Pour choisir un bon melon, il faut le préférer beau, lisse, bombé, bien côtelé, doré et d'un délicat vert bleuté. Eviter ceux qui sont pâles ou qui présentent des taches marron. Le melon doit être souple: le pouce doit pouvoir s'enfoncer légèrement dans le mamelon, mais pas trop, sinon il est trop mûr. Soupesé, il doit être dense (bonne teneur en sucre). C'est au cul qu'on sent le melon, mais c'est surtout la queue qu'il faut titiller. L'odeur doit être parfumée sans être écoeurante. Le pédoncule (le «pêcou» en provençal) doit se détacher légèrement à la pression, et être entouré d'une fine crevasse qui peut laisser perler une «goutte de sang», du sucre cristallisé rougi.
Bonne journée et bonne dégustation !
Source : Wikimedia commons
Pour aller plus loin :
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